13.09.2010

EMILIO SUAREZ ORDONEZ

 

EMILIO SUAREZ ORDOÑEZ

(il était le beau-père de la « tante Olga » Piérart Fontaine)

 Suarez1.jpg

Un article de Nelson PALMA

 

La communauté de Penco se souvient, respect et affection, du Docteur Suárez .


Emilio Suarez Ordoñez est né à Cochabamba, en Bolivie , en 1890 .

Le jeune homme a décidé de venir étudier au Chili sans raison apparente.

À Santiago, il a décidé d’étudier la médecine et a été diplômé de l' Université du Chili en 1923 .

Il a participé, en tant que médecin volontaire, à la guerre du Chaco (1932-1935) entre le Paraguay et la Bolivie

Il a ensuite travaillé dans les mines de nitrate du nord et dans les hôpitaux de la capitale.

Après avoir servi dans les zones rurales côtières et Ñuble en Maule, il est arrivé à Penco en 1936 où il avait été engagé dans la raffinerie de sucre . Rapidement, il rencontre Agnès Braun , fille de Egidius Braun, ingénieur allemand , qui avait été introduit au Chili par Gildemeister pour construire l'usine Penco Sugar Refinery (aujourd’hui « CRAV » ) .
Egidius Braun et sa famille vivaient dans le magnifique manoir à Maipú Coihueco .


L'engagement d’Inès (Agnès !) lors de ses études à l'Immaculée Conception et l'école allemande, les a conduit au mariage , qui a eu lieu en 1939 . Après avoir vécu quelque temps dans la maison de ses beaux-parents , M. Suarez a bâti sa maison au 260 de la rue Penco .
Pendant ce temps , le médecin a été de plus en plus reconnu et aimé dans la région pour ses services dévoués . Je n'ai jamais déplacé son intérêt dans le but de s'enrichir professionnellement . En dehors des heures de travail , il assistait des dizaines de patients sans recevoir d'argent en retour. Les nuits de pluie, il sortait pour rendre visite à des patients à Chico Penco , Lirquen , Cerro Verde . Les pêcheurs appréciaient pouvoir régler la note avec le merlu qu’il venaient de pêcher.


Après avoir quitté la raffinerie , M. Suarez a été embauché par Fanaloza , où il a été encore plus connu et apprécié . Dans l'intervalle , le médecin a participé à une série d'activités sociales et scolaires . Il a été un partenaire du Rotary Club de Penco , membre des sociétés médicales de la région et a été membre fondateur de l'Université de Concepción . Il a atteint un niveau élevé en tant que membre de la loge maçonnique locale fondée au Chili en 1954 . Il était un grand ami de la lecture et possédait plusieurs éditions de Don Quichotte de La Mancha , un de ses livres préférés .

En 1973, pour les cinquante années de la médecine universitaire au chili, le congrès a été organisé à Concepcion.

A cette occasion, le nom de Emilio Suarez Ordoñez a été rapproché de ceux de Hernán Alessandri , Sotero del Rio , Manuel Aviles , Hernan Grez , Garretón Jorge Silva , Othmar Wilhelm , Margulis et Louise Solomon Pfau .

Il existe de nombreuses histoires de personnes liées à la vie du docteur Suarez à Penco .

Notamment : un voisin de Lirquen , Emilio Navarro a été prénommé en l'honneur du médecin qui a assisté à sa naissance . Manuel Suarez , le plus jeune fils du médecin, apprit qu’un accouchement difficile et imminent avait été diagnostiqué pour Madame Navarro. Cette personne ne pouvant se rendre à Concepcion, le Docteur SUAREZ s’est déplacé et a attendu la naissance à la maison . Comme le risque vital était très élevé , le médecin a décidé d' accompagner la femme pendant plus d'une journée d'attente pour la naissance , l'enfant est alors né sans inconvénients . Il a été prénommé « Emilio » Navarro .

M. Suarez a eu trois enfants : Hector Emilio Suarez Guglielmini (*) , pédiatre (décédé) , Donato Suarez Braun , ophtalmologiste basé à Nelspruit , et Manuel Isidoro Suárez Braun , ingénieur , qui a hérité de la maison de son père au 260 de la rue Penco.

Manuel rappelle aussi un épisode très révélateur de l'admiration du peuple pour son père : «Il y avait un concours à l'école 32 de Penco , dans lequel M. Óscar Contreras , un autre illustre voisin ,  a demandé à une étudiante quel était le plus haut bâtiment de la ville. Il attendait une réponse du type municipalité , gare ou siège de la police . Mais , contre toute attente, elle répondu que la plus jolie maison de la ville était celle du Dr Suarez "

Le docteur Emilio Suarez Ordoñez est décédé à l' âge de 92 ans le, 7 Septembre 1982. Des milliers de personnes qui se souviennent, à Penco, du médecin Suarez , ne connaissent pas encore une rue locale qui porte son nom .

 

 

 

Suarez77.jpg La maison de M. Suarez et sa famille au 260 de la rue Penco

 

.Suarez9.jpg Emilio Suarez Ordoñez et sa femme Ines Braun

 

Suarez88.jpg Le manoir Braun à Maipú ,  Coihueco

 

.Suarez3.jpg M. Suarez avec son fils aîné Hector Emilio .

(les photos familiales et les renseignements biographiques ont été aimablement apportés par l’Ingénieur Manuel Suárez)

(*)Hector Emilio Suarez Guglielmini (sur la photo) était l'époux de « tante » Olga Piérart Fontaine. 

09:57 Écrit par Michel Pi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

02.05.2010

Le Président PINERA ET LA BELGIQUE

Biographie du Président de la République – Sebastián Piñera Echeñique


Sebastián Piñera Echenique, né le 1er Décembre 1949 à Santiago du Chili, est le fils de José Piñera Carvallo (1917-1991) et de Magdalena Echenique Rozas (1919-2000). Il épouse en 1973 Cecilia Morel Montes avec laquelle il a quatre enfants et quatre petits-enfants.

Il est ingénieur commercial, spécialisé en économie, à l’Université Pontificale Catholique du Chili, et possède un master et un doctorat en économie à l’Université de Harvard, aux Etats-Unis.

C’est le troisième des six enfants du mariage de José Piñera et de Magdalena Echenique, qui lui ont donné une éducation chrétienne, diversifiée et imprégnée de beaucoup de liberté, du sens du devoir et d’une forte vocation de service public.

En 1950, il part vivre aux Etats-Unis avec sa famille, où son père est nommé représentant du premier bureau installé à l’étranger de la Corporación de Fomento (CORFO, Corporation pour le Développement).

A son retour au Chili, il entre au collège des pères allemands du Verbo Divino, où il réalisent ses études primaires et une partie des secondaires (1955-1964). Il s’y distingue comme l’un des meilleurs élèves de sa classe et participe activement au mouvement scout.

Suite au triomphe du Président Eduardo Frei Montalva (1964), qui nomme son père Ambassadeur du Chili en Belgique, il part vivre en Europe et continue ses études secondaires au collège Saint Boniface de Bruxelles. C’est là-bas qu’il s’imprègne de l’esprit des grands mouvements universitaires qui, à cette époque, règne dans le vieux continent. En 1967, alors que son père devient l’Ambassadeur du Chili auprès de l’Organisation des Nations Unies (ONU), il revient au collège Verbo Divino pour terminer sa dernière année de lycée.

En 1968, il entre à la Faculté d’économie de l’Université Pontificale Catholique du Chili. Dès le début, il comprend que cette science sociale est un outil de grande envergure pour améliorer la qualité de vie des plus démunis. En 1971, il obtient le titre d’ingénieur commercial et est distingué par le Prix Raúl Iver comme le meilleur élève de sa promotion.

En 1973, il part aux Etats-Unis afin d’obtenir un doctorat en économie à l’Université de Harvard. Sa thèse, grâce à laquelle il obtient le degré de docteur en économie, s’intitule “Économie de l’Education dans les Pays en Voie de Développement. Une Collection d’Essais.

Lors de ses années d’études à l’Université de Harvard, il côtoie des économistes reconnus, plusieurs d’entre eux récompensés par le Prix Nobel. Il devient professeur assistant et parvient à apprécier la valeur de la liberté, la démocratie et les opportunités d’un pays comme les Etats-Unis.

En 1973, avant de partir aux Etats-Unis, il épouse Cecilia Morel Montes, conseillère familiale et auprès des jeunes de L’institut Carlos Casanueva, et titulaire d’une Licence en famille et relations humaines de l’Université Mayor.

Ils sont tous les deux parents de: Magdalena, née en 1975, professeur d’histoire et géographie; Cecilia, née en 1978, médecin pédiatre; Sebastián, né en 1982, Ingénieur Commercial, et Cristóbal, né en 1984, psychologue.

Pendant son temps libre, il partage avec sa famille et ses amis toute sorte d’activités en plein air, sportives et culinaires. C’est un grand lecteur, passionné par l’histoire universelle.

En 1976, il revient au Chili, et depuis lors il se consacre surtout à l’enseignement, donnant des cours aux facultés d’économie de l’Université Pontificale Catholique du Chili, l’Université du Chili, l’Université Adolfo Ibáñez et l’Ecole des affaires de Valparaiso.

Parallèlement, il devient consultant de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) (1974-1976), consultant de la Banque Mondiale (1975-1978) et travaille au sein de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC). Dans cette institution, il participe activement dans un macro projet intitulé “Carte de la pauvreté en Amérique latine et politiques pour la surmonter” (1976).

Cette même année 1976, il réussit à avoir la représentation pour le Chili des cartes de crédit Visa y MasterCard. Et pour cela, il crée Bancard S.A., qui permet aux chiliens d’accéder à cette nouvelle forme de paiement et de crédit. De plus, il participe à la création de CMB S.A., l’agence immobilière Las Américas S.A., la société de construction Aconcagua et l’Éditoriale Editorial Los Andes S.A. Il devient en même temps le représentant officiel de la compagnie transnationale Apple au Chili et quelques années plus tard il devient actionnaire des entreprises Lan Chile, Chilevisión, Blanco y Negro (club sportif), parmi d’autres.

Lors du Plébiscite du 5 Octobre de 1988, il participe activement au rétablissement de la démocratie et vote NON à la continuité du Régime Militaire au pouvoir.

En 1989, avec son épouse Cecilia Morel, il crée, et soutient encore, la Fondation Mujer Emprende. Le but de celle-ci est d’encourager la formation et le développement de jeunes femmes à faibles revenus. (www.mujeremprende.cl)

De plus, en 1993, il crée la Fondation Futuro dont l’objectif est de contribuer au développement de la culture et la mettre à la portée de tous les chiliens. Dans ce but ont été créés des programmes éducatifs tels que: “El arte se acerca a la gente” (L’art s’approche des gens), “Yo descubro mi ciudad” (Je découvre ma ville), “Museo a la mano” (Musée à portée de main) et “Pasantías culturales para profesores” (Stages culturels pour professeurs). De la même façon, la Fondation a mis en place d’autres projets au profit des citoyens tels que: “El Mapocho navegable” (Le Mapocho navigable), “Transformación del Estero Margamar” (Transformation de l’Estuaire Margamar) et “Estadios para Chile” (Stades pour le Chili). (www.fundacionfuturo.cl)

La Fondation Futuro, a également développé des initiatives au profit de l’environnement. En 2005, au sud de l’île de Chiloé, elle a inauguré le Parc Tantauco; une étendue de 140.000 hectares qui comprend 220 Kms de sentiers et espaces de camping, où les visiteurs peuvent faire du trekking, pêcher et apercevoir des oiseaux et les migrations de la baleine bleue. Dans le parc, des écosystèmes et des espèces en voie d’extinction sont conservés et protégés, la mise en place de programmes d’écotourisme durable et encouragée et des recherches sur ce sujet sont effectuées. (www.parquetantauco.cl)

De plus, il fut pendant longtemps conseillé de la fondation Hogar de Cristo (Foyer du Christ, organisation non gouvernementale) et a participé dans de nombreuses commissions ad honores. Il fut par exemple membre du Conseil Consultant du Ministère des Affaires étrangères et de la Comisión Bicentenario (Commission Bicentenaire), créée par l’ex-Président Richard Lagos.

En 1989, il est candidat au Sénat indépendant de la coalition Pacto Democracia y Progreso (Pacte Démocratie et Progrès) pour la 8ª Circunscripción de la Región Metropolitana Oriente (8ème Circonscription de la Région Métropolitaine Oriente), et est élu pour la période législative de 1990 à 1998. Il rejoint alors les rangs du parti Renovación Nacional (Renouvellement National)

Pendant sa gestion sénatoriale, il intègre les commissions permanentes des Finances, Droits de l’Homme, Santé, Environnement et Patrimoine National. Son inquiétude pour l’Environnement est mise en évidence lors de la présentation du Projet de Loi pour la Protection de l’Environnement et de la Nature.

Son esprit démocratique se révèle clairement dans le Projet de Loi qui modifie les Lois Organiques Constitutionnelles des partis politiques, des votes populaires, des scrutins et des municipalités, dans le but de permettre que des candidats indépendants soient inclus dans les élections présidentielles, parlementaires et municipales au même titre que les candidats de partis politiques. De plus, il envoie un Projet de Loi pour simplifier les formalités de constitution des partis politiques.

Un autre projet auquel il participe est le Projet de Loi qui régule les principes juridiques et éthiques des techniques de reproduction humaine et assistée, qui établit aussi des sanctions pour les infracteurs de ses normes.

Durant sa période législative il est élu par ses paires comme le meilleur Sénateur, en même temps que le Sénateur Andrés Zaldívar.

Entre 2001 et 2004, il est le Président du Parti Renovación Nacional (Renouvellement National). En mai 2005, lors du Conseil National de Renovación Nacional, sa candidature à l’élection présidentielle est annoncée. Aux élections présidentielles de décembre 2005, Sebastián Piñera obtient au premier tour 25,4% des voix, et Michelle Bachelet 45,9%. Ils passent tous les deux au deuxième tour en Janvier 2006. À cette occasion, Michelle Bachelet s’impose avec 53,5% des voix. Sebastián Piñera obtient 46,5%.

Depuis lors, il centre son travail sur trois grandes activités: il parcourt le Chili, à l’écoute des besoins et des demandes des gens, accompagne les candidats de l’Alianza por Chile (Alliance pour le Chili) dans les Élections Municipales de 2008 et crée les “Groupes Tantauco”, conformés par plus de 1.200 professionnels intégrés dans 37 Commissions de travail qui étudient et proposent des politiques publiques pour le futur Gouvernement.

En mai 2009, fut fondée la Coalición por el Cambio (Coalition pour le Changement) Cette nouvelle alliance politique a convoqué les partis politiques Renovación Nacional et Unión Demócrata Independiente, appartenant à la Alianza por Chile, (Alliance pour le Chili), et de nouveaux référents comme Chile Primero (Chili Premier), Humanismo Cristiano (Humanisme Chrétien), Norte Grande (Grand Nord) et Indépendants. Cette nouvelle Coalition a proclamé Sebastián Piñera comme son candidat officiel à la Pprésidence de la République.

La campagne présidentielle est marquée par le contact direct avec les chiliens et chiliennes, sous l’appel au “Cambio, Futuro y Esperanza” (Changement, Futur et Espérance) et “Súmate al Cambio” (Joins-toi au Changement). En avril 2009, étant encore candidat à la Présidence, et n’existant aucune loi qui l’obligeait à le faire, il remet la gestion de sa participation dans des sociétés anonymes ouvertes, à quatre sociétés d’administration de fonds d’investissements, en réalisant ainsi un Fidéicommis Aveugle Volontaire.

Lors des élections présidentielles du 13 décembre 2009, Sebastián Piñera obtient 44% des voix, passant ainsi au second tour avec le candidat de la Concertación (Concertation), Eduardo Frei Ruiz-Tagle. Lors du ballottage du 17 janvier 2010, avec 51,6% des voix, Sebastián Piñera devient le nouveau Président élu.

Le 11 mars 2010, dans le Congrès National, Sebastián Piñera est investi comme le 47ème Président de la République du Chili.

14:07 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29.10.2009

WASMUËL

 

WASMUËL

 

Un modeste village, jadis une dépendance de Wasmes connu sous les variantes : Wamiols (1110), Guamiolum (1118-1119), Wamiolum (1184) et plus tard Wamioel, Wamieul, Wamioelles. Tous ces noms sont des diminutifs du vocable Wasmes et signifient « le petit Wasmes », à l’écart de ce dernier village. Les habitants prononcent Wamué.

Wasmuël eut, dès le XIIIe siècle, un échevinage particulier. Pour le spirituel, il dépendait de l’église de Wasmes où se faisaient les funérailles de ses habitants décédés. Ils y étaient conduits par la rue des Morts, depuis baptisée rue de Wasmes, rue Mouzin. Les chemins dits des Dames et de l’Abbé remémorent la voie tenue par les dames chanoinesses de Sainte-Waudru et l’abbé de Saint-Ghislain, quand ils se rendaient de Saint-Ghislain à Mons ou de Mons en la cité des Moines.

Histoire peu mouvementée. Wasmuël, qui formait une seigneurie, appartenait à la maison de Hennin-Liétard de Boussu. Elle fut cédée par Jean, premier comte de Boussu, à l’abbaye de Saint-Ghislain, en échange du bois de Boussu et l’échange fut homologué en 1544 par l’empereur Charles-Quint. Le chapitre de Sainte-Waudru y possédait une seigneurie

La faïencerie de Wasmuël est née en 1834 sous la direction Isidore Paulus, ancien directeur de la manufacture d'Onnaing. Son épouse Joséphine Renau lui succéda à sa mort en 1852, elle étendit et modernisa l'usine notamment par l'achat d'une machine à vapeur en 1865. Malheureusement, nous ne connaissons aucune pièce de cette époque. Selon certaines archives, de la vaisselle courante stannifère aurait été produite. Elle était de deux types: l'une en terre rouge et l'autre en terre jaunâtre. Une glaçure blanche à l'étain s'appliquait sur les pièces de terre jaunâtre, tandis que celles de terre rouge étaient de deux couleurs, blanc opaque à l'étain à l'intérieur et brun sombre plus ou moins transparent à l'extérieur. De la faïence fine à côtes, à fines côtes ou à côtes de Tournai aurait été produite à Wasmuël. En 1878, la faïencerie périclite. Auguste Mouzin reprend la direction en louant l'usine pour un bail de 9 ans.

A partir de 1880, il rachète des terrains ( dont celui de Paulus ) et agrandit la faïencerie. On trouve à la manufacture un certain nombre de personnes très expérimentées qui vont et viennent d'une manufacture à l'autre: François Dubois, Henri Mahieu, Émile Lombart, Arthur Ollinger, E. Petit, Jean-Baptiste Tastenoe, Frédéric Thurner, Désiré Thon, etc....Dès la reprise de la faïencerie Paulus, la terre à feu subsiste mais la faïence stannifère d'usage courant est abandonnée au profit de la faïence fine feldspathique à l'anglaise. La production de la fabrique est plus particulièrement orientée vers les objets de fantaisie dont des pièces monumentales qui ont envahi les intérieurs au cours de la deuxième moitié du 19éme siècle et dont la vogue s'est prolongée au travers du Modern Style jusqu'à l'époque 1900. En 1893, la France augmente les droits de douane et l'exportation des pièces ornementales devient malaisée, la production va donc se tourner vers la fabrication de vaisselle de table. En 1899, à la mort d' Auguste Mouzin, son gendre Eugène Meyer reprend les affaires. Il poursuit les aménagements de l'usine en vue d'accroître la production de vaisselle, tout en poursuivant la réalisation de pièces décoratives et de majoliques. En 1901 trois nouveaux fours dont deux en forme de ruche sont construits. En 1902, les statuts de la société sont modifiés et la faïencerie est constituée en Société Anonyme. La fabrique prend le nom de Société Anonyme de Wasmuël. En 1907, Eugène Meyer décède et son fils Henry se retrouve à la tête de la manufacture à l'âge de 22 ans. Directeur de la Faïencerie pendant plus de quarante ans, Henry Meyer a connu la fin de l'Art Nouveau et des majoliques, la période Art Déco et le style des années trente. L'époque des céramiques monumentales et des grandes pièces décoratives se termine avec la guerre de 1914-1918. La décoration peinte à la main qui subsiste à côté de l'impression est progressivement concurrencée par le "vapo" et la décalcomanie. Après la guerre, la mode change, la production devient beaucoup plus banale et s'oriente vers des pièces courantes. Les pièces les plus originales ou les plus réussies de cette époque sont les ensembles de vases Art Déco et les animaux craquelés en vogue dans les années trente. L'exposition de Paris de 1937 correspond à un essai de renouveau artistique dans la céramique industrielle en Belgique auquel Henri Meyer adhère en adoptant à Wasmuël le peintre Robert Van Nérom envoyé par Henri van de Velde pour la préparation de l'exposition dont la consigne est de créer des modèles modernes, sobres, discrets, fonctionnels, issus de formes géométriques simples. L'exposition sera un succès, Henri Meyer est décoré de la Légion d'Honneur. Durant la guerre 1940-1945, la production de vaisselle d'usage courant l'emporte sur les activités artistiques. Après la libération, Robert Van Nérom réalise à nouveau des pièces décoratives. Malheureusement, ce sera la dernière période faste, la faïencerie commence à connaître des difficultés financières et doit se résigner à une production presque strictement commerciale. Face à la concurrence des pièces étrangères moins chères et des difficultés d'approvisionnement en combustible, la manufacture introduit une demande de concordat en 1951. Le 24 juillet de cette même année le concordat est homologué par le Tribunal du Commerce de Mons. La faïencerie est ensuite mise en liquidation et dès 1952, on commence à la démolir. Aujourd'hui, il n'en subsiste qu'une grue, une cheminée et quelques mélangeurs.

Le groupe sur Facebook :

http://mk-mk.facebook.com/group.php?gid=35461829785

 

 

 

12:16 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21.10.2009

BOMBEROS DE CHILE

COMPAGNIE DE LA PREMIERE Talcahuano

Belgica

http://www.facebook.com/pages/Primera-Compania-Bomberos-Talcahuano-Eduardo-Cornou-Chabry-Bomba-belgica/48357197531?ref=search&sid=675810065.946206156..1

http://www.cbt.cl/index.php?option=com_content&task=view&id=18&Itemid=28

Qui Après incendie ONU un lieu majeur de l'UE Autour de l'An 1883 et vu son pendentif lequel la nécessité » de développement et d'antennes capables de fonctionner en CAS qu'institution d' incendie , M. Eduardo Cornou , David Fuentes et Juan Martínez Ramos , les résidents des sapeurs-pompiers et ancien Talcahuano Valparaiso , en Ontario, la Compagnie lance l' idée d' UNE Fonder incendie et Une campagne de fin Immédiatement développement Commencer à this active .

La Première Compagnie Talcahuano " Eduardo Cornou Chabry " EST LA première compagnie au service d' incendie appartenant au Talcahuano . Elle à Été FONDÉE le 16 mai 1884.

Son premier ministre etait capitaine Edward Van Cornou Chabry ( initialement prévu de Belgique ) et fils du premier ministre Fut directeur David Fuentes , Les Deux appartenant à la haute société de l' époque .

Loi sur la Fondation

A Talcahuano , le 16 mai 1884, un 20 heures 30 , Dans les salles de Talcahuano chambre, SE SONT Réunis à la session préliminaire Citée ci -Dessous , versez les bases Pour la constitution de la Société Jeter des Premières L' incendie eau .

Assistant à la Réunion, M. Cornou Eduardo , Silvestre Coello , Alberto Trumbull , Fagalde Rafael , Daniel Moran , Ernesto Irigoyen , Súnico Daniel , Victor Cornou , David Fuentes , Carlos Herrera , Eduardo Perez de Arce , Toro Gabriel , Trumbull Eduardo , Andrews Fargo Daniel Joseph, John Etchevers , Simonds Belisario , Coello Juan , José del Milagro Gajardo , Peine Orfelina , Gamboa William , Federico Keen, Antonio Martínez , Carlos Segundo Jullien Artemio Peine , Luis Aguilar , Barrales Silvestre , Juan Martínez Ramos , Juan Sosa , Jose Reyes et Candelario Morán .

Mai 2009 - L'Ambassadeur d'une visite " Bomba Belgica

Talcahuano un chier celebre 125e anniversaire de la 1ère Compagnie de feu

Parmi les honneurs reçus, la Société un Été declaree gardienne et du drapeau du royaume de Belgique Protégez Rice .

Les sapeurs-pompiers de la Première Compagnie Cornou Eduardo Chabry , Talcahuano , fêtent les 125 ans de sa Fondation Qui A à conduit Plus Tard le service d' interprète incendie de la ville . Parmi les nombreux hommages et cérémonies , Il Faut La nomination et souligner Tant Que Protecteur Gardien du drapeau et du Royaume de Belgique . Maintenant , la Société d'écoulement nom « Bomba Belgica " . Une cérémonie this eu lieu et la présence de l' Ambassadeur de Belgique , François De Sutter , et de plusieurs Collègues de la Concepción, San Pedro de la Paz et Hualpén .

Haroldo Arriagada , membre du Conseil du Service d' incendie , rappelle la date de la Fondation du 16 mai 1884, un Talcahuano . Étaient les Fondateurs Cornou Edward , David Fuentes , Ne les NOM CONNUS Bien SONT , et plusieurs Autres Gabriel Toro . Le service d' incendie AINSI crie Compte Maintenant 10 entités. La 11ème EST sur le Territoire restee verser UNE how are exchange rates Nouvelle Hualpén la commune . Il ya 650 benevoles .

Que EST L' histoire , l'après incendie Qui ONU un lieu UE Autour majeure de l' Année 1883 et Où est là nécessité » de how are exchange rates UNE apparue institution capable de fonctionner en CAS d' incendie , Juan Eduardo Ramos Martinez Cornou , ancien pompiers de Valparaiso , résidents à Talcahuano , Ont compagnie lance l' idée d' UNE Fonder incendie et Une campagne de fin Immédiatement développement Commencer à this active .

Ainsi soit EST LA première société Qui Non, Encore Aujourd'hui , la Spécialité des Eaux et Forêts . Elle Rassemblement benevoles 45. Le gestionnaire HNE le capitaine Franklin et Konyot Arancibia José Muñoz Fierro .

L' ONU des hommages rendus à la Société un Été «celui de la ville , à Travers la municipalite . Le Maire , Gaston Saavedra , un salue les benevoles actuelle  et disant qu'il SONT « Les Héritiers legitimes de la SCÉ courageux PRIS et l' initiative tenaces Qui développer l' artiste interprète ou exécutant les sapeurs-pompiers de la première compagnie de port Notre , pose sur la conformation de l' honorable DANS Notre ville d' iIncendie corps . "

Une occasion Cette, pièce commémorative UNE une remise Eté à Chacun des benevoles , ONU Geste qu'a recognized Le directeur precisant « être de Très reconnaissant de CE Geste de la municipalite de l'ONU Qui plus grand motif d'engagement ment certains de la ville, UNO continuerons Travailler à Très dur , au Québec avon UNO Parcé les nombreux Objectifs et à remplir , verser CE faire , Nous avon Notre quartier général propre . Le Volontaire Sergio Ramirez Monsalve , Compte Qui 51 Années de service au de la same entity signal, la plus ancienne de la société , s'est Heureux Très que l' hommage CET recettes de fils Objectif Est de la municipalite puisque Communauté servire .

COMPAGNIE DE LA CONCEPCION Cinquième

 10

http://www.quintaconcepcion.com/inicio.htm

 Le 29 Janvier , 1914 SE SONT Réunis à la société locale " mécaniques médecin » , le Groupe des Nations Unies important aux traitements et les travailleurs de l' entreprise ferroviaire verser Donner vie de l' Etat à la Compagnie d' Cinquième incendie . Sa Spécialité etait à être de qualification de l'ONU commun Travail , HNE Qui , de l' eau , des haches et des Echelles , AVEC SA concevoir « Egalité et travail . "

 

LE MINISTRE AU CHILI FLAHAUX

2% % % 20flahaut 20casablanca 20nov2006

 

La Fondation de "Amis de la Belgique "

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http://www.amigosdebelgica.cl/index.php

sommes nous et 1995 .
 
A CE moment, les avaient UNE voiture Berliet sapeurs-pompiers de 1972 et souvent portée . Trou NE les pièces nécéssaires au Vant seuls le Chili , la famille une ligne person Liée à des incendies consulte - combattants vivant en Belgique pour Voir si sur les pièces Trouver pouvait - bas la . This person etait jeu. Dewulf Carlos Leyva . Devant l' impossibilite de la dépanner , il un véhicule d' un été Proposer occasion.
Après AINSI, UNE EST PEU voiture L'arrivée incendie Magiruz Bollene . EST C'EST of this Façon Que la première voiture d'entrée au Chili.
 
Et procedant première this Livraison à , s'est rendu au Québec Compte Carlos Dewulf services d' incendie les en Belgique , UNE confrontes à règlemenation strict, pouvaient vendre du matériel d'occasion à des prix Qui fraction UNE representent de Nouveaux équipements.

Prenons la situation Tant of this , sur un à faire Venir d'entrée de Belgique MAIS also Canada du , secondes du matériel principal principal Destiné à plusieurs services d' incendie DANS la région .

Il y plusieurs voyages de l'UE et les sapeurs-pompiers chiliens belgique et inverse élément. Amicaux Des privilèges Ont Été Cris Entre Les Deux paie plus les sapeurs-pompiers , Qui Ont Été de grâce de différents à renforces de jumelage .

Et PEU à PEU , IL EST devenu Nécessaire d' CES organisateur fournitures et Equipement verser à Travers camions UNE les pompiers de la Fondation , une Qui Été au cours d'Une île de la Réunion des parties prenantes Décidée Dans Le restaurant Las Lilas Bollene .

SELON SA création , la Fondation EST DANS la commune de Buin pas , le 24 mai 2003, une initiative de l' ONU d' groupe de personnes Liées à l'Environnement du Service des INCENDIES .

Le ministère de la Justice a la Personnalité juridique et il Accorde un chier Statut approved les 21 Septembre 2004 ET LE Lancement des Activités une Été Signé Le 4 février 2005 .

Il y avait Fait formel cadre des Nations Unies verser UNE activity Qui avait Années Quelques plus de raison d'entrée d' ONU Besoin Qui pourrait etre résolution Façon of this .

Parmi les Fondateurs Mentionne en Particulier DOIT être:

Don Carlos Leiva Dewulf , Qui vit en Belgique et la CEST indispensable Personne, Qui cherche et obtient DANS CE paie , aux services de différents Matériels d' incendie au Chili disponibles Pour .

Don Luis Cuevas , RIP , Qui , Tout registraire Fonda de la Fondation , un président Été de la Chambre de Commerce belgo- chilienne , qu'il certains présidents organe de l'ONU pendant 18 ans .


En raison de l' Accroissement des Activités de la Fondation une Été A la une recemment realisee modification de sa charte d' origine AFIN de Pouvoir etendre CES Activités a tous les types d' Organisation a, mais non lucratif et n'est Pas LIMITÉ A UN PEU Les services des sapeurs-pompiers ainsi .

Liste des Principales Matières à jour CE livres

Le matériel Fourni par le Biais Fondation of this l' ensemble du couvrant le Chili, Arica à Magellan d ' . VOICI UNE Liste des Principales Matières livres , photos et Quelques D'eux .

 

CHILI < > Wallonie-Bruxelles

http://www.belgicavaloniabruselas.cl/wbmag/wb14/revue/pdf/revista14.pdf

http://elbelgaweb.blogspot.com/2009/09/bicentenario-de-chile-en-belgica.html

http://www.edicionesespeciales.elmercurio.com/destacadas/detalle/index.asp?idnoticia=0115112005021X0030058&idcuerpo=463#

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04.10.2009

VINCENT VAN GOGH

 

VINCENT WILLEM VAN GOGH … pas le peintre mais l’évangéliste

Pourquoi Van Gogh ici ?

1)     Nous sommes au Borinage.

2)     Mon propre grand-père a été pasteur au Borinage 40 ans plus tard dans 2 villages limitrophes (Quaregnon et Hornu).

3)     Vincent Van Gogh a été hébergé en 1879 chez « Jean-Baptiste Denis » (cliquer sur le nom) qui n’est autre que l'aïeul de mon cousin Jean-Jacques Denis-Piérart.

Vincent est né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert près de Breda, Pays-Bas et s’est suicidé le29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise, France à l’âge de 37 ans.

Il est le fils de Théodorus Van Gogh, pasteur de l’église réformée. Selon lui, sa jeunesse a été « sombre, froide et stérile ». A 16 ans, il devient apprenti à La Haye chez son oncle Hendrik, marchand d’art. Il fait des stages à Bruxelles, Londres et Paris.

En 1877, il souhaite devenir pasteur comme son père. Il échoue à 2 reprises aux examens de théologie.

Fin 1878, on lui confie, néanmoins, une mission d’évangéliste au Borinage. C’est ce qui m’occupe ici.

La mission qui lui est confiée est "mis à l’essai pour six mois comme évangéliste à domicile et catéchiste à partir du 1er février 1879". Sa pension sera de 50 francs par mois...

vincent-van-gogh-photograph2  Vincent Van Gogh à l'époque où il séjournait au Borinage

Le jeune Vincent arrive ainsi à Pâturages. Il a 25 ans. Le pasteur Bonte l'accueille et l'installe chez Mr Van der Haegen, colpolteur dans la localité et habitant au 39, rue de l'Eglise (cette maison n'existe plus mais bien la rue située en centre du village). Premiers contacts avec  avec ces mineurs qui gagnent 2,52 francs... par jour. Il part pour Wasmes, en plein coeur du Borinage, dès le mois de janvier, pour occuper un poste d'évangéliste (à l'instar de son père) auprès de la communauté du Petit-Wasmes. Il s'installe d'abord chez Jean-Baptiste Denis, rue de Petit Wasmes (une rue encore située aujourd'hui entre Wasmes, Warquignies et Pâturages). C'est une maison coquette à l'époque, se distinguant des autres (aujourd'hui plutôt un taudis avec une plaque indiquant son passage).

Jean-Baptiste Denis guide les premiers pas du nouvel évangéliste. La mémoire locale retiendra un homme rocailleux qui surprend les mineurs, de même que le désir forcené qu’il a de vivre comme eux. Il aspire à rompre sa propre solitude en tentant, mais avec désespoir, de s’intégrer au monde ouvrier.Vincent voulant partager la vie des mineurs, il la trouve la maison Denis trop luxueuse. Du coup, il loue une cabane. Il se livre tout entier à sa charge d'évangéliste, multipliant les visites, sacrifiant peu à peu son indemnité, ses vêtements, sa nourriture et tout son temps aux mineurs et à leurs familles. Il devient "mineur parmi les mineurs".

Van Gogh dépasse sa mission de prédicateur. Confronté à la catastrophe de l’Agrappe (un puit de Frameries où il y eu plus de 300 morts), le 17 avril 1879, il soigne les blessés. Conscient de l’incurie et de la cruauté de la direction, il prendra part à la grève jusqu’à apparaître comme un des leaders. Pourtant, aucune archive de police ne vient étayer le soupçon alors que, pourtant, il adopte un profil de plus en plus singulier. Il soigne les malades, fait don de ses vêtements jusqu’à demeurer nu, renonce au moindre confort, vit dans un plus grand dénuement que le plus pauvre. Il ne cherche pas à évoquer ou à représenter la mine, il entend la vivre. Tout au plus en relaie-t-il l’expérience par lettres interposées à l’intention de son frère Théo. Sa descente dans la fosse de la Marcasse à Wasmes lui donnera l’occasion de décrire ces ténèbres qui l’ont conduit dans le Borinage. Il y livre aussi un témoignage immédiat des conditions de vie de l’ouvrier et des dangers qui menacent au fond du puits. Près de 8 ans avant que les grandes grèves de 1886 ne révèlent au plus grand nombre le drame de la condition ouvrière .

Il descend dans la fosse. A 700 mètres de fond, il voit les travailleurs couchés dans les galeries, les enfants, les chevaux, le danger permanent. Il soutient les ouvriers dans leur lutte pour une meilleure justice sociale. Il sauve un mineur lors d'un coup de grisou, mais est désavoué en 1879 (il perd en fait sa paie de 50 francs par mois) par l'Union des Eglises protestantes de Belgique (à qui sa fonction de "prêtre-ouvrier" ne plaît pas). C'est une décision injuste et humiliante pour lui. On n'a pas compris son action ou plutôt, à une époque où les mineurs n'ont aucun droit, elle effraie.

Choqué, le jeune homme quitte Wasmes et va s'installer à Cuesmes, en août 1879, chez le pasteur Francq, qui loge dans l'annexe d'une maison occupée par un mineur et sa famille, les Decrucq, au numéro 3 de la rue du Pavillon. Il y restera jusqu'à octobre 1880. De là, il explique à son frère Théo à quel point il est désorienté

Menant une vie d'errance, de souffrances et de privations, Vincent s'exerce au dessin en s'inspirant de la vie des mineurs. Il comprend alors ce qu'il est venu chercher parmi eux: "J'ai senti mon énergie revenir, et je me suis dit: quoi qu'il en soit, j'en remonterai encore, je reprendrai mon crayon que j'ai délaissé dans mon grand découragement et je me remettrai au dessin, et dès lors à ce qui me semble, tout a changé pour moi, et maintenant je suis en route et mon crayon est devenu quelque peu docile".

Il se consacre alors à son art. Eperdument. Il dessine et peint des travailleurs de la mine mais aussi des paysans. Vincent voue une véritable admiration à Jean-François Millet (perceptible dans "l'Angélus") et il s'en inspire très largement pour ses "bêcheurs", l'une des premières oeuvres recensées du célèbre peintre.

EXTRAITS DE LETTRES A SON FRERE THEO

" Pâturages, décembre 1878

Spectacle curieux ces jours-ci que de voir, le soir, à l'heure du crépuscule, passer des mineurs sur un fond de neige. Ils sont tout noirs quand ils remontent des puits à la lumière du jour, on dirait des ramoneurs. En règle générale, leurs masures sont petites, on devrait dire des cabanes; elles sont disséminées le long des chemins creux, dans les bois ou sur les versants des collines. Ca et là, on aperçoit un toit recouvert de mousse et, le soir, les fenêtres à petits carreaux brillent d'un éclat accueillant"

« Wasmes, avril 1879

Cher Théo,

Cela fait longtemps que tu as entendu de moi. De la maison, j'ai entendu dire que vous aviez été à Etten pour quelques jours et que vous étiez en voyage d'affaires. J'espère bien que vous avez fait un bon voyage. Je suppose que vous serez dans les dunes, un de ces jours, et parfois, à Scheveningen. Comme c'est beau ici au printemps, trop beau, il y a des endroits où on pourrait presque se croire dans les dunes, à cause des collines.

Il n'y a pas longtemps j'ai fait une expédition très intéressante, j’ai passé six heures au fond d’une mine dans une des plus anciennes et les plus dangereuses du voisinage que l’on nomme le charbonnage de Marcasse. Elle a une mauvaise réputation parce que beaucoup y périssent, que ce soit de descendre ou de monter, ou par l'air empoisonné, coup de grisou, les infiltrations d'eau, éboulements, etc.  C'est un endroit sombre et, tout autour, tout est triste et désolé .

La plupart des mineurs sont maigres et pâles de fièvre, ils ont l'air fatigués et épuisés, ils sont tannés et vieillis avant l'heure. En règle générale, leurs femmes sont fanées et blêmes. Autour de la mine ce sont des cabanes de mineurs pauvres , quelques arbres morts noir de fumée, des haies d'épines, de fumiers, de dépôts de cendres, des tas de charbon inutiles, etc. Mans pourrait faire une belle photo.

Je vais essayer de faire un petit dessin pour vous donner une idée de quoi cela ressemble.

J'ai eu un bon guide, un homme qui a déjà travaillé là pendant trente-trois ans, gentil et patient, il explique tout très bien et a essayé de me faire comprendre la situation.

Alors, ensemble, nous sommes descendus à 700 mètres et avons exploré les recoins les plus cachés de ce monde souterrain. Les maintenages ou gredins [cellules où le travail des mineurs], qui sont situés plus loin de la sortie sont appelés des caches [cachettes, des endroits où les hommes recherchent la houille].

Cette mine a cinq niveaux, mais les trois couches supérieures ont été épuisées et abandonnées, on n’y travaille plus car il n'y a pas plus de charbon. Une image des maintenages serait quelque chose de nouveau et inouï de - ou plutôt, jamais vue auparavant. Imaginez une rangée de cellules dans un peu étroites, passage bas, étayé de bois brut. Dans chacune de ces cellules, un mineur dans un costume de toile grossière, sale et noir comme un ramoneur, occupé à tailler le charbon à la lumière pâle d'une petite lampe. Le mineur peut se tenir debout dans certaines cellules, dans d'autres, il est couché (tailles à droit, tailles à plat). La disposition ressemble à celle des alvéoles d'une ruche) ou comme le sombre passage d’une prison souterraine, ou comme une rangée de petits métiers à tisser, ou plutôt plus comme une rangée de fours de boulangerie tels que les paysans ont, ou comme des cloisons dans une crypte. Les tunnels sont eux-mêmes comme les grandes cheminées des fermes du Brabant.

Les fuites d'eau par certains, et la lumière de lampe de mineur fait un effet curieux, reflète comme dans une grotte de stalactites. Certains des travaux mineurs dans les maintenages, d'autres la charge du charbon coupé en petits chariots circulant sur des rails, comme un tramway. Cela est principalement effectué par des enfants, garçons comme filles. Il y a également une écurie, là-bas, à 700 mètres sous terre, avec environ sept vieux chevaux qui tirent un grand nombre de ces charrettes accrochées approximativement du lieu d'où elles sont arrachées vers la surface. D'autres mineurs réparent les vieilles galeries pour éviter leur effondrement ou font de nouvelles galeries dans la veine de charbon. Comme les marins ont à terre la nostalgie de la mer, malgré tous les dangers et les épreuves qui les menacent, si le mineur serait plutôt sous la terre qu'au-dessus. Les villages ici ont l’air désolés, morts et abandonnés, la vie se passe sous terre au lieu de ci-dessus. On pourrait vivre ici pendant des années et ne jamais connaître l'état réel des choses si l'on ne descendait pas dans les mines.

Les gens ici sont très ignorants et incultes - la plupart d'entre eux ne savent pas lire - mais, en même temps, ils sont intelligents et rapides pour leur travail difficile, courageux et francs, ils sont de petite taille, mais les épaules carrées, avec mélancolie des yeux profondément enfoncés dans les orbites. Ils sont habiles et dégourdis, ils abattent beaucoup de besogne, mais le travail terriblement dur. Ils ont un tempérament nerveux - je ne veux pas dire faible, mais très sensible. Ils ont une haine innée, des racines profondes et une méfiance forte pour toute personne qui est dominateur. Avec des mineurs, il faut avoir le caractère d'un mineur et de tempérament, et pas d'orgueil prétentieux ou maîtrisé ou on ne pourra jamais bien s'entendre avec eux ou de gagner leur confiance.

Je vous avais parlé,  à l'époque, du mineur qui a été si gravement blessé par une explosion de grisou? Dieu merci, il a récupéré et il va de nouveau, et commence à marcher sur une certaine distance juste pour l'exercice, et ses mains sont encore faibles et il faudra un certain temps avant de pouvoir les utiliser pour son travail, mais il est hors de danger. Depuis ce temps il y a eu de nombreux cas de fièvre typhoïde et maligne, de ce qu'ils appellent la fièvre sotte, qui leur donne de mauvais rêves comme les cauchemars et les met à délirer. Là encore, il ya beaucoup de gens malades et grabataires - émaciés, faibles et misérables.

Dans une maison, ils sont tous atteints de fièvre et n'ont que peu ou pas d'aide, ils se soignent entre eux. « Ici ce sont les malades qui soignent les malades", a dit une femme du genre: "Le pauvre est l'ami du pauvre."

Avez-vous vu des belles photos dernièrement? Je suis impatient d'une lettre de toi.

Israëls a t-il beaucoup fait ces derniers temps et Maris et Mauve?

(Isaac Israëls, Willem Maris et Anton Mauve, peintres hollandais, Mauve est son cousin par alliance et son 1er professeur)

Il ya quelques jours un poulain est né ici, dans l'écurie, un joli petit animal qui, bientôt, restera ferme sur ses jambes. Les mineurs gardent beaucoup de chèvres , et il ya des enfants dans chaque maison, les lapins sont également très communs ici dans les maisons des mineurs.

Je dois sortir pour visiter certains malades, donc je dois terminer ma lettre. Lorsque tu as le temps, écris-moi comme un signe de vie. Mes compliments à la famille Roos, et à Mauve quand vous le rencontrez. Beaucoup de vœux, et crois-moi toujours, avec une poignée de main dans la pensée,

Ton frère qui t'aime, Vincent

Descendre dans une mine est une sensation très désagréable. On va dans une sorte de panier ou une cage, comme un seau dans un puits, mais dans un puits de 500 à 700 mètres de profondeur, de sorte que quand on regarde vers le haut par le bas, la lumière du jour est d'environ la taille d'une étoile dans le ciel.

C'est comme être sur un navire en mer pour la première fois, mais elle est pire, heureusement cela ne dure pas longtemps. Les mineurs s'y habituent, mais ils gardent un sentiment invincible d'horreur et de peur qui reste raisonnable et juste avec eux.

Mais une fois en bas, le pire est passé, et on est largement récompensé de la peine  par ce qu'on voit.

Mon adresse est – Vincent van Gogh, C/o Jean-Baptiste Denis, Rue de Petit Wasmes, Wasmes (Borinage, Hainaut)

 

" Wasmes, juin 1879

Tout près d'ici, il y a une hauteur d'où l'on aperçoit dans le lointain, au fond de la vallée, une partie du Borinage avec ses cheminées, ses monticules de houille, ses maisons ouvrières, et pendant la journée toute une agitation de silhouettes noires qu'on prendrait pour des fourmis. Au bord de l'horizon, on distingue quelques bois de sapins sur lesquels se détachent des maisonettes blanches, des clochetons, un vieux moulin, etc. La plupart du temps, il flotte là-dessus une sorte de brume, ou bien c'est un effet capricieux de lumière et d'ombre amené par les nuages; cela fait penser aux tableaux de Rembrandt, de Michel ou de Ruysdaël"

 

11:37 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29.09.2009

EEMBEECK...Renilde

EEMBEECK, le patronyme de mon épouse Renilde

La langue parlée, le patois de la région, a priorité sur la langue écrite.

 Humbeeck, Hombeek, Heembeeck ont suivi la même évolution sonore.  Par exemple, Hombeek est passé en 1129 à la forme Hombeeck et est devenu Humbeke en 1498. Ensuite, les formes Humbeek et Hombeek ont évolué vers Heembeek.

 Le dialecte local a transformé souvent les sons "Hem"  et "Heem" en "Hum-" (voir Hum-elgem, un hameau de Steenokkerzeel; "gem" ou "ghem" étant une forme similaire à "heim" en allemand ou même à hameau en français)

 Nous savons aussi que, dans la langue flamande, le « h » est facultatif. Ainsi, on a souvent écrit en dialecte « eembeek » ou « iembeek » au lieu de Heembeek. Il existe d'ailleurs des documents anciens qui citent le "seigneur d'Eembeeck et de Locquenghien"

"Eem" ou "Ee" est un terme qui désigne un cours d'eau comme ie et ij (Ijmuiden) ou A et Aa (voir la rivière Aa dans la province d’Anvers ou près d’Anderlecht).

Le terme "Eem" est le nom d’une petite rivière près d’Utrecht. Eemnes est une commune de l’Ijselmeer, Eems ou Ems (du latin Amisio) est une rivière d’Allemagne. Emden une ville hollandaise. On trouve aussi Embeke un hameau de Viane.

En conclusion, Humbeek = Hombeek = Aabeek = Eebeek = Eembeek = Eembeek…= Eembeeck

EEMBEECK peut être traduit par "cours d'eau" (eem) et "ruisseau" (beeck).

 On retrouve actuellement encore tous (ou presque) les Eembeeck autour d'Everberg, un hameau de Kortenberg. Mon beau-père en est aussi originaire.  Donc, une appartenance bien locale.

16:19 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

25.09.2009

STEENOKKERZEEL

STEENOKKERZEEL

Où nous habitons

 

1.      ORIGINE DU NOM

 

1057 Hockensala

1147 Hockensela

1154 Hockensele

1280 Steinhockensele

1491 Steenhockeezeele

1599 Steynockerzeel

1791 Steijnhockerzeel

1930 Steenockerzeel

1947 Steenokkerzeel

 

« -sala » est d’origine franque. Un mot du type de « salle, lieu » comme Bruxelles-Broekzele (lieu du marais)

 

« Hocken » viendrait de noten, noix. Ne dit-on pas en dialecte local « nokke » pour noot ?

 

« Steyn » signifie qu’à un moment donné, on y a construit un château en dur (steen : pierre)

 

Donc : « Le lieu où il y a des noyers et un château ».

Des noyers, je n’en vois plus…Un château, oui !

 

2.      LE CHÂTEAU

 

En 1280, cette terre de Steenockerzeel appartenait aux Berthout, de Malines, déjà rencontrés à Grimbergen, Rethy et Merckem, entre autres.

En 1322, voici le château aux mains des seigneurs de Leefdael par vente des Berthout. Les Leefdael que l’on trouve à Perck (Perk) y restèrent deux générations avant de vendre et céder la place, au propre comme au figuré, à Jean van Ham (+ 1382), d’où le nom du château, conseiller et chambellan du roi d’Angleterre Edouard III.

Les « van Ham » furent seigneurs durant plus d’un siècle. À nouveau vendu, le domaine passa à Philippe Hinckaert, écuyer de l’archiduc Philippe de Habsbourg, mais dès 1511 le fils Hinckaert allait vendre son domaine.

Steenockerzeel tombe alors dans l’escarcelle de Charles de Lannoy (1488-1527), seigneur de Senzeilles, chevalier de la Toison d’Or dès 1516, futur gouverneur de Tournai (1521), vice-roi de Naples en 1522, célébrissime auteur de l’arrestation du roi de France François Ier à Pavie le 24 février 1525. Devenu ensuite comte de La Roche et prince de Sulmone en 1526, d’après certaines sources contestées, et marié à Françoise de Montbel, il édifia la bâtisse que l’on voit de nos jours. Le petit-fils du vice-roi vendit ses domaines en 1577 à Catherine de Brandebourg, dame de Gentinnes et veuve de Jean de Cottereau, seigneur d’Assche (Asse) et de Jauche.

En 1695 la seigneurie est coupée en deux. La première part échut au comte Charles de Limminghe; l’autre part fut reprise par Pierre Fariseau (Meerbeke). Celui-ci réunit à nouveau l’ensemble dès 1698.

Les héritiers Fariseau vendirent le Ham en 1723 à l’avocat Nicolas De Plecker, homme de paille du comte de Salm (Yssche).

En 1754, le prince Jean-Dominique de Salm cédait ses affaires contre 120.000 florins à Jacques-François, comte de Groesbeeck ce qui crée un lien avec Franc-waret, baron de Schuren et de Hagoort, sire de Heyndonck et de Wemeling, selon sa pierre tombale conservée à Prague. Les marquis de Croix d’Heuchin héritèrent des Groesbeeck et conservèrent le bien jusqu’en 1953, date de la vente à la commune.

Résidence des Habsbourg

De 1931 à 1940, l’impératrice Zita et ses enfants trouvèrent ici un refuge confortable (voir le chapitre qui lui est consacré).

Occupé par les Allemands, le Ham fut privé de ses magnifiques toitures en 1943. Vide jusqu’en 1964, il passa sous le contrôle des pouvoirs publics flamands. Jamais on ne reconstruisit les couvertures en prétextant la grande proximité des avions arrivant à Zaventem qui pourraient s’accrocher aux toitures (or le château n’est plus dans l’axe des pistes et les églises des environs possèdent toutes leurs flèches...). Ô désolation !

Bloc central carré

Le château est constitué d’un bloc central de pierre blonde sur quatre niveaux posés sur un soubassement de caves percé de rares jours. Les trois flancs, plats, sont composés de trois travées et cantonnés à chacun des coins par une tour circulaire engagée. L’accès au château s’effectue par un pont dormant précédé d’un emmarchement de six degrés. La façade principale offre au regard une tour centrale en avancée décorée d’un portail en pierre bleue sculptée prolongée vers le deuxième niveau jusqu’à un fronton aveugle. Entre les deux niveaux se trouvent les armes des Groesbeeck. On arrive dans la cour du château par un portail baroque daté de 1646 et orné du blason des Cottereau.

3.      ZITA DE BOURBON-PARME

Zita de Bourbon, princesse de Parme ou Zita de Habsbourg-Lorraine (1892-1989) est la dernière impératrice d’Autriche et reine de Hongrie. Elle était le dix-septième enfant et la dixième fille de Robert Ier de Parme.

Elle est née à Viareggio, près de Lucques, le 9 mai 1892. Son père est alors âgé de 43 ans et a perdu le pouvoir à Parme depuis déjà 32 ans. Sa mère Maria Antonia de Bragança (1862-1959) accouche là de son cinquième enfant.

À l'âge de 19 ans, Zita épouse Charles d'Autriche, un petit-neveu de l'empereur François-Joseph, mari de Sissi, qui devient Kronprinz en 1914, après l'assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo, puis l'empereur Charles Ier d’Autriche à la mort du vieil empereur, dont le seul fils, Rodolphe, se suicida à Mayerling en 1889).

Ils arrivent sur le trône dans un empire d’Autriche et un royaume de Hongrie en guerre engagés aux côtés de l'empereur Guillaume II d’Allemagne. Leur pays est économiquement exsangue et subit d'énormes pertes humaines. Charles Ier et Zita veulent mettre fin à ce carnage, quitte à rechercher une paix séparée avec la France.

Des négociations secrètes ont lieu par l'intermédiaire de deux frères de Zita engagés dans l'armée belge, Sixte et François-Xavier, alors que trois autres sont dans l'armée autrichienne. Cependant ces négociations n'aboutirent pas mais, divulguées, elles déclenchèrent une campagne des milieux pan-germanistes contre « Zita l'Italienne » ou « Zita la Française ».

À la fin de la 1ère guerre mondiale, la république fut instaurée, et le couple impérial partit en exil en Suisse. Ainsi Zita n'a-t-elle régné que deux ans avant que son mari ne renonce au pouvoir ( sans abdiquer) en 1918. Après deux vaines tentatives de restauration menées en Hongrie en 1921, ils furent relégués à Madère. Tous leurs biens ayant été saisis, ils vécurent dans le dénuement matériel le plus complet. En exil définitif avec leurs cinq enfants, ils en eurent encore trois autres.

Charles Ier mourut le 1er avril 1922 d'une pneumonie.Le corps de l'empereur et roi repose dans l'église Nossa Senhora Do Monte sur les hauteurs de Funchal. Son cercueil est posé dans une alcôve sous un grand crucifix.

Zita, souveraine à 24 ans, exilée à 26, est veuve à 30 ans alors qu'elle attend son huitième enfant, l'aîné n'en ayant que 10. En effet, à la mort de son mari, Zita est enceinte de sept mois et demi. Leur dernier enfant, une fille, naît le 21 mai suivant.  Zita éleva ses huit enfants, avec le protocole et les programmes scolaires de la Cour de Vienne. Elle changea souvent de refuge : l’Espagne, la France, la Belgique (Steenokkerzeel), le Québec en 1940, New-York et à nouveau la Suisse à partir de 1949, mais elle ne renonça jamais à ses droits ni à ses titres.

En 1971, à la mort de sa fille Adélaïde, qui est enterrée au Tyrol, la république autrichienne interdit à l'impératrice octogénaire d'assister aux obsèques.

Ce n'est qu'en 1982, après l'intervention du roi Juan Carlos d’Espagne - Membre de la maison de Bourbon dont Zita est issue - auprès du chancelier autrichien Bruno Kreisky, qu'elle est autorisée à se rendre à Vienne, où elle reçut un accueil triomphal lors d'une cérémonie à la cathédrale Saint-Etienne.

Sur son passeport d'exilée, Zita était intitulée duchesse de Bar (bien que l'aîné des descendants des ducs de Lorraine et de Baer fut et reste Georg von Hohenberg (né en 1929, mais issu d'un mariage morganatique, il ne fait pas partie de la maison de Habsbourg-Lorraine).

Zita meurt le 14 mars 1989 à Zizers en Suisse. Le 1er avril 1989, 67e anniversaire de la mort de son mari, Vienne lui rendit hommage par des obsèques respectant le protocole des Habsbourg, suivis par plus de 40 000 personnes dont des délégations de tous les pays et provinces de l'ancien empire. Pour l'occasion, le carrosse funéraire qui avait porté le cercueil de François-Joseph en 1916 est sorti de la Hofburg. La cérémonie des funérailles retransmise à la télévision fut suivie par plusieurs centaines de milliers de personnes. Zita est inhumée dans la crypte des Capucins, près du buste de son mari.

Le 3 avril, une foule considérable assista à une messe de Requiem à la mémoire de l'ancienne impératrice-reine Zita, célébrée par le cardinal-primat de Hongrie dans l’église Matthias de Budapest, en présence de l'archiduc Otto de Habsbourg, fils aîné du couple impérial.

Son mari a été béatifié en 2004.

Descendance

  • Otto (1912-…), archiduc d'Autriche, épouse en 1951 la princesse Régina de Saxe-Meiningen (1925-…), dont postérité

Otto de Habsbourg-Lorraine a été député européen allemand de 1979 à 1999.

  • Adélaïde (1914-1971),
  • Robert (1915-1996), épouse la princesse Marguerite de Savoie-Aoste (1930-…), dont postérité.

L'archiduc Lorenz, époux de la princesse Astrid de Belgique est un de leurs enfants. La grand-mère maternelle de Lorenz est Anne d'Orléans (famille qui prétend au trône de France).

  • Félix (1916-…), épouse en 1952 la princesse Anne-Eugénie d'Aremberg (1925-…), dont postérité
  • Karl-Ludwig (1918-2007), épouse en 1950 la princesse Yolande de Ligne (1923-…), dont postérité

Leur fils, Charles-Christian est l'époux de Maria-Astrid de Luxembourg.

  • Rodolphe (1919-…), épouse la comtesse Xénia Czernichev-Bézobrazoff (1929-1968), dont postérité. En 1971, il se remarie à la princesse Anne Gabrielle de Wrede (1940-…), dont postérité
  • Charlotte (1921-1989), épouse Georges duc de Mecklembourg, sans postérité
  • Élisabeth, née posthume (21 mai 1922-1993), épouse le prince Heinrich de Liechtenstein, dont postérité

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20.09.2009

HAINAUT - BORINAGE - WALLONIE

HAINAUT = HAINE-GAU (en néerlandais « Henegouw »)

Le Gau au Moyen-âge

À l'origine, Gau était un terme vieux francique désignant une division politico-géographique d'une nation. Le mot est l'équivalent allemand du latin pagus. Le Gau est donc analogue au pays de la France féodale. Les cognats dans les autres langues germaniques sont gou en moyen haut-allemand, gawi en gotique, gouw en néerlandais, go en frison, en vieux-saxon.

Dans les pays germanophone à l'est du Rhin, le Gau formait l'unité administrative de l'Empire carolingien aux IXème et Xème siècles. Beaucoup de ces unités territoriales sont ensuite devenu ce que l'on appelle un comté (Grafschaft en allemand), c'est-à-dire un territoire gouverné par un comte ou grave. Le comte était au départ un gouverneur nommé, mais le titre devint progressivement héréditaire et le comté devint un fief.

Traces dans la topographie

Le terme médiéval Gau (parfois Gäu, gouw en néerlandais, parfois -govie en français) a survécu dans le nom de certaines régions d'Allemagne, d'Autriche, d'Alsace, de Suisse, de Belgique et des Pays-Bas. Certains de ces noms sont formés sur le nom d'un cours d'eau (comme la rivière Haine-gouw).

BORINAGE (...Boren?)

Pour le nom de cette région, la finale, le suffixe pourrait-on dire, -age, donne un sens de collectif, de groupe, même si, en français, ce suffixe a de plus en plus un sens péjoratif. Le Robert donne : Borinage, nom commun : ensemble des borins et aussi leur travail. Les borins sont ici les ouvriers de la mine.

Deux hypothèses existent quant à l'étymologie du mot borain, e :

  • Borain, ou mieux, borin,e, viendrait du grec Βορέας (Boreas), mot désignant le vent du nord, par le latin boreas, que l’on retrouve dans le français borée.
  • L'autre origine possible du mot serait le verbe néerlandais boren qui signifie forer, creuser. Cette seconde hypothèse est à relier avec l'industrie minière qui a fortement marqué la région.

En ce qui concerne l’orthographe du mot, il faut préférer borin, borinne, plus proches du nom de la région. L’orthographe borain a dû être reconstruite de façon savante, sur le féminin borenne (en dialecte) qui aurait donné, par étymologie populaire, boraine, donc borain au masculin.

WALLON

Le nom Wallon vient de Walh, un très vieux mot germanique qui était utilisé par les Germains pour désigner les populations celtophones ou romanes. Selon les régions, Walh s'est transformé, notamment par des emprunts dans d'autres langues, et son sens a été réduit. C'est le cas de Wallon qui fut créé dans le roman avec d'autres termes apparentés mais il les a vite supplantés. Sa plus ancienne trace écrite date de 1465 dans les Mémoires de Jean, sire de Haynin et de Louvignies, de Jean de Haynin, où il désigne les populations romanes des Pays-Bas bourguignons. La portée sémantique se réduira encore un peu plus avec l'occupation française, le régime hollandais et l'indépendance belge pour ne plus désigner que les Belges de langue romane. Les recherches en dialectologie durant le XIXe siècle vont peu à peu faire la distinction entre les différentes dialectes belgo-romans, et restreignent alors dans le domaine linguistique le mot wallon à la langue wallonne stricto sensu.

Histoire

Parler d'une « date de naissance » pour le wallon est inapproprié, d'une part évidemment parce que les langues ne naissent pas en une nuit ; mais surtout parce que le moment de la naissance dépend du point de vue adopté. D'un point de vue strictement linguistique, Louis Remacle a montré que bon nombre des évolutions que l'on considère comme typiques du wallon sont apparues entre le VIIIe siècle et le XIIe siècle. Le wallon « était nettement et définitivement individualisé dès 1200 ou dès le début du XIIIe siècle ».

Les environs de l'an 1600 apportent comme une confirmation écrite des évolutions des représentations au cours des deux siècles antérieurs : c'est à cette époque que s'impose définitivement le système graphique français en pays wallon. C'est au début du XVIIe siècle qu'on prend conscience de l'écart entre la langue parlée (le wallon) et la langue écrite (le français), ce qui permet l'émergence d'une littérature wallonne : ces textes relèvent de la para-littérature satyrique et bouffonne. Le français était et est resté la seule langue pour les textes formels, officiels, etc.

La langue wallonne reste jusqu'au début du XXe siècle la langue parlée par la majorité de la population de la moitié Est de la Belgique romane car le français y est seulement la langue des lettrés et des classes supérieures. Le bilinguisme wallon-français est alors une réalité, que ce soit dans le monde professionnel ou dans le monde politique. Dans la sidérurgie et à la mine, le wallon est souvent la langue utilisée pour la formation des ouvriers et dans de nombreuses communes, les conseils communaux se font souvent dans les deux langues.

 

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19.08.2009

GÉOGRAPHIE 1775


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21.06.2009

Michelle Bachelet a Chassagne-Montrachet 05/2009

Généalogie complète de Michelle Bachelet-Jeria

Son père, son grand-père, etc...

1) Alberto Arturo Miguel B. 1924-1974, Général

2) Carlos Alberto B. 1894-1967, Vigneron

3) German B. 1862-1934

4) Louis-Joseph B. 1820-1864, né à Chassagne, Vigneron, parti au Chili en 1859 à l'âge de 39 ans.

et Françoise Jeanne Beault 1824-?, née à Cheilly-les-Maranges (à 6 kms de Chassagne)

5) Joseph B. 1794-1847, né à Chassagne, Vigneron

6) François B. 1768-?, né à Chassagne, Vigneron

7) Philibert B., né à Chassagne, Vigneron

CHASSAGNE-MONTRACHET (France),

Submergée d'émotion, Michelle Bachelet retrouve en France la terre de ses ancêtres

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3 vidéos sur France 3 :  http://bourgogne-franche-comte.france3.fr/info/54596759-f...

CHASSAGNE-MONTRACHET (France), - "Je pense que c'est un moment de la vie qu'on n'oubliera jamais, ni moi ni elle", s'émeut Michel Picard, après avoir fait visiter à la première dame du Chili la maison où avait vécu l'arrière grand-père de Michelle Bachelet, avant d'émigrer en Amérique Latine.

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La présidente chilienne Michelle Bachelet dans le village bourguignon de Chassagne-Montrachet le 30 mai 2009

Michel Picard est l'actuel locataire de la modeste maison à un étage, en pierre, à Chassagne-Montrachet, un petit village de Bourgogne (centre) que Louis-Joseph Bachelet avait quitté en 1859, emportant à des milliers de kilomètres son savoir-faire et quelques plants de vignes.

"La présidente était profondément concentrée. Elle était transportée par une grande émotion à chaque pièce visitée", ajoute M. Picard, seul à avoir accompagné Mme Bachelet pour ce tour du propriétaire.

Une plaque commémorative sur la façade de la maison du trisaïeul de Mme Bachelet a été dévoilée et le parc, situé derrière, portant le patronyme de la présidente chilienne, inauguré.

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La maire de Chassagne-Montrachet et la présidente chilienne Michelle Bachelet le 30 mai 2009

Environ un millier de personnes se sont pressées à Chassagne-Montrachet qui abrite habituellement quelque 400 âmes. Le village, célèbre pour son vin de grand cru, compte à lui seul une quarantaine d'exploitations viticoles réparties sur 300 hectares.

Submergée d'émotion, la présidente chilienne a évoqué ses "diverses origines" et son appartenance à "cette colline de Bourgogne" où elle a retrouvé de nombreux Bachelet. A l'instar de Jean-Marie, général à la retraité de l'armée française, dont les traits rappellent à la présidente son propre père. Lui aussi militaire.

"C'est incroyable qu'il y ait deux généraux Bachelet à deux extrémités du monde", commente Jean-Marie Bachelet. Son épouse déroule ensuite sous les yeux de la présidente des archives de la famille, dont des photos d'aïeuls exilés.

Jean-Claude Bachelet, 74 ans, viticulteur en retraite, est le seul "cousin" français de Michelle Bachelet habitant le village. "C'est une petite, petite cousine", dit-il heureux de pouvoir "plaisanter" et "déjeuner" avec la présidente et sa délégation au château de Chassagne.

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La présidente chilienne Michelle Bachelet à Chassagne-Montrachet le 30 mai 2009.

Avant l'arrivée de Michelle Bachelet, la mairie avait déballé drapeaux, fanions et oriflammes aux couleurs du Chili. Malgré des répétitions la veille, les élèves de l'école primaire n'ont pas réussi à jouer l'hymne chilien. L'espagnol n'est pas enseigné au village.

Peu avant son voyage en France, elle avait manifesté son "enthousiasme" à l'idée de découvrir "les terres de (ses) arrières-arrières-grands-parents", soulignant que le détour par la Bourgogne donnait à sa visite sur le sol français un caractère "spécial".

CHASSAGNE-MONTRACHET - "La venue de Michelle Bachelet, c'est un peu le retour de son trisaïeul", s'enflamme Françoise Moreau, maire de Chassagne-Montrachet, où est attendue samedi la présidente du Chili qui souhaitait, lors son voyage officiel en France, découvrir la terre de ses ancêtres.

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Jean-Claude Bachelet, le cousin français de la présidente chilienne, photographié le 28 mai 2009, a prévu d'offrir des bouteilles de vin à Michelle Bachelet.

Mme Moreau faisait précisément référence à l'arrière-arrière-grand-père de la première dame du Chili, Louis-Joseph Bachelet, qui avait quitté sa terre bourguignonne en 1859 pour émigrer en Amérique latine avec son savoir-faire et quelques plants de vignes.

"C'est quand même extraordinaire de recevoir la présidente du Chili", s'enthousiasme de son côté Jeanne Jarreau, une résidente de Chassagne-Montrachet (Côte-D'Or), un petit village de Bourgogne, célèbre pour son vin de grand cru, situé au sud de Dijon, peuplé d'à peine 400 âmes mais qui compte à lui seul une quarantaine d'exploitations viticoles réparties sur 300 hectares.

A la mairie, quelques heures avant l'arrivée de Michelle Bachelet, on s'employait à déballer drapeaux, fanions et oriflammes aux couleurs du Chili tandis que, dans les classes de CE1 et de CE2 de l'école, élèves et instituteurs répétaient non sans mal l'hymne chilien qu'ils prévoyaient d'entonner lors de l'arrivée de Mme Bachelet.

Cette dernière est en visite officielle en France depuis mercredi, pour trois jours, et a été reçue vendredi à déjeuner au palais de l'Elysée par le président Sarkozy.

A Chassagne-Montrachet, une plaque commémorative sur la façade de la maison du trisaïeul de Mme Bachelet sera dévoilée et le parc, situé derrière, portant le patronyme de la présidente chilienne, y sera inauguré.

"On nous prêtait le bon vin pour évoquer Chassagne-Montrachet, désormais ce sera la présidente Bachelet", lance Claudine Ac, 45 ans.

"Je ne saurai pas trop quoi lui dire car je ne suis pas très bavarde mais je lui offrirai des bouteilles, ça c'est sûr", assure pour sa part Jean-Claude Bachelet, le seul cousin français de Mme Bachelet habitant le village.

"En tout cas nous serons très heureux et honorés de la rencontrer, c'est quand même une présidente de la République", ajoute le septuagénaire dont la famille est depuis cinq générations à la tête du domaine viticole Bachelet-Ramonet, l'un des plus connus de la région.


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Une vue des vignes de Chassagne-Montrachet, en Bourgogne, (est), prise le 28 mai 2009.

Avec son épouse et "d'autres cousins", Jean-Claude compte déjeuner après la cérémonie de bienvenue avec la présidente chilienne et sa délégation au Château de Chassagne.

Peu avant son voyage en France, Mme Bachelet, avait manifesté son "enthousiasme" à l'idée de découvrir "les terres de (ses) arrières-arrières-grands-parents", soulignant que le détour par la Bourgogne donnait à sa visite sur le sol français un caractère "spécial".

"C'est très intéressant pour moi, avait-elle souligné, parce que toute ma vie j'ai grandi en entendant parler de la famille Bachelet de là-bas, et là j'ai l'occasion d'y retourner en tant que présidente (...), ceci exprime aussi les liens qui existent entre le Chili et la France".

13:26 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

09.05.2009

IMMIGRACION BELGA EN CHILE

INMIGRACION BELGA EN CHILE:

 

Contribución importante al desarrollo del país

Los vínculos entre chilenos y belgas son mucho más antiguos que la creación misma de Chile y Bélgica como estados independientes.

Una amistad sólida se mide en el tiempo. Un buen ejemplo de esta premisa es la relación bilateral que mantienen Chile y Bélgica. De hecho, durante 172 años, desde la conquista de Chile en nombre del Rey Carlos V, hasta el Tratado de Utrecht de 1713, chilenos y belgas compartieron los mismos reyes. Carlos V nació en la hoy ciudad belga de Gante y, como sus sucesores, fue también rey de los territorios que hoy conforman Chile.
En 1832, Bélgica abre un consulado en Valparaíso, capital económica del joven Estado chileno. Hacía solo dos años que el país europeo había conquistado su propia independencia. Las ciudades portuarias de Amberes y Valparaíso mantuvieron vínculos importantes durante el siglo XIX.
Los 173 años de presencia oficial de Bélgica en Chile, desde 1832 hasta ahora, ilustran el interés que las autoridades y ciudadanos belgas siempre han tenido hacia Chile, a pesar de la distancia. Siguiendo con la historia de amistad, ya en las primeras expediciones españolas hacia América participaron varias personas de los Países Bajos meridionales (actualmente Bélgica), debido a los vínculos políticos que unían entonces a los Países Bajos meridionales y España.
Los lazos de intercambio se acrecientan a fines del siglo XIX, cuando muchos emigrantes europeos, especialmente alemanes, ingleses, franceses y suizos comienzan a llegar a Chile. Entre ellos también vinieron belgas, que aportaron decididamente al desarrollo del país en áreas como la ingeniería, las industrias, la educación y el comercio. Achille Beke construyó en 1905 la primera fabrica de textil en Viña del Mar; Amadeo Heiremans, llegado de Denderleeuw en 1898, instaló al principio del siglo XX un aserradero en Santiago, y un colaborador de éste, Remi Cardoen, inauguró la primera fundición de acero en Santiago, establecimiento que existe hoy en día (Electro-Metalúrgica).
También, fue un grupo de ingenieros belgas los que desarrollaron la industria del carbón durante la década del treinta.

Aporte jesuita

En el plano social, Josse Van Der Rest, S.J., nacido en Bruselas el 9 de marzo de 1924, trabaja desde los cuarenta y cinco años en el "Hogar de Cristo". Ahí presidió la construcción de miles de habitaciones por año a beneficio de los pobres desamparados sin techo. El padre Van Der Rest es también presidente de SELAVIP internacional, una organización no gubernamental que construyó 2.000.000 de casas de urgencia en América Latina y Asia. Por su parte, Jules Achille Stragier, S.J. (nacido en Izegem el 23 de enero de 1942), ha tenido una labor muy importante al lado del padre Van Der Rest en el desarrollo del Hogar de Cristo y el SELAVIP.
Eugenio Heiremans Despouy, nieto del pionero del acero Amadeo Heiremans, fundó la Asociación chilena de Seguridad.
En el ámbito de la política destacan Roger Vekeman, S.J., nacido en 1921. Este padre jesuita, sociólogo y brillante intelectual, es uno de los padres espirituales de la política de reformas sociales que impulsó el Presidente Eduardo Frei Montalva. Asimismo, Hubert Gaston Daubechies, S.J., nacido en Etterbeek el 4 de diciembre de 1922, fue durante dieciocho años redactor y redactor en jefe de la prestigiosa revista de análisis social y político "Mensaje".
El área de la cultura y las ciencias tampoco fue ajena al aporte belga.
Así, Gustave Verniory, joven ingeniero ardenés, contribuyó durante diez años a la construcción del ferrocarril en el sur de Chile. Fue el autor de crónicas particularmente interesantes en el ámbito etnológico e histórico, especialmente en relación con el pueblo mapuche.
Gustave Le Paige, S.J., fue el fundador y director del Museo arqueológico de San Pedro de Atacama que lleva su nombre. Por su parte Maurice Van de Maele, historiador y antropólogo, fue cofundador de la universidad Austral de Valdivia, y fundador del Museo antropológico de esta ciudad, el que lleva hoy su nombre. Asimismo, Isidora Zegers Montenegro fue una destacada personalidad en el ámbito de la música. Cantante y compositora, introdujo el Bel Canto en Chile y fundó la Sociedad Filarmónica de Santiago en 1826.

Hoy se estima que la colonia belga residente en Chile alcanza a más de dos mil personas. Se compone de empresarios, hombres de negocios, estudiantes universitarios, y misioneros, entre otros. Muchos chilenos descienden de belgas emigrados a Chile hace muchas generaciones. Aunque adquirieron la nacionalidad chilena, siguen teniendo un gran arraigo y relación con el país de sus antepasados.
Las relaciones bilaterales chileno-belgas han tenido instancias importantes en el plano oficial. Así, en 1965, el rey Balduino visitó Chile y en 2002 el príncipe Philippe y la princesa Mathilde también estuvieron en Santiago encabezando una delegación de empresarios.

Historia de esfuerzo y desarrollo en Chile Chico

Entre 1947 y 1949 un grupo de familias belgas se instala en Chile Chico, en la Patagonia chilena. Llevan con ellos un médico, un profesor, un capellán y también camiones y materiales para implementar un aserradero. Durante unos decenios, este grupo ejerce en Chile Chico diversas actividades, principalmente agrícolas y explotan durante un buen tiempo un aserradero. Muchos de sus descendientes viven hoy en diversas ciudades del país, fundamentalmente en Santiago.
El libro "Cuando éramos niños en la Patagonia", del historiador belga Jean Chenut y recientemente publicado en español, habla de esta aventura. La presentación del ejemplar se hizo en el colegio Notre-Dame, en Nuñoa, entidad educativa que fue fundada por el sacerdote belga Roberto Polain, quien llegó a fines de la década de los cuarenta a Chile Chico junto al grupo de aventureros belgas. El libro refleja la mirada especial de los niños que crecieron en este ambiente colonizador y que fueron influidos por la vitalidad y entusiasmo de Polain, pionero del movimiento scout en Chile, y considerado como un educador de avanzada, quien fundó un sistema basado en la confianza en el alumno, trabajo en equipo y compañerismo.

CHILE CHICO – Région d’Aisén Patagonie – 1948

Au bord du lac Général Carrera et à 3 kms de l’Argentine

Les 4 familles: Gabriel de Halleux, Paul de Smet d'Olbecke, André Raty et Léon Cardyn, médecin pédiatre.

> Gabriel de Halleux (Namur 1899 – 1988) et Marie-Antoinette Amand de Mendieta (Bouvignes 1909 – 2006)

 

Fille : Jeanne de Halleux (1932) et André Raty (Libramont 1930)

 

Fille : Veronica Raty et Mauricio Quercia

Hosteleria de Patagonia à Chile Chico Patagonie

http://www.hosteriadelapatagonia.cl/index.html

 

 

> Paul de Smet d’Olbecke (Gand 1912 – 2007), ingénieur civil électricien, et Marie-Anne de Halleux (Bruges 1909 - )

 

Fils : François de Smet d’Olbecke (1940 Schaerbeek) et Michèle Dallemagne (1944)

Président de la chambre de commerce belgo-chilienne à Santiago

http://www.camarabelga.cl/

 

Fils : Charles de Smet d’Olbecke (1949 Santiago -), ingénieur agronome

 

Fille : Adeline de Smet d’Olbecke (1980 Santiago)

Cerveza artesanal Dolbek, Santiago et brasserie à Coyhaique à 50 kms d’Aisén Patagonie

http://www.dolbek.cl/

 

 

Chilenos en Bélgica

Desde las primeras décadas del siglo XX Bélgica acogió a un gran número de estudiantes chilenos que fueron a especializarse a las casas de estudios superiores belgas. Muchos se beneficiaron de becas de estudios en la Universidad Católica de Lovaina (una de las más antiguas de Europa). El santo Padre Hurtado recibió su formación en Lovaina y fue ordenado sacerdote por el cardenal belga Van Roey. Bélgica fue también un lugar de residencia para muchos chilenos durante el gobierno militar.

Edición Especial El Mercurio emol.cl 09 diciembre 2005

 

COMENTARIOS ENVIADOS POR PAUL PAPINO DE SMET D'OLBECKE K. (13 diciembre 2005)

Otros detalles de las relaciones chileno-belgas que me vienen a la mente:

1) El Padre Raúl de Baeremaecker quien misionó en el archipiélago de Chiloé durante más de medio siglo, y sigue haciéndolo en sus 84 años. Cuando el santo Padre Hurtado hizo sus estudios en Lovaina, fue acogido y alojado en la casa de la familia de Baeremaecker en Lovaina y se hicieron muy amigos, provocando pronto la vocación misionera de Raúl de Baeremaecker.

2) Otro misionero belga que conocí en Castro, Chiloé, fue el Padre Andrés de Beir S.J.

3) Una aventura casual muy anterior (en 1599) fue la de Simon de Cordes, capitán belga de una nave llamada De Liefde (El amor en flamenco). Quiso probar el trayecto por el estrecho de Magallanes, de Este en Oeste, en lugar de la vuelta alrededor del Sur de África. Le fue pésimo. Perdió la mayor parte de su tripulación y se vio obligado a invernar en una bahía de la ribera Norte del estrecho, que hoy todavía lleva el nombre de Bahía de Cordes.

 

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jueves, noviembre 24, 2005

50 años de colonización en Chile: LA EPOPEYA BELGA AL EXTREMO SUR

Después de la Segunda Guerra, un inusual grupo de colonizadores llegó a unas de las zonas más aisladas y difíciles de Chile. Las tierras que les esperaban, en Murta, eran inexplorables. Prosigue esta epopeya, que habla de sueños, alegrías y desenganos. De personajes como el padre Polain, de Paul de Smet o de Gabriel de Halleaux, sobre quien se acaba de estrenar una película, Premio de la Crítica Belga 1997.

Durante la Primera Guerra Mundial, un joven teniente fue herido mientras defendía el puente del río Meuse. Junto a otros soldados lo conducieron al castillo vecino de Bouvignes. Ahí, en los subterráneos habilitados por sus dueños como hospital para los aliados fue atendido y curado por la baronesa Jeanne de Bonhome de Amand de Mendieta. Años después, la dueña del castillo recibe una carta, escrita en tercera persona, en la que el general Charles de Gaulle (el antaño teniente) le agradece sus servicios y protección. El puente lleva hoy el nombre del general De Gaulle.

De ese histórico Bouvignes ocupado en la Segunda Guerra como cuartel general nazi, hasta hoy habitado por los Amand de Mendieta, vinieron tres de los diez hijos de la baronesa de Bonhomme a colonizar la zona austral: Alex y los mellizos, Pierre y Jean Amand de Mendieta. De otras casas belgas proceden otras de las familias colonizadoras, como los de Halleaux, los de Smet y los Raty. También el médico Leon Cardyn, quien estuvo preso durante los últimos seis meses de la Guerra, en un campo de concentración nazi, del que salvó su vida gracias a su fama de pediatra. Porque estos colonos eran hombres de trabajo, exitosos profesionales y empresarios: ingenieros, constructores, directores de fábricas químicas. Muchos, además, artistas y hasta hoy escritores (De Smet prepara, a los 86 años, su tercer libro sobre recuerdos de guerra). Todos, asimismo, poseían bienes y una vida en Bélgica que recuerdan feliz, entre la austeridad y la cultura.

¿Qué los llevó, entonces, a dejarlo todo y a venirse al fin del mundo, a una zona inhóspita y aislada? ¿El terror a una nueva guerra? Una locura o quizá un maravilloso sueño romántico.
Paul de Smet uno de los colonos fundadores recuerda: "Un día durante la Guerra, estando refugiado en el subterráneo de la fábrica donde trabajaba como ingeniero, mientras nos bombardeaba un grupo de aviones, uno de los directores que estaba en el sotano, mi cuñado Gabriel de Halleaux, en un instante me hizo un guiño y gritó con rabia: '¡Después de la guerra, nos vamos!" Los bombardeos eran una escena casi cotidiana, con un efecto aterrador e inimaginable para quienes no lo vivieron". Ese hecho señala De Smet podría hacer pensar que el motivo de nuestra emigración fue el temor a otras guerras en la Vieja Europa. No fue lo único.
Aunque temían que la guerra continuara con el avance de los rusos, implicando un cambio al sistema comunista y cayendo presos tras la cortina de hierro, como sucedió con los países del Este. Conocían de cerca el triste destino de sus vecinos. No hay que olvidar, además, que Bélgica fue un país que vivió de inmediato la ocupación alemana.
Todo estos hechos gravitaron, después de la guerra, en que desearan un cambio de vida total. Pero se unió también a ello un fuerte espíritu romántico y de aventura. Marie Antoniette de Halleux viuda de Gabriel de Halleux, sobre quien se acaba de estrenar el documental "Sueño de Gabriel", Premio de la Crítica Belga 1997 recuerda el carácter independiente y el espíritu aventurero de su marido. Sus deseos de explorar nuevos horizontes. Dejar la vida rutinaria de la Bélgica de la posguerra y ofrecer a sus entonces nueve hijos (después fueron 11) un futuro mejor. Conocían ejemplos recientes de familias que habían emigrado al Congo Belga. Barajaron esa posibilidad. Pero en ese momento surge la posibilidad de que el Estado Chileno ofrezca terrenos en concesión, en la Patagonia, a un grupo de inmigrantes.

Comienza la aventura

Chile no era un país desconocido para ellos. Los de Smet y los Amand de Mendieta estaban emparentados con la familia Lyon Kervyn y con los Sotomayor (los de la Guerra del Pacífico), quienes les habían hablado de las maravillas de nuestro clima de la zona central, de la gente, de las proyecciones. Chile se les presenta como un país muy atrayente.
Marie Paule Amand de Mendieta de Lyon quien se casó durante la Guerra con un chileno de origen belga les escribe contándoles la posibilidad de venir a colonizar Murta, donde podían darles hasta 40 mil héctareas en concesión.
Gabriel de Halleux toma la idea y se transforma en el promotor. Recuerdan que, en Bélgica, se presentaron 50 familias interesadas en participar en la colonización. "Lo que prueba que no era tan extraordinario lo que hicimos. Pero preferimos quedarnos entre los más amigos", nos confiesa De Smet.
Los belgas llegan a acuerdo con las autoridades chilenas (1947), luego de seis meses de negociaciones y entrevistas al más alto nivel con ministros, visitas al Presidente de la República, etc. Paul de Smet es enviado de avanzada a Chile y acuerda para ese grupo diez mil héctáreas de arriendo al fisco, en la zona norponiente del lago General Carrera, en el valle del río Murta. Visita los alrededores de la zona más bien los sobrevuela y no precisamente en avión en un maravilloso día de verano, encontrándose con un paisaje de imponente belleza y un lago como una tasa de leche, que en circunstancias normales más parece un mar tormentoso.

En Bélgica, en tanto, el padre Robert Polain quien fundó después el colegio Notre Dame en Santiago se ofrece a integrar el grupo colonizador. Lo mismo hace el médico León Cardyn y su familia. Las mujeres se preparan, incluso, algunas de ellas intentan aprender a pilotear aviones livianos, como Claire Everarst. Los hombres liquidan sus bienes, se asocian y compran material de trabajo: tractores, implementos para instalar aserraderos y transporte de guerra para trabajar el lugar. De Smet recuerda que seleccionaron cuidadosamente los mejores camiones de guerra, los jeeps, anfibios (los primeros que se vieron en Chile), lanchas y equipos de toda clase, que habían dejado los aliados en los campos belgas.

Travesía hacia lo inexplorable

En 1948 parten tres barcos de Amberes. El grupo de colonos lo integran casi 100 personas, entre solteros, matrimonios y muchos niños. Llegan a Buenos Aires, Valparaíso y a Punta Arenas, donde desembarca el cargamento principal y la mayoría de los colonos. Traen con ellos también todo para construir sus casas. Y vienen con sus valiosas bibliotecas, con sus enormes pianos, con sus cuadros. Los titulares de diarios anuncian esta inusual inmigración.

En Punta Arenas organizan el convoy hacia Chile Chico. Lo integran 18 camiones de guerra y algunos jeeps. El largo trayecto que contempla la Patagonia argentina se les presenta aún más duro de lo estipulado. Deben enfrentarse con senderos fangosos, con lagos y ríos que tienen que cruzar, sin puentes, como el caudaloso y traicionero Jeinimeni, famoso por tragarse incluso camiones. Al acercarse a la frontera de nuestro país, los habitantes piensan que llega una caravana militar.
Pero el pequeño y aislado poblado de Chile Chico no es tampoco el destino final. Los terrenos en concesión, en Murta, se ubican desde allí, a 130 kilómetros por agua (a nueve horas con buen tiempo). Las mujeres se ponen firmes en quedarse allí. Los hombres parten a explorar el terreno. Y luego de otra travesía, al llegar se topan con la más cruda realidad. El lugar en concesión es inexplorable. Los terrenos boscosos cubren pantanos y las montañas de selva virgen tienen nieves eternas en las alturas. Es una zona, además, en extremo lluviosa. Se ven obligados a postergar ese proyecto. Nada de lo que han traído les sirve.
¿Un engaño? Los colonos y sus familias lo explican (con increíble benevolencia y convicción) de que como eran terrenos inexplorados, ni siquiera el gobierno sabía lo que estaba ofreciendo. "Podría haber contenido minas de oro o de plata", agrega De Smet. Pero lo cierto es que las autoridades de la época les prometen compensaciones, como la exención de impuestos al material de trabajo, lo que nunca se concretiza. Deben pagar impuestos por aquello que no les sirve para explotar las tierras.

Compran buque y nuevos terrenos

Se les hace urgente, entonces, conseguir entradas para poder vivir. Exploran otras zonas de bosques y encuentran un terreno en Río Tranquilo, adecuado para instalar un aserradero. Pero para transportar la madera que explotarán pues la única vía es la lacustre deciden comprar un barco. "La embarcación que adquirimos en Argentina era de cincuenta toneladas. La desarmamos en parte y la transportamos por tierra arriba de camiones hacia el lago General Carrera por la Pampa Patagónica. Hazaña que fue notable para la época, porque tuvimos que construir puentes, atravesar ríos, levantar alumbrados eléctricos en pequeños poblados para que el barco pudiera pasar y llegar a su destino", cuentan.

Sólo la familia de Pierre Amand de Mendieta se traslada a vivir a la zona del aserradero, en Puerto Tranquilo, ubicado a ocho horas de navegación de Chile Chico (después forman otro aserradero en Puerto Huadal, junto a los campos de Hielo Norte, a 16 horas por agua). La primera chilena casada con un colono, Ximena Pizarro Swinburn de Amand de Mendieta (nieta del pintor Enrique Swinburn), recuerda: "Ese lugar fue una aventura. Cuando mi marido, por ejemplo, tenía que irse por un mes al continente a buscar repuestos para el aserradero me quedaba sola con mis hijos muy chicos en esa zona aislada.

Tenía que salir a pescar y a cazar gansos salvajes y pájaros para darles de comer. Asimismo, como era arsenalera había trabajado en Santiago, en el Hospital de la Universidad Católica tomé fama de "médico" y llegaban todos los pobladores del lugar para que los atendiera, les ayudara en los partos. Muchas veces tenía que sacarles las balas producto de las riñas, entre otras cosas".

Vida dura y feliz

En tanto, esa minisociedad de colonos integrada por ingenieros, agrónomos, mecánicos, médicos, curas, institutrices y muchísimos niños se instala a vivir en Chile Chico. Levantan sus casas. Desarrollan en la zona avanzadas obras de regadío para cultivar la tierra. Plantan chacras. Y serán los mismos médicos, antaño empresarios o ingenieros, quienes salgan a vender las frutas y hortalizas. El ingeniero Gabriel de Halleaux asume de capitán del barco y de transportista.
Antoniette de Halleaux recuerda esos años como de gran felicidad. "Llevábamos una vida muy solidaria y de unión entre todos. Con mucha paz, en medio de esa naturaleza maravillosa, aunque era una vida dura y siempre había problemas por resolver. Pero como vivíamos con un carácter de aislamiento, las cosas se tomaban en forma distinta. Muchas veces no había leña para hacer funcionar la cocina, faltaban alimentos y estaba el problema de la educación. Afortunadamente, estuvo con nosotros dos años el padre Roberto Polain, quien con una sobrina, abrió una escuela". Ahí agrega Monique de Halleaux "estábamos todos los niños divididos en dos secciones: los más grandes y los chicos. A los mayores se les enseñaba no sólo matemáticas, historia, religión, literatura, sino que latín (fundamental para ellos) y griego. Los cursos eran muy serios. La educación del padre Poilan tuvo como base el espíritu scout: el servicio, la buena acción cotidiana, la mentalidad de no quejarse, lo que nos sirvio a todos para la vida", destaca Monique (quien estudió Bellas Artes y hoy trabaja en Bélgica). El padre Polain después se vino a Santiago a fundar el colegio Notre Dame y la asociación de scouts, donde imprimió un espíritu de vida y trabajo que marcó a generaciones.

Pero con la partida de ese querido sacerdote de Chile Chico, el problema de la educación tomó más fuerza, sobre todo en vista de los estudios superiores. "Nos vimos obligados a mandar a nuestros hijos al norte y a separar las familias. En todo ello puntualiza De Smet las mujeres fueron las que más sufrieron. Porque, además, la actividad económica era muy pobre. La comida era sólo carne de oveja y muy pocas verduras. Había muchas carencias y nuestras familias eran muy numerosas. Antoniette, por ejemplo, tuvo las mellizas en Chile Chico, los números 10 y 11 de su familia. Otro de sus hijos, a los 24 años, murió atrapado en una tormenta en el lago General Carrera. Nunca se encontró su cuerpo", recuerda Paul De Smet con tristeza.

Con todo, el principal problema fue la incomunicación. El lago General Carrera el más grande de Chile y el más profundo de Sudamérica era el único acceso a Chile continental, comunicado por barco, con suerte, una vez a la semana. Y para llegar a la frontera argentina debían cruzar el tormentoso Jeinimeni. Era la única vía que tenían los colonos para ir a comprar y a vender sus productos. "Y cuando los gendarmes cerraban la frontera, algo bastante usual, nos quedábamos aislados", agrega De Smet.

La suerte mejoró, años después, cuando arriendan al fisco un terreno de 10 mil héctareas en el Baker, para criar ganado. En Chile Chico, Pierre Amand de Mendieta y su mellizo inauguran el primer cine de la zona, con un éxito tal que los espectadores permanecían todo el día en sus asientos, viendo, por ejemplo,'Lily".

Los hijos de los colonos comienzan a casarse con chilenos. Muchos se trasladan a Santiago. Otros, hasta hoy, administran o tienen campos en la zona. Un nieto de Gabriel de Halleaux, el médico Paul Raty (38 años), administra desde años en plena pampa, en la mítica Tapera, quizá la estancia más grande de Chile, de 200 mil héctareas, la que en invierno queda aislada por nieve. En la segunda y tercera generación de inmigrantes hay, además, periodistas, ingenieros, artistas, empresarios, como el dueño de la Fundición Pirque, Pablo Amand de Mendieta, quien recogió la tradición de sus ancestros. Otros viven en Bélgica, en Inglaterra, Francia o Argentina.

El domingo antepasado al celebrarse los 50 años de esta colonización en Chile se reunieron la mayoría de ellos en Pirque, venidos de todas partes del mundo, con la presencia del embajador de Bélgica. Mientras se preparaba en el cine Normandie el estreno de la cinta-documental "El Sueño de Gabriel", película que causó expectación en Bélgica y que ayudó a comprender más esta historia para muchos inentendible. A lo que se unen otras cintas y libros publicados en Europa, como "Un grano de locura", de Paul de Smet, cuyo título lo tomó a raíz de una entrevista que sostuvo uno de los colonos con el rey Balduino, quien les preguntó sorprendido por la decisión de irse a una zona tan aislada de Chile, ante lo cual le respondieron: "Quizás, por un grano de locura".
"Nuestra aventura fue, por cierto, atípica afirma Paul de Smet pero nunca pensamos que fue extraordinaria. Basta ver la vitalidad, el éxito profesional, la felicidad familiar y la alegría de vivir de todos los que emanan de lo que fue un día 'la colonia belga de Chile Chico' para clamar que tuvimos la razón".

16:15 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28.01.2009

YAD VASHEM

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NOM DE CODE " Paul Allain "

Entre janvier et septembre 1944, Maurice Piérart, son épouse Léa Urbain, Solange, leur fille et le grand-père Adelson Urbain ont hébergé et caché le petit Samuël Rozenberg dans leur maison de Quaregnon.

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Voici le jeune Samuël à son arrivée à Quaregnon

Son livre: http://209.85.229.132/search?q=cache:0ZGqYThd5IUJ:www.gar...

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Après la guerre, Samuël est parti au Brésil avec ses parents, s'y est marié avec jeannette et y a édité le récit de son aventure. Il habite actuellement à Rio de Janeiro.

Passage de son récit:

Mes parents, nés en Pologne, ont émigré en Belgique quand je suis né en 1935.

Dans la Belgique de 1940, il n’y avait pas d’emprisonnement de juifs dans les ghettos, mais en 1941, les allemands organisent « l’association des juifs de Belgique » (AJB). Nous sommes forcés d’être enregistrés et de porter l’étoile jaune cousue sur nos vêtements. Nos cartes d’identité sont estampillées : « Juif-Jodde-Jude ». Interdit d’avoir notre propre radio, une bicyclette, d’aller à l’école, au cinéma.

Le temps de la déportation commençait. Les juifs étaient traités comme des chiens dans les rues et envoyés à la caserne de Malines pour être tranférés ensuite à la mort dans l’Est.

Au commencement, les juifs étaient appelés au travail en Allemagne comme mon unique sœur, Estera-Laja Rozenberg, âgée de 17 ans et morte à Auschwitz, déportée dans le 1er convoi le 4 août 1942.

Pour faire vivre la famille, mon père a travaillé dans une mine de charbon, activité considérée pour un certain temps, comme effort de guerre. Il possédait un laissez-passer pour circuler librement la nuit. En septembre 1942, il apprend que la Gestapo entre dans les maisons de juifs pour les arrêter. Il décide de prendre ma mère et moi et de nous conduire à Charleroi, nous devenons des clandestins. Lui, il travaille toujours à la mine de charbon.

Au commencement, nous sommes restés à Marchienne-Docherie, à la rue de la Montagne, n°1, dans la maison de jeanne Keyser, qui vend des antiquités (de vieilles choses, des vieux étains etc…). Son mari prenait soin de l'écluse et j’y allais avec son fils Rodolphe que j'adorais. Les voisins nous disaient « bateliers »

Nous sommes restés 3 mois à Monceau-sur-Sambre lors du rude hiver 42-43. Pour raisons de sécurité, j’étais caché dans une mansarde, sans pouvoir sortir, en grand silence, regardant par une petite ouverture les garçons jouer avec des boules de neige, enviant les chiens qui couraient sur les trottoirs.

La nourriture était petite et horrible. Sans argent, ni carte de rationnement, nous avions du mal d’obtenir quelque chose. Merci pour la gentillesse de Madame Berthe Clignet et de son mari Hubert qui nous ont aidé à survivre. Mais nous n’avions rien à manger et souvent il n'y avait que de la soupe de carottes avec du son de blé.

Quatre mois plus tard, suspectant des voisins de nous dénoncer, nous décidons de retourner à Marchienne-Docherie après avoir trouvé un abri dans une cabane dans la rue de la Montagne.

J’ai eu un grand choc quand mon père a été malade avec beaucoup de température. Il toussait très fort. Nous n’osions pas appeler un médecin car nous avions peur qu’il nous dénonce. Je me souviens que mon père se claquait la tête contre les murs tant il souffrait. Finalement, Madame Berthe Clignet nous envoya un docteur de la résistance et mon père fut guéri.

A mi-septembre 1943, nous sommes partis à la hâte et le frère de Madame Jeanne Keyser nous a gardé pour une nuit. Nous dormions dans la cave d’une maison. Grâce à l’intervention de Madame Clignet, nous avons eu un abri à Marchienne-au-Pont dans la maison d’une dame appelée Madame P. Cette dame avait 5 ou 6 garçons dans sa maison et nous dormions sur un vieux matelas dans un coin en grande promiscuité. Mauvaises conditions hygiéniques. J’ai eu une maladie de peau. Nous sommes restés seulement 3 semaines et nous avons été forcés de quitter cette cachette. Madame P. abritait quelques prisonniers de guerre russes échappés des mines de charbon. Ils avaient planifié un acte de sabotage, l’explosion d’un pont d’importance vitale. Mes parents avaient peur d’être arrêtés et torturés. Ils décident de s’échapper avec moi. J’étais mort de froid et ils me disent d’aller à la gare et de rester près du poèle et de ne parler à personne. Très tôt le matin, mes parents longent les murs avec un grand risque d’être arrêtés par une patrouille. Quand le soleil devient rose, nous arrivons chez Madame Berthe Clignet. Nous avons trouvé un abri à Gozée.

Après un long trajet en tram, nous avons du traverser des bois. Il pleuvait, nous étions trempés, nous avions faim, froid, peur et fatigués. Mon père m’a porté sur son dos et finalement nous avons passé la nuit sous un chêne.

Le matin suivant, nous avons trouvé la maison où maman avait travaillé comme blanchisseuse et nettoyeuse, mon père comme travailleur de ferme et moi comme gardien de canards et de poules. Mon royaume se limitait aux engrais et aux ordures. Nous avions une chambre sans chauffage, il faisait extrêmement froid.

Notre nourriture : des navets bouillis épicés au vinaigre ? J’étais juste une botte d’os !

Nous sommes allés à Landelies. Le fermier avait un fils, attardé mental adulte, mais son esprit était celui d’un enfant de 5 ans. Sa chambre était pleine de jouets  comme je n'en avais jamais vu. Le 1er jour, voulant jouer avec lui, il m’a soudainement donné une claque qui m’a choqué. Par peur d’être dénoncé par un voisin nazi, nous décidons de partir pour Marchienne-au-Pont. Cela représentait un grand risque car la police pouvait nous arrêter et nous n’avions aucun document.

Retournés à Marchienne-au-Pont en décembre 1943, nous allons à la maison de Monsieur Léonard, un grossiste en pommes de terre. A peine dans la maison, son épouse dit : Pas d’enfant, pas d’enfant ici dans la maison ! Ma pauvre mère criait, pleurait et demandait, pour l’amour de Dieu, de me garder mais la dame était inflexible. Je suis resté dans le corridor, près de la porte, attendant qu’on décide de mon sort. On m'a envoyé chez Madame Lafineur qui habitait dans la même rue. Cette dame, une catholique dévote, vivait seule avec sa vieille mère. Elle m’a fait lire le catéchisme où on parlait du peuple juif et m’a fait une forte impression. Je dormais dans la mansarde et, le soir, vêtu d'une chemise de nuit qui me tombait jusqu'aux pieds nus, je grimpais l'échelle, une bougie à la main, peureux et restant tout seul, effrayé, dans la chambre. J’étais triste et j’écoutais le vent souffler sous la toiture.

Pour des raisons de sécurité, je voyais rarement ma mère, on échangeait seulement un regard car on avait dit que j’étais un orphelin de guerre. Un jour, j'ai demandé à Madame Lafineur un peu de monnaie pour acheter le Spirou enfants et elle m’a donné une gifle, ordonnant que j'aille mendier.

Ma situation était difficile car je refusais de dire les prières et de faire le signe de croix. Pendant ce temps, mes parents avaient du quitter la maison Léonard car ma mère était malade en raison de son travail trop fatiguant. Madame Berthe Clignet, notre bon ange gardien, trouva une chambre garnie pour mes parents et des documents falsifiés. Le nom de mon père était Pierre Lovrix et ma mère Sylvie Coutereen. Je les ai rejoins car j’étais malade, j’avais une terrible maladie de peau. Mais, par sécurité, j’ai du les abandonner. La nuit, avant de partir, mon père m’a appelé, m’a pris sur ses genoux et m'a dit : « Mon fils, demain tu dois partir. Je ne sais pas ce qui va se passer. Je ne sais pas si, un jour, nous nous retrouverons ensemble, mais la guerre ne durera pas toujours. N’oublie jamais que tu es juif. Dès que la guerre sera finie, va vers Bruxelles ou Anvers et parle à un rabbin. Dieu te bénisse, mon fils ! »

Le lendemain, ma mère m’a dit avoir trouvé une place pour moi. Après un mot de passe, une dame inconnue m’a dit que j’allais dans un endroit où je devais rester jusqu’au jour de la libération. Ceci s’est passé le 20 janvier 1944, un jeudi (Samuel se souvient de ce jour car c'était celui de la distribution du journal SPIROU). C’était au village de Quaregnon.

La famille Piérart, protestants, était composée d’un couple, Maurice et Léa, que j’appellerai Parrain et Marraine, leur père (grandpa) et leur fille Solange âgée de 17 ans.

Pour me faire réellement « disparaître », on me donna une nouvelle identité. Mon nom  serait « Paul Allain », né à Hermeton,  le 1er septembre au lieu du 9 janvier. C’était difficile pour moi, comme c’était difficile pour un enfant de mentir. J’étais un orphelin et j’avais un frère quelque part dans un orphelinat. Pendant la nuit, je répétais mon identité pour la connaître par cœur.

On me conduisit chez un Docteur car j’avais une forte démangeaison de la tête aux pieds depuis longtemps.

J’allais le dimanche au service à l’Eglise, à la classe du jeudi et à l’école du dimanche. Le bon pasteur, Monsieur VERNIER, (1) regardait sa nouvelle « brebis » avec une grande tendresse.

J’ai trouvé un ami, un garçon voisin appelé André Cornet, et nous avons eu du bon temps ensemble durant de longs mois.

Je vous raconte 2 épisodes de ma vie.

Un soir, à dîner, je demande une pomme de terre en plus. Avec un triste regard, Marraine me dit qu’il n’y en a plus. Depuis lors, je trouvais un prétexte pour aller voir dans la casserole s'il y avait encore quelque chose.

L’autre épisode est arrivé plus tard.

J’étais bien traité mais je manquais de l’affection de mes parents. Personne ne me caressait, personne ne m’embrassait. Quand, un jeudi soir que je revenais de l’école avec Solange, j'ai caressé mon visage avec la queue de la fourrure en lapin qu’elle portait quand il faisait froid.

Un matin, jouant dans la rue, j’entends que les forces alliées ont débarqué en Normandie, aussitôt une carte de France a complété la décoration de la salle-à-manger.

Le lendemain au matin, Marraine m’a dit « Lève-toi Paul, ta mère est ici ». J’étais très surpris. Comment avait-elle fait pour me trouver ? Le village était petit. Mes parents étaient désespérés, surtout mon père, il pensait avoir perdu ses 2 enfants. Ma mère avait finalement trouvé mon adresse et venait me voir. Notre joie était intense mais de courte durée.

Finalement, nous avons eu une grande frayeur. En juillet 1944, un voisin nazi a été abattu devant sa maison. Deux heures plus tard, une patrouille de SS arrivait et arrêtait 300 otages, toutes des femmes, car il n’y avait pas d’hommes dans les maisons. Un officier arrogant, portant un révolver, demandait où était le propriétaire de notre maison. Comme Parrain était parti, il décida d’arrêter Solange qui avait trouvé refuge dans les bras de Marraine. Avec une forte poussée et un coup dans le dos, il l’envoie dans la rue. J’étais pâle et mes mains tremblaient.  Marraine m'a donné un bol de soupe pour me calmer. Qu’allait-il advenir de moi s’il me demandait de baisser mon pantalon ? A ce moment, j’ai connu la signification de l’Alliance d’Abraham. Beaucoup plus tard, j'ai vu le film d'Alain Resnais "Au revoir les enfants". et j'ai senti un froid dans le dos.

Finalement, nous étions en septembre. Le 1er, il n’y avait plus d’allemands dans le village. La nuit suivante, nous avons entendu des coups lourds, puis l’horizon s’est éclairé et le 3 septembre 1944, les américains sont arrivés.

Nous étions libres !

Je reste en rapport avec Solange qui a épousé François Deghilage en 1947 et qui habite dans la même maison (2) où j’ai été caché."

(1) Le Pasteur Phlippe VERNIER (Tananarive 10/02/1909-Valdrôme 31/03/1985) a été à Quaregnon entre 1939 et 1954. Il est connu pour son grand rayonnement.

(2) Rue Adelson Castiaux, 260.

Ceci a valu à Maurice, Léa et Solange de se trouver inscrits sur le "mur des justes" à Jérusalem

 Yad Vashem

 Pierart-2

Jacob Levy (beau-père d'Alfredo Piérart) devant le mur - septembre 2009

15:15 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.01.2009

FOUILLES A QUAREGNON

13 siècles d’histoire sous les pavés de la Grand-Place de Quaregnon


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Ces derniers mois, Quaregnon a été le théâtre d’une intervention archéologique préventive au cœur même de sa Grand-Place. Cette fouille s’est inscrite en amont d’un projet de rénovation du centre urbain, mis en œuvre par l’Administration communale. Au vu des délais impartis, la fouille s’est concentrée sur le centre de la place communale, aux environs immédiats de la tour Saint-Quentin, monument classé depuis 1980. La première phase d’intervention, conjointement menée par le Service de l’Archéologie de la Direction du Hainaut du Service Public de Wallonie et l’asbl Recherches et Prospections Archéologiques en Wallonie, s’est achevée ce 26 août 2007. Au terme des 4 mois et demi de recherches ce sont 1300 ans de l’histoire quaregnonnaise qui ont été exhumés. Les vestiges découverts illustrent une occupation ininterrompue du site depuis le milieu du VIIème siècle après J-C. Au travers des vestiges des églises successives dédiées à Saint-Quentin, du village médiéval et d’un cimetière mérovingien, ce sont toutes les facettes de la vie quotidienne de l’ancienne cité minière qui ont été mises au jour.

Le site de la Grand-Place de Quaregnon fut initialement occupé par un petit cimetière mérovingien d’une dizaine de tombes, positionné sur un léger promontoire dominant la plaine alluviale du Rieu du Coeur. Son installation a dû s’initier au milieu du VIIème siècle et perdurer jusqu’au début du VIIIeme siècle. Une seule sépulture a livré du matériel archéologique. Il s’agit de la tombe d'une femme, exceptionnelle par la richesse de son mobilier : outre un collier et un bracelet de perles en pâte de verre et d’ambre, des fibules ansées en alliage de cuivre et divers accessoires de vêtement, elle contenait une fibule discoïde en alliage de cuivre et or, remarquable par sa finesse d’exécution et son parfait état de conservation. La position sociale privilégiée de la défunte ne fait aucun doute.

Ce cimetière, probablement situé en marge d’un domaine, est rapidement englobé par une petite agglomération rurale. Dès le IXème siècle, le site est investi par de nombreuses structures domestiques. Fosses, maisons de bois et torchis forment un établissement qui est désormais délimité par le tracé de larges fossés. La fouille réalisée au nord de la tour Saint-Quentin a notamment permis l’exploration de silos à grains parfaitement conservés et d’habitats excavés -ou fonds de cabanes- dont les exemples sont encore trop rares pour la région. A l’emplacement du cimetière mérovingien s’implante alors un bâtiment en bois, rectangulaire, protégeant notamment des silos à grains .

C’est précisément cette dernière construction, oblitérant le cimetière mérovingien qui sera à l’origine d’un édifice majeur de l’agglomération rurale quaregnonnaise .C’est sans doute au cours du Xème siècle que ce bâtiment à vocation civile fut pourvu d’une façade sur solin côté ouest et d’un resserrement côté est, lui conférant l’allure d’un édifice rectangulaire orienté pourvu d’un chœur. La vocation religieuse de l’édifice n’est pas à exclure ; peut-être pouvons-nous déjà y voir un premier oratoire, dédié à Saint-Quentin.

C’est au plus tard au XIème siècle qu’apparut la première église Saint-Quentin édifiée en moellons de grès. Cet édifice vient se superposer parfaitement au plan tracé précédemment.  Ce bâtiment de style roman, à nef unique, fut progressivement agrandi entre les XIème et XVème siècles par l’adjonction d’une tour, d’un portique d’entrée et de collatéraux. La fouille du cimetière adjacent et des sépultures placées in capella a livré un panel varié et éloquent de typologies funéraires, telle cette tombe d’ecclésiastique inhumé avec un très bel exemplaire de calice en verre.

Durant la seconde moitié du XVème siècle, l’église est en grande partie reconstruite et son volume augmenté : l’église Saint-Quentin adopte un style gothique particulièrement perceptible dans les aménagements des collatéraux, de la partie supérieure de la tour d’entrée et du chœur à pans coupés. Cet édifice, fortement altéré par les phases postérieures, a néanmoins livré quelques éléments de ses aménagements internes : carrelages en terre cuite vernissée, fragment de décor sur enduit peint. Les sépultures contemporaines sont caractérisées par l’usage systématique du cercueil en bois et l’absence totale de dépôt matériel.

Au milieu du XVIIIème siècle, Quaregnon se dote d’une nouvelle église : le complexe religieux médiéval est rasé, faisant place à un bâtiment à peine plus grand, cerné d’un vaste cimetière clôturé. De l’édifice médiéval n’est conservée que la tour de façade en moellons de grès, qui sera intégrée à la nouvelle construction de briques. Déstabilisé par les exploitations minières, menaçant de s’effondrer, cette dernière église est rasée en 1928. Seule la tour Saint-Quentin témoigne encore à ce jour de la vocation religieuse et funéraire du site.

Depuis lors, l’espace public a repris ses droits, réaffectant les lieux en monument aux morts, parterres de fleurs et depuis peu, sous la forme d’une place ouverte entièrement rénovée. Toutefois, les indices archéologiques ne sont pas totalement effacés. La nouvelle place communale s’imprègne en effet de la marque du passé en restituant, dans son pavage, le tracé de l’église du XVème siècle, contemporaine du dernier état d’aménagement de la tour Saint-Quentin.


Le matériel archéologique découvert lors des fouilles fera prochainement l’objet d’une restauration et d’une étude qui ne manquera pas d’affiner les jalons chronologiques de cette occupation. Cependant, on peut d’ores et déjà souligner la richesse, la diversité et la qualité des ensembles mis au jour. Les structures construites, témoins des différents édifices religieux et de l’habitat éclaireront, au terme d’une étude pluridisciplinaire, l’histoire du développement de la ville depuis ses origines.


Les découvertes réalisées au cours de ces travaux archéologiques mettent à nouveau en exergue tout l’intérêt des fouilles préventives réalisées au cœur des villes et des villages de Wallonie. Le très bon état de conservation des sites récemment urbanisés permet en effet d’accéder aux origines de nos cités et d’apprécier toute la richesse du patrimoine régional.


En 2008, les recherches archéologiques se poursuivront sur la moitié sud de la Grand-Place. Gageons que cette seconde campagne de fouille révèle encore des vestiges insoupçonnées de l’histoire de Quaregnon.

Marceline Denis
Archéologue RPAW asbl

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12:03 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19.01.2009

"ASSOCIATION" PIÉRART 1910

piérart à ernesto1m

Bonneterie – Usines à tricoter – Mercerie en gros – Bijouterie

Spécialités d’articles pour colporteurs

 

Piérart, Frère & Sœur

 

Quaregnon-Monsville, le 18 janvier 1910

 

Mon cher Ernest fils

 

Tu auras trouvé étrange ne pas avoir reçu de lettre de nous pour

la nouvelle année. C’est que je savais que d’autre part on t’avait envoyé

des cartes en quantité et que d’autre part Jeanne se mariant le 2 février

nous avons décidé de nous séparer. C'est-à-dire que ta tante Julie et

ton oncle Florian se retirant avec Jeanne et son mari tandis que

moi, je reste à la tête du commerce de Quaregnon et de Quiévrain

car nous avons supprimé les autres maisons, toutes ces choses qui ne

feront pas sans t’étonner ont été faites à l’amiable aussi, pour

montrer que nous ne t’oublions pas nous t’envoyons en même

temps un mandat poste de 500 francs comme cadeau, là

dessus, tu prendras 50 francs pour faire des petits cadeaux à tes

frères et sœurs sans oublier Jules.

Je profite quand même de la présente pour vous souhaiter à

Tous de la part de la famille, une bonne année et surtout

Une bonne santé et que, comme son dernier portrait

L’indique encore Constance continue à rajeunir pendant

Longtemps encore et que la fortune vous permette

Le plus tôt possible de revenir parmi nous.

Vos oncles, tantes et cousins qui vous aiment

Et vous embrassent de loin

 

Pour la famille, (s)???  Piérart

 

Ps : Je compte t’écrire plus longtemps quand j’aurai

Le temps (s)???

 

 

Ce document important mais étrange mérite une lecture attentive.

 

Il nous apprend en effet plusieurs faits oubliés jusqu’ici :

1)     La « famille Piérart » était active dans le commerce en gros de bonneterie, tricots et mercerie.

2)      Cette « affaire » (on dirait aujourd’hui, cette « société ») régissait divers magasins (outre Quaregnon-Monsville et Quiévrain, on cite « d’autres maisons »)

3)     Les frères et sœurs de cette génération en étaient les propriétaires.

4)     En 1910 et alors que la famille est déjà au Chili et est active dans un commerce relativement similaire (teinture et vente de vêtements, nettoyages par procédés chimiques), les frères et sœurs de Belgique décident de « se séparer » comme il est écrit. Le signataire reprenant, à lui seul, la direction de « l’affaire ».

5)     Plusieurs prénoms sont cités :

- Ernest fils (qui reçoit le courrier au Chili) ; C’est Ernest Jean-Baptiste, connu au Chili comme Ernesto. Il a 20 ans en 1910.

- La Tante Julie (1849-1916). Elle a 61 ans.

- L’Oncle Florian Jules (1872-1940). Il a 38 ans. On sait la suite de sa carrière, son magasin et fabrique de chaussures « au déballage » à Quaregnon-Monsville. Bourgmestre de Quaregnon dans les années 1920.

- « Jeanne et son mari ». Il s'agit de Jeanne Marie Plumat (05/11/1879) qui était la fille de Florian François Plumat et de Julie Piérart citée plus haut. Une carte postale envoyée en chili en 1908 à Ernesto se termine par « ta cousine Jeanne qui t’aime tendrement ». C'est la même personne. D'après mon père, cette Jeanne serait la mère de Fernande mariée à Péruwelz avec l'entrepreneur Marcel Carette.

- « Le Chili » est « indemnisé » puisqu’on lui verse 500 francs (de l’époque, aujourd’hui 1.500 euros dont 50 francs -150 euros à partager entre 6 frères et soeurs)

- Au Chili, on cite « Jules » (c’est Julio, il a 2 ans en 1910) et Constance (VanKeerberghen, la maman des chiliens).

- Trois frères ne sont cependant pas cités. Il s’agit de Jean-Baptiste Amand Louis (qui est mon arrière grand-père), Clément et bien entendu Ernest Narcisse qui, lui, est au Chili.

La question est de savoir qui est le signataire de cette lettre importante ???

Le prénom du signataire semble comporter 2 lettres…donc pas Clément…reste JB…est-ce possible ???  Un examen à grande échelle semble l’attester.

Mes conclusions :

Un « Jean-Baptiste » aura dirigé une importante bonneterie à Quaregnon-Monsville à partir de 1910. Sans doute en parallèle du magasin-fabrique de Florian.

En 1910, il y a DEUX Jean-Baptiste Piérart

-          mon arrière grand-père qui a 64 ans

-          ET son fils qui a 42 ans (1868-1918) qui est le frère aîné de mon grand-père Jules Oscar.

Le signataire de la lettre écrit « ton oncle, ta tante »…semble donc être ce dernier.

Je vais tenter d'en être assurré. 

Je rappelle qu’outre l’affaire dont question dans la lettre, le « commerce des tissus » a continué dans la famille :

-          Mon grand-père (1892-1971) a été tailleur d’habits dès les années 20. Il a eu un moment un atelier qui occupait plusieurs personnes à la rue de Wasmuël.

-          Maria (Chili 1920 - fille de Victorine) piqueuse qui s’est mariée avec son cousin Ernesto.

-          Florian, « au déballage »

-          Ernest Narcisse puis Ernesto Jean-Baptiste au Chili « Tentoreria de Paris »

 

14:47 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

03.01.2009

RENIER DE QUAREGNON

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RENIER DE QUAREGNON, un trouvère du 13ème siècle

…les appréciations d’un ouvrage du 19ème siècle

 

Le seul trouvère connu, qui soit né dans ce canton de Hainaut, que l'on a nommé depuis le Borinage, est Renier de Quaregnon, poète léger qui s'est livré à la composition des jeux-partis, genre de chansons dans lesquelles deux interlocuteurs paraissent prendre part à un débat presque toujours galant.

 

Renier de Quaregnon vivait au 13ème siècle.

 

Il n’existe que deux pièces connues de lui.

-          L'une est un jeu-parti chanté avec Andrieu Bouche, trouvère artésien.

-          L'autre est un morceau du même genre dans lequel on fait intervenir Jehan d'Estuen ou d'Estreux, à qui l'auteur s'adresse.

Jehan d'Estuen est lui-même un autre trouvère hennuyer, né, parait-il, à Tournai, ou en la petite ville de Thuin dont il a emprunté le nom, ou bien encore au village d’Estreux. en Hainaut, qui s'écrit à peu près dans les vieux titres comme le surnom de l'ami de Renier.

 

Quaregnon est un fort et ancien village situé à une lieue et demie de Mons sur la route de Valenciennes, non loin de la commune de Jemappes, célèbre par la bataille du même nom, qui fut la première de toutes les victoires remportées par les armées de la République française.

 

« Le bourg de Quaregnon, quoique riche et populeux, n'a plus rien de poétique maintenant, ni dans son langage, ni dans ses chants, ni dans les allures de ses habitants. Voué entièrement à l'industrie houillère, ce lieu ne renferme guères que des mineurs noirs et grossiers, hommes fort utiles, mais aussi fort étrangers aux muses et à leur galant cortège.

On croirait difficilement aujourd'hui, en parcourant ces nombreuses usines où s'extrait le charbon de terre, que cet endroit ait été le berceau d'un joyeux trouvère, qui a chanté, en langue romane, les amours et les printemps. Il reste, en effet, peu de traces de son passage, à moins pourtant que le Ruisseau du coeur (Rieu-du-cœur)qui baigne ce village, n'ait été ainsi nommé du temps de l'amoureux poète. »

 

Quoiqu'il en soit, Renier de Quaregnon florissait au 13ème siècle. Ses jeux-partis, qui roulent sur des questions assez ardues de la métaphysique de l'amour, se trouvent dans le ms. n° 7613, in-4°, vélin, de la bibliothèque impériale. Le premier se lit au folio 22; il est assez mal écrit, et passablement altéré ; En voici un texte incertain :

 

Renier de Quaregnon à Jehan d'Estuen.

 

Jehan, li quiex (lequel) a mieudre (meilleure) vie,

Ou cils qui tout dis (toujours) amera

Loiaument, mais amés n'est mie (pas),

Ne jà nul jour ne le sera;

Ou chilz (celui) à cui dame a donnée s'amour

Sans jà avoir pensée d'autrui amer

 

Par nesun tour,

Et cil n'amera jà nul jour.

Renier, je dideme partie (je dis de mon côté)

Que cilz trop plus grant deduit a

Qui aime sans penser folie

Que cilz qui riens ne retenra.

D'amours joie n'amie (mot passé par le copiste).

Autre telle s'amis a savourée

Qui se tient adès en amour

Dont nulz qui aime n'a honneur.

Jehan, deduit n'a de mie

Chi ne puis qu'il wit

Qu'il jà n'aura joie ne soulas de s'amie

Ne merci querre n'ossera.

Car s'il li quiert celle li vee

Adont n'a riens qui li agree

S'en a ses cuers moult grant tristour

Et li autres n'en sentdolour.

Renier, ami qui sens envie

Sert amours jà ne sentiras mal

Mais honneur et cortoissie

Maintiens adès et maintiendra.

Qui n'aime joie a oubliée

Car chilz que ne mot se tiestée

En bien amer sans nul retour

Vit en doulereus labour.

Jehan, cilz qui espoire aïe

A grand deduit. Mais poy (peu) fera,

Cil qui toutz jours sert et se prie

Quant voit merci ne trouverra

Cilz n'a de bon soulas denrée

Ainz paie tout adès lebée

Et cilz so delite en doucour

Qui est amez sans nul séjour.

Renier, vo teste est estormie

Point n'aime ne jà n'avenra

Que cilz ait joie de s'amie

Qui est amez quant ne venra

Sen cuer mettre en dame senée

Toute joie a déseurée

Mais cilz qui aime sans folour

Conquiert et a joie graingnour.

 

Le second jeu-parti de Renier de Quaregnon est adressé à Atidrieu Douche :

 

Adriu Douche, ij compaignons

Aininent ij dames bien en foy ;

Li uns de sa dame a son bon

Quant il l i priesens avoy ;

Li autre vers s'amie a fait

Qu'un qu'il espeusse sans nul plait :

Li quiex a plus joie et soulas

Quant il le tient entre ses bras?

Amis Renier de Quareiugnon,

Pueis que respondre a ce vous doi,

Li espoussés ou voeille ou non.

Doit amer sa dame sans destroy ;

Se trop se délite il se mefiait,

Dont li autre tout entre sait

A plus de joie et de degras

Car li espoussez est lues mas.

Audrieu, non est car sans lançon

A de sa dame l'esbanoy

Asseur est sans achoisson

De ce dont cilz est en effroy

Qui bien ainme car pou s'en fait

A quiert sa dame et blasme et lait

Dont cilz ce doit bien clamer

Las, qui fait metre sa dame en bas.

Renier, souffrés car bien set-on

Puis que de sa dame a l'otroi

Li amans ne fait mesproisson

Envers lui, sil en prent pour soi,

Joie et deduit pas ne fourfait

Adeis le doit veoir en tait

Mieus len vaut avoir les de bas

Questre espousséz par saint Thonms.

Andrieu, nus vrais amans de non

Ne desiro ensi coin je croi

Questre aseur sans soupeçon

De sa mie, pour se vous proi

Que vous laissiez ; car a soushait

Œuvre cilzqui s'amie atrait

A lui, si qu'il la en ces las.

Sans départir, ce nest pas gas.

Renier, fol est qui en prison

Se fait métre, foi que doi toi,

Tantqualer puist a guerisson,

Car plus cuns seulz despendent doy.

Qui se marie en prison chiet (tombe)

Et cil qui a delivre vait

De tel penture se fait cras,

De quoy li autres net le tas.

Que vous laissiez ; car a soushait

Œuvre cilzqui s'amie atrait

A lui, si qu'il la en ces las.

 

« Ce ne sont plus des jeux-partis de ce genre qui sont de mode aujourd'hui à Quaregnon.

On y laisse les questions de mariage et de galanterie pour y discuter celles de savoir s'il vaut mieux séparer les grosses gaillettes des fines pour le débit de la houille, ou bien s'il ne serait pus préférable de ramener la vente au charbon tout-venant, tel qu'il sort de la fosse, afin de simplifier la question d'extraction.

Voilà les seuls jeux-partis qui occupent et divisent en ce moment les bons habitants de Quaregnon.

Cependant nous devons dire que dans les jours et les heures de repos que laisse l'exploitation de la houille dans ce riche et populeux village, on s'y livre avec une certaine ardeur à l'exécution de la musique d'harmonie ; qu'une société musicale s'y est organisée, et que dans les concours publics de la contrée elle a souvent emporté les premières médailles d'or qui figurent noblement à la hampe du drapeau de cette compagnie. Ce ne sont plus sans doute des luttes poétiques et galantes qui occupent parfois les habitants de Quaregnon, mais il faut avouer qu'ils ne sont étrangers ni aux charmes de l'art, ni aux douceurs de l'harmonie. »

 

 

Renier de Quaregnon a eu les honneurs d'une courte citation dans l'Histoire littéraire de la France, (tome XXIII, p. 707), dans laquelle on a méridionalisé son nom du nord.

 

 

Il est intéressant de montrer les questions d'amour comme les véritables plaidoiries des Cours d'Amour et de citer les Jehan Bretel, les Renier de Quaregnon, les Andrieu Douche, les Adaai de Givenchy, les Colart-Ie-Changeur, les Jehan de Renti, les Guillaume-li-Wi- nicrs , les Robert Delepierre , et tant d'autres, qui furent, à vrai dire , tantôt les greffiers des cours amoureuses dont Us enregistraient les « jugemens d'amours », et tantôt les plaideurs ou les avocats de ces mêmes tribunaux, quand ils débitaient contradictoirement les contredits sur les questions galantes qu'ils soutenaient.

 

Les manuscrits contenant les poésies des XIIème, XIIIème et XIVème siècles abondent en documents sur les Contes d'Amour du Nord. Outre le Dictionnaire des trois jugements du bon Seneschal de Hainaut, le Jugement d'amours de Gillebert de Beroeville et le Dit d'amours de Nevelos Amions, que nous avons déjà cités autre part (1), on trouve que des comtesses d'Artois, de Flandre et d'Audenarde, ont présidé des Cours et des Puis d'Amour, où se débattaient des questions galantes et courtoises.

 

A Si Peau d'âne m'etoit conté ,

J'y prendrois un plaisir extrême.

 

A la suite des contes , viennent les chansons : ces chansons sont comptées parmi les pièces les plus nombreuses des trouvères de Flandre et de Hainaut ; nous pourrions presque dire, en faisant abstraction de la facilité du genre , qu'elles sont peut-être aussi les plus remarquables. Gilbert de Berneville, le duc Henri de Brabant, Jacques de Cyjoing, Gilles de Beaumont, Regnier de Quaregnon, Gauthier de Soignies, ont une grâce, une légèreté , qui ne sont sans doute pas introuvables aujourd'hui dans leur pays natal, mais qu'on y rencontre néanmoins bien rarement.

 

C'est ici le moment de faire une remarque importante qui doit tendre à rectifier certains préjugés assez généralement répandus : Les princes et les seigneurs du moyen-âge étaient des plus distingués

 

Mons, comme toutes les villes capitales où le prince avait sa résidence et tenait sa cour, eut sans doute, avant comme depuis le douzième siècle, ses joyeux trouvères et ses ménestrels,ses poètes romanciers, amants de la gaie science, qui célébraient dans leurs vers, tantôt les exploits du comte et de ses guerriers, tantôt les triomphes plus doux de la beauté des dames du Hainaut.

Les écrits de nos vieux poètes montois , leurs noms mêmes, sont restés pour ainsi dire ignorés jusqu'aujourd'hui.

 

Trouvent-, trouvère, trouvadour, troubadour, sont des mots qui correspondent à notre expression poète, formée du grec mu* (poiéo) qui signifie intenter, trouver.

Le Hainaut, où l'amour de la rime florissait dans ces anciens temps, peut être considéré comme le berceau de la poésie française.

 

C'est un fait digne de remarque que le Hainaut, l'Artois, le Cambrésis et la Flandre soient, de toutes les provinces de France en deçà de la Loire, celles qui, au treizième siècle, aient compté le plus grand nombre d'écrivains en vers, et que tous ces écrivains aient été regardés comme les meilleurs de leur temps.

17:19 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28.12.2008

EN ESPANOL....PATRONYMES JUIFS

Texte envoyé par Rebeca Levy (esposa Piérart) Israël

Solo los aristócratas y gente adinerada poseían apellidos en Europa del este hasta los años de Napoleón en el principio del siglo 19. La mayoría de los judíos de los países capturados por Napoleón (Rusia, Polonia y Alemania) fueron obligados a tener apellido por cuestiones impositivas.

 

Después de la derrota de Napoleón, muchos judíos abandonaron sus apellidos y volvieron a sus ancestrales "hijo de…" como por ejemplo: MENDELSOHN, JACOBSON, LEVINSON, etc.

 

Durante la llamada Emancipación, los judíos otra vez fueron obligados a usar apellidos. En Austria, el emperador Jose hizo que los judíos usaran apellido a fines de los años 1700, Polonia en 1821 y Rusia en 1844. Es probable que algunas de nuestras familias tengan apellido desde hace no más de 150 años.

 

En Francia y países anglosajones los apellidos se impusieron en el siglo 16. Los judíos sefaradíes si poseen apellidos desde hace siglos. En España, antes de la reina Isabel, fue una época de oro para los judíos. Estos fueron expulsados el mismo año en que Colon viajó a América.

 

Los primeros judíos americanos fueron sefaradíes

 

En general había cinco tipos de apellidos. La gente debía pagar para elegirlos, por eso los adinerados tenían apellidos más bonitos y no así los pobres que se conformaban con lo que les tocase en suerte.

 

1—Apellidos que describían al dueño de casa:

Ejemplos:

HOCH (alto) ,

KLEIN (pequeño),

COHEN (rabino),

BURGER (morador del pueblo),

SHEIN (bonito),

LEVI (cantor del templo),

GROSS (grandote),

SCHWARTZ (oscuro),

WEISS (blanco),

KURTZ (petiso)

 

2 – Apellidos que describían ocupaciones:

Ejemplos:

HOLTZ (madera)

HOLTZKOCKER (carpintero),

GELTSCHMIDT (joyero),

SCHNEIDER (sastre),

KREIGSMAN (guerrero),

MALAMED (maestro)

EISEN (hierro),

FISCHER (pescador)

 

3—Apellidos según el lugar de residencia:

Ejemplos:

BERLIN,

FRANKFURTER,

DANZIGER,

OPPENHEIMER,

DEUTSCH (Alemán)

POLLACK (Polaco),

BRESLAU,

MANNHEIM,

CRACOW,

WARSHAW

 

4 – Apellidos comprados:

Ejemplos:

GLUCK (suerte),

ROSEN (rosas),

ROSENBLATT (hoja de papel rosa),

ROSENBERG (montaña rosa),

ROTHMAN (hombre colorado),

DIAMOND,

KOENIG (rey),

KOENIGSBERG (montaña del rey),

SPIELMAN (hombre jugador),

LIEBER (amante),

BERG (montaña),

WASSERMAN (hombre del agua),

KERSHENBLATT (papel de iglesia)

 

5—Apellidos asignados (usualmente no deseados):

Ejemplos:

PLOTZ (que morirá),

KLUTZ (torpe),

BILLIG (barato)

 

========================================================

 

Nombres verdaderos de judios conocidos:

 

Woody Allen --- Alan Stewart Koenigsberg

June Allyson --- Ella Geisman

Lauren Bacall --- Betty Joan Perske

Jack Benny --- Benjamin Kubelsky

Irving Berlin --- Israel Baline

Milton Berle --- Milton Berlinger

Joey Bishop ---Joseph Gottlieb

Karen Black --- Karen Blanche Ziegler

Victor Borge --- Borge Rosenbaum

Fanny Brice --- Fanny Borach

Mel Brooks --- Melvin Kaminsky

George Burns --- Nathan Birnbaum

Eddie Cantor --- Edward Israel Iskowitz

Jeff Chandler --- Ira Grossel

Lee J. Cobb --- Amos Jacob

Tony Curtis --- Bernard Schwartz

Rodney Dangerfield --- Jacob Cohen

Kirk Douglas --- Issue Danielovich Demsky

Melvyn Douglas --- Melvyn Hesselberg

Bob Dylan --- Bobby Zimmerman

Paulette Goddard --- Marion Levy

Lee Grant --- Lyova Geisman

Elliot G ould --- Elliot Goldstein

Judy Holliday --- Judith Tuvim

Al Jolson --- Asa Yoelson

Danny Kaye --- David Daniel Kaminsky

Michael Landon --- Michael Orowitz

Steve Lawrence --- Sidney Leibowitz

Jerry Lewis --- Joseph Levitch

Peter Lorre --- Lazlo Lowenstein

Elaine May --- Elaine Berlin

Yves Montand --- Ivo Levy

Mike Nichols --- Michael Peschkowsky

Joan Rivers --- Joan Molinsky

Edward G. Robinson -- Emanuel Goldenberg

Jane Seymour --- Joyce Penelope Frankenburg

Simone Signoret --- Simone-Henriette Kaminker

Beverly Sills --- Belle Silverman

Sophie Tucker --- Sophia Kalish

Gene Wilder --- Gerald Silberman

09:24 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.12.2008

EN ESPANOL...RESUMEN DEL BLOG

Voy reanudar aquí los elementos históricos principales recogidos en mi blog y a traducir en español.

 

1) “Piérart”

Como la mayoría de los apellidos, “Piérart” es un nombre mediaval que deriva de “Pierre” (Pedro). 

Se lo encuentra escrito como tal y en forma de nombre en distintos documentos de los 14.o y 15.o siglos .

La transformación de los nombres en “patronímicos” fecha del siglo XVI cuando resultaba imposible reconocer las personas entre ellas porque sólo disponían de un nombre.

En ese momento, a menudo han tomado el nombre de su padre como apellido (aquí la familia « de » Piérart).

 

2) Origen

Los documentos históricos que reuní certifican de la presencia de nuestra familia en el “Condado del Hainaut”.

Es necesario explicar brevemente que Bélgica actual se forma por los antiguos Condados (Flandes-Brujas, Hainaut-Mons), Ducado (Brabante-Bruselas), Principado (Lieja) etc…

El Condado del Hainaut que tenía como capital la ciudad de Mons (a 10kms de Wasmuël) se extendía hasta el siglo XVII entre Mons y Tournai (Bélgica) y Valenciennes y Maubeuge (Francia).

Esto es Luis XIV, el Rey de Francia, que ha reanudado territorios al siglo XVII lo que supone que de las regiones (antes Condado del Hainaut) son el “Hainaut hoy francés”.

Se encuentra el “Piérart” como campesinos en la región de Maubeuge (hoy en Francia).

Su oficio es “censier” (campesino) lo que significa que alquila bienes que pertenecen al Conde (lo que explica los “libros de contabilidad” citados más arriba que es la contabilidad entre los Condes y sus campesinos).

La valle industrial (pantano y a continuación minas de carbón) que tiene por centro geográfico Quaregnon y Wasmuël se desarrolla y a partir del siglo XVIII.

Se encuentran entonces a los campesinos Piérart a Wasmuël como obrero en las minas.

Este empleo va a durar hasta nuestras partes abuelos (mi parte abuelo y Ernest Narcisse trabajaban en las minas de carbón).

Esta actividad (las minas) va a cesar definitivamente en los años sesenta (1960) porque era necesario ir a buscar el carbón demasiado profundo (como a Lota!).

 

3) Los antepasados Ernest Narcisse Piérart y Constance Vankeerberghen

Los padres de Ernest Narcisse (Jean-Baptiste y Marie-Angélique Delaunoy que son también mis partes posteriores abuelos) vivían ya “calle del Pantano” (rue du Marais) al número 25 a Wasmuël.

Los padres de Constance Vankeerberghen (Keerberghen es un pueblo de Brabante) vivían calle de Wasmuël (viví esta calle hasta en 1972) a Quaregnon por 1 km de la calle del Pantano (rue du Marais).

Son flamencos originarios de los 2 pueblos cerca de Bruselas (a 5 kms de mi casa actual).

A Concepcion, Loreto Piérart posee el “cuaderno de obrero” de Ernest Narcisse que fue minero de carbón durante 10 años hasta en 1889 antes de ir a Chile.

 

4) Los grandes padres Ernesto y Maria

Ernesto es el hijo de Ernest Narcisse y Constance. Nació en Chile.

Fue de vacaciones a Bélgica hacia 1910 en su tía Victorine (que era la madrina de mi abuelo) hay su prima Maria Fontaine-Piérart.

Maria y su madre viven “calle del Pantano” (rue du Marais) número 133, mi abuelo en la misma calle.

Maria y mi abuelo Jules trabajan ambos en su tío Florian que es el proprietario de una fábrica de zapatos y de un gran almacén a Quaregnon (véase fotografía).

Florian no tiene niños. Sabemos que consideraba a Maria y a Jules como sus niños. Maria cita a menudo este almacén en sus cartas. Parece que había a menudo.

Ernesto vuelve a entrar a Chile y estos 2 jóvenes primos comienzan a escribirse (Loreto Piérart posee muchas cartas). Caen enamorados.

La 1.o Guerra Mundial (1914-1918) llega. Bélgica está ocupada por Alemania.

Existe un correo en el cual los padres de Ernesto y los de Maria convienen juntos que “…el matrimonio va a ir puesto que él se conoce y que es la misma familia”.

A partir del final de la guerra en 1919, Maria, su madre, su suegro Henri Caufriez (papá Fontaine muerto, Victorine casada de nuevo) y su hermanastra Edith (familia Labadia-Caufriez de Santiago) van a Chile.

Maria se marrie con Ernesto… son los grandes padres.

 

5) Consecuencia

Se casa a mis grandes padres desde hace algunos meses (en julio) cuando Maria va a Chile (en septiembre).

La casa de calle de Pantano (rue du Marais) 133 se vende (entre 1950 y 1985, esta misma casa estará habitada por uno de mis amigos en quienes voy en los años sesenta ignorando que estoy en la casa de Maria).

Mi papá nace en enero de 1922.

Ernest Narcisse y Constante vienen en visita a Bélgica en el tío Florian (hijo de Ernest) a la primavera 1922.

Florian es, en ese momento, el Burgomaestre (Alcalde) de Quaregnon.

10:41 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

18.12.2008

JOYEUX NOEL

Un Joyeux Noël et une bonne année à tous.... les Piérart

Feliz Navidad y prospero año nuevo a todos…. los Piérart

 

12:53 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

12.12.2008

LES PATRONYMES

  

Il convient avant tout de définir la notion de nom. Les noms sont divisés en deux ensembles distincts.

Les premiers à apparaître dans l'histoire de l'anthroponymie sont les noms individuels, répartis en trois sortes :

- Les prénoms (ou noms de baptême) sont ceux que l'on a reçus à la naissance ; on peut en posséder un ou plusieurs.

- Les surnoms (ou sobriquets) sont ceux que l'on peut recevoir au cours de sa vie.

- Les pseudonymes sont ceux que l'on se donne soi-même, pour une raison ou pour une autre.

Les noms individuels sont attachés aux personnes qui les portent. Ils disparaissent à leur mort sans être transmis à qui que se soit.

 

Apparus plus tardivement, les noms collectifs sont ceux qui nous intéressent ici ; il s'agit des patronymes ou noms de famille. A l'heure actuelle, ils sont héréditaires.

Afin d'avoir une idée précise du parcours du patronyme, de ses origines à sa forme actuelle, plusieurs point sont à étudier.

Chapitre I - HISTOIRE DES NOMS DE FAMILLE

Dans la plupart des civilisations antiques, un seul nom servait à désigner l'individu. Ce nom restait attaché à la personne de sa naissance à sa mort, sans être toutefois héréditaire.

Seuls les Romains utilisaient un système de trois noms : le prénom, le gentilice (nom du groupe de familles) et le cognonem (surnom, devenu nom de famille). Cependant, les gens du peuple ne portaient en général que deux noms : le prénom et le cognonem.

Avec l'expansion romaine, le système à trois noms s'est étendu sur tout l'Empire et notamment la Gaule.

Les invasions barbares du Vème siècle détruisent l'Empire romain d'Occident et font disparaître le système à trois noms de la Gaule.

En effet, les populations adoptent alors la coutume des vainqueurs, qui était la leur avant l'arrivée des Romains. Ils ne portent désormais qu'un nom individuel, qui ne se transmet pas d'une génération à l'autre. Ce système va perdurer jusqu'au Xème siècle.

C'est en effet au Xème siècle que le processus de création des noms de famille s'amorce. Face aux problèmes engendrés par un trop grand nombre d'homonymes, le nom individuel est peu à peu accompagné par un surnom. Avec l'usage, ce surnom tend à devenir héréditaire. Ce phénomène se rencontre d'abord parmi les familles nobles, puis s'élargit à l'ensemble de la population à partir du XIIème siècle.

A partir du XVème siècle, un long processus de fixation des noms de famille s'amorce. Par ailleurs, le pouvoir politique s'intéresse à la question et réglemente progressivement l'existence des noms de famille.

En 1474, Louis XI interdit de changer de nom sans une autorisation royale.

En 1539, François Ier promulgue l'ordonnance de Villers-Cotterêt (voir page ci-après). Celle-ci rend obligatoire la tenue de registres d'état-civil. Cette tâche est confiée aux curés, le Clergé constituant la seule « administration » présente dans tout le royaume. En fait, la décision royale officialise et généralise une pratique déjà en usage depuis le siècle précédent, principalement dans les villes.

Avec la Révolution française, la tenue de l'état-civil quitte le cadre de la paroisse. Elle passe désormais dans les attributions de l'État et se fait à la mairie de chaque commune.

La loi du 6 fructidor de l'an II (23 août 1794) interdit de porter d'autre nom et prénoms que ceux inscrits à l'état-civil.

En 1870, l'apparition du livret de famille fige définitivement l'orthographe de tous les patronymes.

Chapitre II – ORIGINES DES NOMS DE FAMILLE

Les noms existants sont liés aux origines de la population, formée par les colonisations, les invasions et l'immigration. Chacun a apporté avec lui sa propre langue et donc ses propres noms. En effet, l'onomastique est étroitement liée à la linguistique, la plupart des noms ayant une signification précise.

Les origines des noms français

Plusieurs peuples ont marqué la formation des noms français. Si les plus importants l'ont fait en colonisant ou en occupant le territoire (Gaulois, Romains, Germains), d'autres ont utilisé ces derniers comme intermédiaires en influençant leurs noms avant que ceux-ci n'influencent les nôtres (Hébreux, Grecs). Enfin, la dernière étape de ce processus fut réalisée avec la forme ancienne de notre propre langue.

Origine hébraïque :
Les noms hébreux appartiennent a plusieurs langues sémitiques différentes, telles que le phénicien, l'araméen, le syrien, le moabite, etc. Plusieurs de ces noms sont anciens et leurs sens restent obscurs.

Certains évoquaient des particularités physiques ou morales. Par exemple Laban signifie « blond » ou « blanc », Salomon « le pacifique ». D'autres étaient des noms d'animaux ou de fleurs : Jonas « pigeon », Rachel « brebis », Suzanne « lys ». D'autres encore avaient des sens variés, comme Anne « la bienfaisante ».

Beaucoup de noms sémitiques renfermaient un nom de divinité : on les appelle des noms théophore, ce sont des noms composés dans lesquels l'élément signifiant « dieu » est souvent el, et parfois iahouh. Ainsi Samuel signifie « Dieu a entendu mes prières », et Mathieu « l'homme de Dieu ».

On trouve de nombreux noms symboliques, comme Abel « fils », Ainsi que des noms simples et composés, à caractère mystique : Jacob est par exemple devenu Jacques « celui qui suit Dieu ». Peu a peu, des noms étrangers apparurent dans l'anthroponymie hébraïque. Des noms babyloniens furent ainsi adoptés pendant la captivité des Hébreux à Babylone. L'usage du surnom, souvent étranger, se développa tardivement.

Dès l'époque chrétienne, certains noms hébreux dont la signification était apparente ont été traduits en grec, puis en latin. Ainsi Nathael « présent de Dieu » est devenu Théodore ; Cephas « le rocher » , est devenu Petros, Petrus, puis Pierre. Grâce au christianisme et à la propagation de l'écriture, les noms hébreux se sont répandus partout dans le monde. Ces noms ont joué un rôle immense dans l'histoire des noms de personnes.

Origine grecque :
Les noms grecs sont apparus sous leur forme actuelle aux alentours du IVème siècle. Les anciens ne portaient qu'un seul nom, individuel et viager. La plupart de ces noms étaient d'anciens surnoms exprimant une qualité ou un défaut, une caractéristique quelconque, physique ou morale. Par exemple Agathe signifie « la bonne femme », Aristide « le meilleur ».

Dès l'époque chrétienne, les surnoms métaphoriques firent place à des surnoms formés sur le modèle de ceux des esclaves. André, le nom d'un esclave, signifie « viril ».

Dans les temps les plus anciens (avant l'époque homérique), des patronymes s'étaient formés parmi les familles nobles à l'aide d'un suffixe ajouté au nom de l'ancêtre fameux dont ils prétendaient descendre. Ce suffixe était généralement eides : ainsi, les Atrides prétendaient descendre d'Atrée, les Héraclides, d'Héraclès, etc.

Malgré leurs originalités et leur diversité, les noms pouvaient prêter à confusion. C'est pourquoi on avait l'habitude de joindre au nom individuel, celui du père (ou génitif) et celui du deme (district) dont le jeune Athénien faisait partie.

Ces noms grecs ont donné de nombreux prénoms et quelques noms de famille qui en sont dérivés tels que Nicolas, Georges ou André.

Origine latine :
Pour différencier les personnes portant un même nom individuel, les Romains ont eu recours à des surnoms devenus héréditaires.

Dès l'époque la plus ancienne, le Romain de condition libre porte un prénom (praenomen) et un nom de famille (ou gentilice).

Le gentilice est le nom par excellence, commun à tous les individus mâles et femelles de la lignée (la gens), à leurs affranchis et à leurs clients ; la gens, famille au sens large du terme, regroupe toutes les familles descendant d'un ancêtre commun.

Plus tard, le citoyen romain possède deux noms de famille. Désormais il porte, à côté du gentilice, le nom de sa branche familiale, c'est-à-dire de sa famille dans son sens restreint : c'est le cognomen (ou secondnom).

Le citoyen romain dispose ainsi de trois noms, auxquels il faut éventuellement ajouter le surnom personnel, l'agnomen ou « sobriquet personnel ».

Scipio l'Africain, vainqueur d'Hannibal à Zama en 202 avant notre ère, s'appelait Publius Cornelius Scipio Africanus. Cet exemple montre que le nom de la gens occupait toujours la seconde place lorsque le prénom était exprimé.

Manius, venant de mane « le matin », était le nom donné à l'enfant né le matin. On peut également citer d'autres exemples comme Marcus « le marteau », Paulus « petit », etc...

Les noms des gentes, les gentilices, sont presque tous d'anciens sobriquets, des surnoms agricoles. Par exemple Aemilius signifie « le rival », Aurelius « celui qui brille », Fabius, (qui vient de faba « la fève ») « le producteur de fèves », Hortensius (de hortus, « le jardin ») « le jardinier ».

Les noms des familles sont aussi d'anciens surnoms devenus héréditaires. Ils devaient primitivement caractériser une qualité ou un défaut physique ou moral, ou bien donner une indication de parenté. Ainsi, le sens d'Albinus est « blanc de teint », Avitus « l'aïeul », Balbus « bègue », Regulus « petit roi », Varus « qui a les jambes arquées en dehors ».

Ce système de trois ou quatre noms a pris fin avec la chute de Rome au Vème siècle.

Origine gauloise :
Les noms gaulois, sont les plus anciens. Ils désignaient autrefois les rivières, les montagnes, les vallées et les forêts de la Gaule antique. Compte tenu des différentes invasions que cette région a subies tout au long de son histoire, peu de personnes peuvent se prévaloir d'un nom réellement et authentiquement gaulois.

Les noms gaulois se répartissent en deux catégories distinctes :

Les noms simples :
Ce sont les plus anciens. Leurs radicaux sont souvent obscurs : Carvos « le cerf », Melisso « doux ». Les noms féminins correspondants étaient Carva et Melissa.

Les noms composés :
Ce sont des noms plus récents, à caractère métaphorique, c'est-à-dire à valeur imagée. C'étaient surtout des noms de guerriers et d'aristocrates : Orgetorix « le roi des tueurs », Restugenos « fils du droit ».

Avec l'expansion romaine, le système de noms romain s'est étendu à la Gaule et à l'Helvétie provoquant ainsi des mélanges entre noms latins et gaulois. C'est pour cette raison que l'on retrouve encore à l'heure actuelle dans les noms français, des préfixes ou des suffixes des deux cultures.

Origine germanique :
Les noms d'origine germanique constituent une grande partie des noms de famille. Leur origine remonte aux invasions germaniques qui ont touché la Gaule aux IVème et Vème siècle. Ces noms ont été adoptés par les populations comme noms de baptême, par imitation des vainqueurs et nouveaux maîtres (ex. : Hrodberht « glorieusement brillant » (Robert) ou Richard « qui règne fort »).

Ainsi, au IXème siècle, la quasi-totalité du nord de la France a adopté un nom d'origine germanique. Dans le sud et surtout le sud-est, l'influence romaine y était plus ancienne et plus forte : les consonances germaniques y sont donc moins présentes.

Les noms composés :
Solennels, officiels, le plus souvent aristocratiques, ils représentent la majorité des noms germaniques. Ce sont généralement des mots métaphoriques, à valeurs sentimentales. Ils évoquent les dieux, la protection divine, la gloire, le combat, etc.
Ils sont également caractéristiques de la mentalité active et guerrière des Germains : Robert « glorieusement brillant », Léonard « au cœur de lion », Alamariko (roi des Wisigoths) signifiant « roi laborieux, actif ».

Les noms simples :
On les retrouve fréquemment dans les actes médiévaux et un très grand nombre ont donné des prénoms et des noms de famille français : Boso « courroucé » (Bozon, Bozonnet), Otto (Aud) « le propriétaire ».

L'ancien français :
L'ancien français est une langue qui vient de la forme populaire du latin et qui s'est enrichi de l'apport de différentes langues comme celles des envahisseurs Germaniques, Saxons, Espagnols, Italiens, ou Flamands. C'est ainsi que la langue parlée par les Gallo-romains fut d'abord notablement modifiée par les Francs.

Leur enregistrement systématique sur les registres d'état civil, qui commençaient à rythmer la vie sociale en France, ont permis de les sauvegarder sans subir de trop grandes déformations orthographiques.

Les prénoms
Lors de la formation des noms de famille, entre le XIIème et le XVème siècle, on eut recours aux noms individuels. On retrouve aujourd'hui parmi les noms de famille des prénoms encore portés de nos jours (Alexandre, du grec « celui qui repousse l'ennemi » ; Renaud, du germanique « celui dont l'intelligence gouverne » ; Richard, du germanique « le chef hardi » ; etc.) et d'autres noms de baptême désormais plus rares (« Garnier, du germanique « le guerrier défenseur » ; Béranger, du germanique « l'ours armé d'une lance » ; Landry, du germanique « le chef du pays » ; etc.).

Origines germanique et « chrétienne » des prénoms :
On distingue en effet les prénoms d'origine germanique et ceux d'origine dite « chrétienne ». Les prénoms germanique remonte à la période faisant suite aux invasions du Vème siècle : les noms des nouveaux maîtres de l'Europe occidentale connaissent un immense succès. Toutefois, l'habitude de choisir des prénoms inspirés par la Bible et les recueils hagiographiques s'établit peu à peu. Ces noms « chrétiens » sont d'origines hébraïque, grecque et latine.

Noms composés à partir de prénoms :
Une autre catégorie rassemble les noms composés de deux noms de baptême accolés, ou bien d'un prénom suivi d'une épithète. On retrouve ainsi des noms de famille comme Jeanpierre, ou encore Petitjean que l'on peut également classer avec les surnoms.

Les hypocoristiques :
Il s'agit de diminutifs dérivés des noms de baptême. Ils sont le principal champ de création du Moyen-Âge dans le domaine des noms individuels, notamment à partir du XIIIème siècle. Cette période correspond à la généralisation de l'usage du français dans les actes écrits.

Ces diminutifs s'obtiennent au moyen de suffixes variés. L'héritage germanique a laissé des dérivations basées sur les consonnes k, l, n et s, ainsi que sur -eko, -uko, -kin, -quin, -cart, -quart, -kel -esson, -eson, -essin et -enus. D'autre part, le latin a donné les suffixes -et, -ot, -in, -on et -ellus ; on retrouve également -in, -on et -el.

Enfin, l'ancien français utilise les terminaisons -ard, -art, ault, -aut ou -ier pour remplacer le germanique -hard.

VOIR « PIÉRART »

Au fil du temps, de nouveaux éléments sont apparus à partir des précédents : -elet, -elot, -elin, -elain, -elart, -elon, -eron, -ignon, -ilot, -illot, -illart, -inet, -onet, -sonet, -etin, -otel et -otin ; ou bien, un second suffixe a pu se superposer au premier. Les hypocoristiques féminins reprennent ces suffixes en les adaptant, selon les cas, par le rajout d'un e et le doublement de la consonne finale (exemple : -et, -ette ; -ot, -ote ; etc.), ou en utilisant une variante spécifique (-ain, -ée, etc.).

Les noms de saints :
Certains prénoms tirent leur origine directement parmi les noms des saints des calendriers. Cette pratique remonte au concile de Trente (XVIème siècle), quand l'Église recommanda aux fidèles d'adopter des noms illustrés par les saints.

Par la suite, ces prénoms ont fournis certains noms de famille, parfois en étant précédé du mot « saint ». Cette méthode a l'avantage de procurer un large choix de nouveau patronymes, par exemple lorsqu'il est urgent d'en créer un grand nombre. Elle fut notamment utilisée pour donner un état-civil aux enfants abandonnés, ou aux nouveaux citoyens lors de l'abolition de l'esclavage en 1848.

Les prénoms renversés :
Enfin, il peut arriver que l'orthographe des noms de baptême soit renversé pour servir de patronyme : Lerigab (Gabriel), Luap (Paul), etc.

Les surnoms.
Les surnoms constituent la catégorie de base des noms de famille. S'ils peuvent être facilement confondus avec les surnoms dits « physiques » ou « moraux », ou encore les « sobriquets », ils étaient motivés par un trait marquant de l'individu qui se trouvait ainsi nommé sans ambiguïté, dans le cercle restreint de son village et de ses proches.

C'est ainsi, par exemple, que deux personnes ayant le même nom de baptême, se verront distinguées par l'attribution d'un adjectif qui, au fil des évolutions, deviendra son nom de famille. Par exemple, si deux personnes d'un même village portent le nom de Bernard, on attribuera à l'un des deux un nom faisant référence soit à une de ses qualités propres, soit à son lieu d'habitation. Le nom ainsi donné sera alors Petibernard ou Bernarmont.

Les surnoms peuvent également désigner une expression employée fréquemment. Ainsi, un homme répétant souvent « par la grâce de Dieu » se verra appelé Pardieu.

Nous allons poursuivre en évoquant ci-dessous différentes formes de surnoms utilisés pour caractériser leurs porteurs : les noms de lieux, les noms « d'état », les noms de métiers, les sobriquets, puis les surnoms moraux et physiques.

Les noms de lieux :
Au Moyen-Âge, pour différencier les personnes (nobles et roturiers) qui n'avaient qu'un nom de baptême, on les surnommait souvent du nom de leurs terres d'origines. C'est à cette époque que des noms comme Duhamel (« le hameau »), Dumas (« la ferme ») ou Castel (« le château ») virent le jour.

A l'heure actuelle, les noms de lieux constituent une grande partie des noms de famille. Ils font référence à deux types de lieux:

Les lieux-dits :

Ce sont des noms empruntés aux domaines dont la propriété passait d'une génération à une autre au rythme des héritages. Parmi les porteurs de ces noms, il en est beaucoup qui ne possèdent plus les domaines correspondants. Pourtant, il n'est pas rare de retrouver certains porteurs de noms de lieux non loin de l'endroit en question.

La provenance :

Ces noms désignaient les lieux proches du domicile d'un individu (route, chemin, source, cours d'eau, marécage, toponymie alpine, monastère, chapelle, etc.), ou les régions d'origine de nouveaux habitants (hameau, village, ville, région, pays, etc.).

Il pouvait s'agir, par exemple, d'une personne vivant près d'un pont (Dupont, Dupontet, Dupontel etc.), ou venant d'Auvergne (Lauvergne, Larverne, Larvergne etc.).

Mais on désignait également l'individu par un terme rappelant la caractéristique de sa maison : Kergoat (« maison en bois »), Piarresteguy (« demeure de pierre »).

Les noms dit « d'état » :
Cette catégorie regroupe des noms issus des fonctions occupées par les personnes auxquelles ils ont été attribués.

Ils apparaissent en France à partir du XIIème siècle, époque à laquelle la vie sociale prend une véritable place en France. C'est en effet la période où naît la petite bourgeoisie englobant les artisans, les petits commerçants, ainsi que toutes les professions issues de la fonction publique. Les avocats et les religieux, jusqu'alors au service de la noblesse, se mettent a côtoyer cette bourgeoisie génératrice de développement économique.

Les porteurs de ces noms n'exerçaient pas forcement cette profession. En effet, le maître dont ils dépendaient transmettait à ses serviteurs son nom générique.

La quasi totalité de ces noms révèlent une caractéristique liée a la vie sociale (Ex. : Avoyer « Avocat », Chevalier, Maréchal, Prévosts, Clerc, Abbey, Évêque).

Il est à noter que ces noms se retrouvent souvent, avec dans certains cas des modifications orthographiques liées au changement de région, le sens ne changeant guère.

De part leur spécificité ces noms sont les plus rares en France.

Les noms de métiers :
Entre le Vème et le Xème siècle, les habitants ne portaient que leurs noms de baptême. A partir du XIIème siècle, pour différencier les homonymes devenus trop nombreux, certains noms de métiers furent adoptés pour désigner les individus.

C'est plus tard, au hasard d'un acte de baptême, de mariage ou de sépulture que les noms de métiers sont devenus héréditaires, se transformant en nom de famille.

Il est à noter, que ces noms relèvent plutôt d'une origine citadine. En effet, c'est dans les bourgs et dans les lieux de foires que l'on retrouve le plus souvent artisans et négociants. Voici quelques exemples de noms de métiers : Couturier, Fournier, Lefebure, Barbier, Wagner (charron), Schumacher (cordonnier), Mitterand (le mesureur).

Les sobriquets :
Il est assez difficile de bien repérer un nom répertorié comme « sobriquet ». Ces noms sont en effet des déformations humoristiques ou fantaisistes. Cependant, ils peuvent également exprimer une caractéristique morale ou physique, sans pour autant devoir être considérés comme des noms dits « à caractère physiques ou moraux ».

Ils ne sont pas forcément péjoratifs, mais expriment plutôt une particularité chez un individu. Ce dernier, une fois dénommé par ses pairs, créait sa propre famille autour de ce nom.

Ces noms sont apparus au Moyen-Âge et sont dans bien des cas des adjectifs. Par exemple : Bachelard (« jeune garçon a marier »), Gagnebin (« qui sait gagner de l'argent »), Lesot (« celui qui ramenait l'eau »), Couard (« désignait un homme peureux »), Romeu (rappel le pèlerinage d'un individu à Rome), Lesoldat, etc.

Les surnoms « moraux » :
Les noms dits « moraux » sont apparus en France aux alentours du XIIème siècle. Ils désignaient les personnes qui se distinguaient par leurs qualités ou leurs défauts : Vaillant, Hardy (« homme brave »), Doucet (« homme gentil », « doux »), Lesage (« homme savant »), Agassi (« celui qui jacasse »).

Les animaux servaient aussi de référence pour qualifier les surnoms moraux : Renard (« le rusé »), Chevrier (« chèvre », désignait un homme leste, agile), Cocteau (« coq », désignait un homme vaniteux, orgueilleux, querelleur).

Les surnoms « physiques » :
Les noms à caractéristique « physiques », sont apparus, comme d'autres types de noms, aux alentours du XIIème siècle.

Ces noms de famille étaient donnés aux personnes qui présentaient une particularité physique apparente permettant de les distinguer. Ces particularités étaient bien souvent en rapport avec la morphologie.

Les autres types de noms.
Après les deux grands groupes des noms issus de prénoms et ceux issus de surnoms, il reste a en étudier d'autres quantitativement plus restreints : les noms exprimant un lien de parenté ; les noms ayant une signification incertaine ; et diverses autres origines ( noms de végétaux, d'armes, d'outils, d'objets divers, de divinités antiques et de personnages mythologiques).

Les noms exprimant la parenté :
Les noms dits de « parenté » sont généralement très courants chez tous les peuples quelque soient leurs origines.

Ces noms ont servi à rattacher les individus à leur ascendance au Vème siècle, époque où les noms de familles n'étaient pas héréditaires. On comptait différents modes de filiation selon les pays. C'était une façon naturelle de créer des patronymes qui identifiaient les familles.

Pour bien comprendre les différentes formes que ces noms pouvaient prendre, voici une liste non exhaustive des différentes formes de noms de « parenté ».

chez les Grecs (-poulos) : Xantopoulos, Rastapopoulos ;

chez les Arabes (ben -) : Ben Guigui ;

chez les Irlandais (o'-) : O'Neal , O'Brien ;

chez les Écossais (mac-) : Mac-Mahon, Mac-Donald, Mac-Cormick ;

chez les Germains (-s) : Robberts ;

chez les scandinaves et les néerlandais (sen, soone, en, s) : Leenesoone, fils d'Helene, Matheeusens (fils de Mathieu), Wilsen (fils de Guillaume).

chez les slaves (-vitch) : Petrovitch (Fils de Pierre) ;

chez les polonais (-ski), : Poniatowski ;

chez les roumains (-escu) : Basilescu (fils de Basile) ;

chez les bretons (ab-, ap-) : Abalan, Abguillerm.

Toutes ces adjonctions ont la même signification : « fils de » ; elles sont ajoutées au prénom de l'ancêtre fondateur de la famille.

En français, la filiation se rend par les prépositions « a », « de » ou « d' » : Degeorges, Dejean, Dustin, Ageorges, Alamartine, etc.

Il est à noter que les noms de parenté sont très rares en français.


Les noms à l'étymologie incertaine :
Les noms d'origines incertaines, sont les noms qui ne peuvent pas se classer clairement dans les grandes catégories de noms que l'on a pu répertorier en France au cours des époques et que nous avons vu ci-dessus.

Ces noms peuvent être classés en quatre catégories:

Les noms dont l'origine est connue et dont le sens est difficile a interpréter :

Beaucoup de noms d'origine germanique, gauloise et latine font partie de cette série.

Exemple: Rocard (d'origine germanique).

Les noms qui ont été donnés aux enfants trouvés :

Le choix des noms se faisaient en fonction de divers éléments : nom du saint du jour où a été trouvé l'enfant, nom de mois, etc.

Exemple: Avril.

Les noms dont le sens est variable selon les régions :

Par exemple, le nom Varay désigne l'originaire du Varay, pays du Doubs. Cependant, il s'agissait dans le bordelais, du fusain utilisé pour faire des quenouilles.

Les noms dont le sens a évolué suite à des modifications phonétiques successives :

Ces noms ont subit une telle évolution, qu'il est désormais pratiquement impossible d'en trouver l'origine.

Exemple: « Vrayer » est un dérivé de « vrai », ou représente une forme de « brailler », dans ce derniers cas le « v » et le « b » se confondent souvent).

Origines diverses :
On peut également évoquer les patronymes provenant de noms de végétaux (Dubois, Castan « châtaignier », Lavigne, etc.) ; d'armes, d'outils et d'objets divers (Beaudelaires « coutelas », Hachette, Bonnet, etc.) ; et enfin de divinités antiques et de personnages mythologiques (Apollon, Narcisse, Jason, etc.).

Les origines spécifiques à certaines régions.
Certaines régions possèdent des noms de famille qui leurs sont spécifiques. Cela vient de leur histoire : peuplements différents, langues différentes ou rattachements tardifs à la France. C'est le cas du Pays basque, de la Bretagne, des Flandres françaises, de l'Alsace-Lorraine, du Roussillon, de la Corse, et des régions de langue occitane et franco-provençale.

Origine basque :
Le basque est une langue non indo-européenne à l'origine inconnue. En effet, personne ne sait exactement d'où vient le peuple basque. Cette langue est parlée au Pays basque (département des Pyrénées-Atlantiques) et y est nommé euskera . Environ 200 000 personnes la pratique en France (Michel Malherbe, Les langages de l'humanité, Éditions Seghers, Paris, 1983, p. 212).

Les noms de famille basques sont issus dans leur très grande majorité du nom de la maison-souche (extondoa). Elle-même était le plus souvent déterminée par les détails du lieu où elle était érigée. En effet, 90% de ces patronymes sont des noms de lieux-dits ou de localité. C'est ainsi que le peuple basque s'est singularisé en rattachant l'homme à sa maison et à sa terre jusque dans son nom. Cet usage est très ancien.

Le nom de famille est entré progressivement en usage entre le XIIème et le XIIIème siècle. Les patronymes et noms de maison ont donc été pendant longtemps indissociables.

Une autre série de noms de famille désignent les maisons, non par leur toponymie, mais par le nom de leur propriétaire, son prénom, ou bien encore sa profession : Pierrasteguy « domicile de Pierre

», Paulorena « la maison de Paul », Arosteguy « forge », Barberteguy « maison du barbier ».

Enfin, il y a des patronymes basques originaux et plus rares. Ceux basés sur le règne animal : Otchoa « loup », Belasta « l'épervier ». Ces noms ont pu être choisis comme sobriquets à cause d'analogies mentales ou physiques entre l'homme et l'animal.

Les noms d'origine basque représentent environ 1,3% de l'ensemble des noms français. Ils sont bien sûr plus nombreux dans le département des Pyrénées-Atlantiques, où se situe le Pays basque.

Origine bretonne :
Le breton est une langue celtique de la branche brittonique (breton, gallois, cornique), proche du gaulois . Ses dialectes principaux sont le trégorrois, le léonard, le cornouaillais et le vannetais. La Bretagne « bretonnante » (parlant le breton) représente actuellement toute la zone se trouvant à l'ouest de la ligne Plouha-Corlay-Elven-Muzillac : sur le territoire des départements du Finistère, et de l'ouest de ceux du Morbihan et des Côtes-d'Armor. Dans cette aire, 200 000 personnes parlent le breton, sur les 1 500 000 habitants de la Basse-Bretagne, à l'ouest de la ligne Paimpol-Vannes (Michel Malherbe, Les langages de l'humanité, Éditions Seghers, Paris, 1983, p. 160).

La langue bretonne est apparue en France à partir du Vème et du VIème siècle. C'est à cette époque que des vagues d'immigrations venant de la Grande-Bretagne actuelle déplacèrent les populations bretonnes en Armorique. Les Bretons, peuple celte proche des Gaulois, avaient eux-mêmes été chassés de leur île par les Angles et les Saxons venus du continent. Les immigrants

donnèrent alors leur nom à leur nouvelle patrie.

Les noms réellement bretons apparurent à la fin du Moyen-Âge, période à laquelle la langue bretonne se parlait à l'ouest d'une ligne allant de Saint-Brieuc à Saint-Nazaire, en passant par Loudeac et Ploermel. Pourtant, la limite entre les noms bretons et les noms français n'est pas aussi nette, puisque de nombreuses migrations eurent lieu au cours des siècles entre les deux côtés de cette ligne. On peut estimer que les plus anciens noms de famille bretons remontent aux alentours du XIème siècle.

Il s'agissait là de noms dits « solennels », c'est-à-dire très proches de la légende des chevaliers comme Gwenole qui vient de Gwenn « blanc » et Uual « valeureux ». On peut également citer Catuun « l'homme de combat », formé de cat « combat » et de uun « l'homme ».

Voici quelques exemples de noms bretons courant : Legoff (« forgeron »), Prigent (vient de prit « belle » et de gent « race »), etc. Quelques préfixes peuvent aider à reconnaître un nom breton: ab et ap viennent ainsi de mab « fils de » ; Ker signifie « le domaine », « le village », « le hameau ».

Origine flamande :
Le flamand (ou néerlandais) est une langue germanique parlée aux Pays-Bas, en Afrique du Sud (afrikaans), au Surinam, en Belgique et dans la région de Dunkerque en France (département du Pas-de-Calais).

Le flamand est issu de la langue des Francs Saliens. Ce peuple germanique colonisa l'extrémité nord de la Gaule romaine à partir du Vème siècle de notre ère. Cependant, ce n'est que vers le XIIème siècle que les noms flamands ont été progressivement utilisés pour désigner les personnes.

Jusqu'alors, l'individu n'avait qu'un seul nom équivalent au prénom romain et son ascendance était indiquée par un patronyme, c'est-à-dire une dénomination indiquant le prénom de son père.

Une caractéristique des noms flamands est la présence régulière de préfixes (De, Van), mais également de suffixes (en, els, ez) : Pieters, Willems, Merckx, etc. On peut aussi exprimer le génitif par en : Jorgen, Jaenen, Willemen.

Les noms alsaciens et lorrains :
L'alsacien est un dialecte germanique alémanique, parlé en Alsace (départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin). Bien qu'en recule, il est Origines catalanes :
Le catalan est une langue romane parlée en Catalogne, aux îles Baléares, en Andorre et en France dans le Roussillon (département des Pyrénées-Orientales). Le nombre total de locuteurs s'élève à 5 millions de personnes, dont 100 000 en France (Michel Malherbe, Les langages de l'humanité, Éditions Seghers, Paris, 1983, p. 418).

Origine corse ou italienne:
Le corse est une langue romane. Ses formes septentrionales sont proches du Toscan et ses formes méridionales des dialectes du sud de l'Italie. Le corse est parlé par 200 000 personnes (Michel Malherbe, Les langages de l'humanité, Éditions Seghers, Paris, 1983, p. 418).

On peut remarquer, parmi les noms d'origine corse, la forte proportion de noms finissant avec un « i » (Albertini, Luciani, Mattei, etc.). Cette terminaison est une marque de filiation signifiant « fils de ».

Les pays de langue d'oc :
L'occitan (ou langue d'oc) est une langue romane couvrant le sud de la France. D'abord relativement unifiée et langue de culture au Moyen-Âge, elle s'est ensuite morcelée en dialectes.

On distingue trois grandes aires dialectales : le nord-occitan (dialectes limousin, auvergnat et vivaro-alpin), l'occitan moyen qui est le plus proche de la langue médiéval (dialectes languedocien et provençal) et le gascon.

Les pays de langue franco-provençal :
encore utilisé comme langue principale au sein de certaines familles.

 Certains dialectes lorrains sont également germaniques alémaniques, apparentés au luxembourgeois, au sarrois et à l'alsacien. Localisés dans le département de Moselle, ils ne sont plus que les langues familiales d'une très petite minorité.

Au sein du groupe des noms d'origine germanique, le cas de l'Alsace et de la Moselle est à part. Ces régions se distinguent, en effet, par la prédominance des noms à consonance germanique. Leur particularisme linguistique ainsi que leur situation frontalière, a contribué à accentuer la consonance germanique de leurs noms de famille. Cependant on retrouve des noms de formes voisines dans toutes les autres régions françaises.

 

 

 

 

 

17:37 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

05.12.2008

LOUIS MICHOTTE & LA BELGICA

…un parent ???

Louis MICHOTTE (°16/11/1868 à Bruxelles +1926 à l'âge de 58 ans) a été le cuisinier "improvisé" à bord de « La Belgica » au cours de son voyage en Antarctique.

Il était le fils du propriétaire de l’hôtel « Saint Antoine » situé à Anvers Schoenmarkt, juste à côté du palais de l’évéché (petit tronçon de rue qui relie le Meir et la Groenplaats au cœur même d’Anvers). Cet hôtel, très ancien, sera encore cité durant de la 1ère guerre.

 

… LA BELGICA…de Gerlache et Michotte

Adrien Victor Joseph de Gerlache de Gomery  est né à Hasselt le 2 août 1866.

Sa famille est originaire de Berchiwé (Bouillon) où son arr-arr-grand père était "maître des forges"; Goméry est un village près de Virton...curieux qu'il soit né à Hasselt (nord de la Belgique) alors que sa famille est clairement du sud de la Belgique.

Abandonnant ses études à l'École polytechnique de Bruxelles, il s'embarque comme mousse en 1883. Il passe à l'école navale, devient lieutenant dans la marine de l'État. Il est déterminé à monter sa propre expédition d'exploration scientifique du pôle Sud.
adrien

En 1894, son projet est prêt. Il le soumet à l'Académie des Sciences de Belgique et à la Société Royale de Géographie de Bruxelles. A cette époque, la Belgique trop intéressée par le Congo, ne prête guère d'attention à l'Antarctique. Les budgets nationaux sont réservés à l'Afrique et en janvier 1896, la Société Royale de Géographie de Bruxelles ne réunit que 7.000 francs. Le Gouvernement offre 100.000 francs sur les 800.000 demandés et le Parlement 60.000 francs, auxquels s'ajoutent 133.000 francs réunis grâce à des fêtes militaires, concerts, ascensions en ballon, visites du bateau et à l'appui de conférenciers, de la presse et d'un ami de l'explorateur.

Avec un budget très restreint de 300.000 francs, Adrien de Gerlache doit renoncer à faire construire un navire. Il rachète en 1896, le navire « Patria » pour la somme de 70.000 francs.

Construit en 1884 à Svelvig, le Patria est un trois mâts de 244 tonneaux, de 30 mètres de long sur 6,5 mètres de large et pourvu d'une machine auxiliaire de 35 CV. Sur les parties susceptibles d'être exposées au frottement des glaces, la coque est recouverte d'un soufflage. La proue est taillée de façon à monter sur la glace pour la briser sous son poids. Le navire emporte quatre embarcations, dont deux baleinières. Le 4 juillet 1896 le navire Patria est rebaptisé « LA BELGICA ».

Pendant l'été et l'automne 1896, les travaux d'aménagement du navire débutent à Sandefjord en Norvège.  Des cabines sont construites et un moteur de 112 KW est installé. Les travaux interrompus par l'hiver reprennent au printemps et en juin 1897, le navire est prêt.

Durant l'hiver 1896-1897, Adrien de Gerlache s'entraîne en Norvège à la pratique du ski et expérimente le matériel d'hivernage, les traîneaux, tentes, sacs de couchage et réchauds.

Alors qu'il réunit son équipage et son équipe scientifique, il reçoit la lettre d'un Norvégien qui accepte de s'embarquer gratuitement. Il s'agit de Roald Amundsen. Après le désistement du médecin la veille du départ, il contacte un américain lui ayant proposé de participer à l'expédition : le Dr Frédérick Cook, qui avec Peary, a déjà participé à une expédition polaire.

Après une escale à Frederikshaven pour embarquer les instruments scientifiques et les 40 tonnes de vivres presque totalement emballés dans 10.000 boîtes de fer blanc, le navire arrive à Anvers le 5 juillet. Pour lester le navire qui n'a pas encore chargé ses 160 tonnes de charbon, 12 caissons sont remplis d'eau.

Le 16 août 1897, la Belgica quitte le port d'Anvers avec une vingtaine de personnes à son bord, dont cinq scientifiques.

Pour Adrien de Gerlache, 29 ans, ce départ est une délivrance après trois difficiles années de préparation. Le navire est surchargé et le pont dépasse à peine de 50 cm des flots. Dans la mer du Nord, une panne survient dans la machinerie. Il faut s'arrêter à Ostende où deux hommes demandent à débarquer. De Gerlache doit retourner à Anvers, deux jours après le départ, pour en engager deux autres. Nouveau départ le 23 août. La navigation à travers l'Atlantique est longue et monotone et il faut deux mois pour rallier Rio de Janeiro.

L'Américain Frederick Cook, médecin et photographe, rejoint l'expédition à l'escale de Rio de Janeiro.

Le 22 octobre 1897, le cuisinier « en titre » est débarqué à l’escale de Rio de Janeiro pour cause de manquement à la discipline.

Plusieurs autres matelots feront défection au début de l'expédition de sorte que ce sont 19 hommes qui s'élanceront depuis la Terre de Feu vers l'Antarctique. L'Equateur est franchi depuis le 6 octobre.

Les explorateurs font escale du 11 au 14 novembre à Montévidéo.

De Gerlache indique dans sa relation de l’expédition qu’il cherche un cuisinier à Montevideo.

Ce sera Louis Michotte qui sera le nouveau cuisinier cité comme « improvisé ». Il semble que De Gerlache en soit tellement satisfait qu’au retour d’expédition, Louis Michotte sera son maître d’hotel et qu’il participera, en temps que commissaire, à l’expédition polaire organisée en 1905 par Philippe d’Orléans avec la Belgica qui avait été cédée à l’Etat belge au retour de l’expédition antarctique fin 1899 («pour permettre de solder les derniers comptes et gratifier le personnel subalterne ») et racheté en 1903 par le Duc alors qu’elle pourrissait à Ostende .

 

Le 1er décembre 1897, ils arrivent à Punta Arenas. Quatre hommes y sont, à nouveau, débarqués pour indiscipline.

L'équipage se compose alors en tout de 19 membres :

- Adrien Baron de Gerlache de Gomery (Belgique), capitaine de la Belgica et chef de l'expédition,

- Georges Lecointe (Belgique), second de la Belgica et commandant en second de l'expédition,

- Henrysk Arctowski (Pologne), géologue, océanographe et météorologiste,

- Frédérick Cook (Etats-Unis), médecin et photographe,

- Emile Danco (Belgique), chargé des observations relatives à la physique du globe,

- Emile-G Racovitza (Roumanie), zoologue et botaniste,

- Roald Amundsen (Norvège), second lieutenant,

- Jules Melaerts (Belgique), troisième lieutenant,

- Antoine Dobrowolski (Pologne), assistant météorologiste,

- Henri Somers (France), premier mécanicien,

- Max VAN RYSSELBERGHE (Belgique), mécanicien, ....l’ancêtre de l’actuelle Alcaldesa de Concepcion Van%20Rysselberghe

- Louis MICHOTTE (Belgique), cuisinier "improvisé", le « possible » parent

Michotte

- Adam Tollefsen (Norvège), matelot,

- Ludwid-Hjalmar Johansen (Norvège), matelot,

- Engelret Knudsen (Norvège), matelot,

- Gustave-Gaston Dufour (Belgique), matelot,

- Jean Van Mirlo (Belgique), matelot,

- Auguste Wiencke (Norvège), matelot,

- Johan Koren (Norvège), matelot.

Du 21 au 23 décembre, nouvelle escale à Ushuaïa, puis direction Lapataïa, où le gouvernement argentin possède un dépôt de charbon et invite l'explorateur belge à venir y puiser

Le 1er janvier, la Belgica s'échoue sur un récif couvert de 5,5 mètres d'eau. Le navire en perdition est sauvé de justesse.

La Belgica n'atteint les eaux antarctiques que le 20 janvier 1898, et pénètre dans la baie de Hughes le 23 janvier 1898. Toutes ces escales pour études scientifiques ont apporté un sérieux retard à l'expédition et l'été austral est déjà bien entamé.
Le 22 janvier, alors que le navire essuie une tempête, le marin Wiencke tombe à l'eau et se noie.

Les explorateurs naviguent ensuite au large de la côte Ouest de la terre de Graham. Ils découvrent un détroit entre la côte de la terre de Graham et un chapelet d'îles, qu'ils baptisent détroit Belgica. Ce détroit, qui sera plus tard rebaptisé détroit Gerlache, sera la plus grande découverte géographique de l'expédition.

Le 30 janvier a lieu le premier débarquement : de Gerlache, Cook, Racovitza et Arctowski équipés de deux traîneaux chargés et de vivres pour 15 jours, débarquent sur une île. La progression y est difficile, les nombreuses crevasses obligent souvent à rebrousser chemin et ils ne peuvent faire que de rares et courtes observations météorologiques. Leur expédition ne dure que 8 jours et ils retournent vers le navire.

Pendant ce temps, la Belgica navigue dans le détroit situé plus à l'Ouest et s'arrête dans la baie Andword. Des observations y sont effectuées : sur la faune (colonies de manchots, pétrels des neiges, sternes blancs, cormorans, bruns, goélands, pigeons du Cap, oiseaux des tempêtes, et cétacés qui entourent presque constamment le navire) ; sur la flore, qui se résume à des plaques de lichens et de mousses, à quelques petites algues sur les plages, et dans les parties les plus abritées à la graminée, seule plante à fleur de la région ; et sur des fragments de schistes, seule roche sédimentaire trouvée. D'intéressants échantillons zoologiques et botaniques sont prélevés. Les explorateurs étudient les icebergs et établissent plusieurs stations magnétiques.

Les îles Brabant, Liège, Anvers et Wiencke sont cartographiées. Les explorateurs reconnaissent également les îles de Rongé, l'île Cavalier de Cuverville, la baie Charlotte, le cap Reclus et le chenal de la Plata.

Bien que la saison soit déjà avancée, de Gerlache trouve la période favorable pour tenter de forcer vers le Sud. En pénétrant la banquise, peut-être pourront-ils parcourir des eaux encore inexplorées. Ils tentent l'aventure. Contournant la pointe Sud de l'île d'Anvers, le navire se fraye un chemin et franchit le cercle polaire antarctique le 13 février. Le 23 février, il parvient à l'île Alexandre, dernière île avant la banquise. La Belgica emprunte d'étroits passages sur une banquise constituée de glaces disloquées. Le 28 février, elle tente d'échapper aux glaces et de regagner le large, mais se trouve bloquée à 71° 26' S et 85° 44' O, avant d'être définitivement emprisonnée par les glaces le 2 mars 1898. L'équipage tente de ramener le navire vers le large en brisant la glace, mais en vain.

Pour l'équipage, il faut désormais se préparer à se laisser dériver et à hiverner. Le 17 mars, la nuit polaire s'installe et la température diminue. Les explorateurs deviennent les premiers hommes à hiverner sur la banquise Antarctique. Ils aménagent le navire qui n'est pas équipé pour faire face à l'hiver : la neige est élevée en talus jusqu'au niveau du pont ; une toiture est construite pour recouvrir une partie du pont qui se transforme en hangar où sont installés la forge et le distillateur d'eau et qui fait également office de vestiaire pour entreposer les skis et raquettes ; les vivres sont déplacés de la cale à l'arrière de la chambre des machines à tribord ; un trou est aménagé pour sonder et pêcher.

Le 26 mars la chaudière du navire est arrêtée. Les tensions de la glace risquent, à tout moment, d'écraser le navire.

La nourriture, apportée en grande quantité, n'est pas très variée. Du pain frais est cuit tous les jours grâce à la farine stérilisée. Les manchots et les phoques fournissent l'appoint en viande fraîche. Chacun s'occupe pendant huit heures par jour. Pendant que l'équipage veille à la propreté et au bon état du navire, fait les corvées, pompe l'eau dans la cale qui s'infiltre par la coque en bois, et aide aux sondages, au dépeçage et à l'empaillage des animaux, l'état major se livre à diverses observations : vents, courants, profondeurs, analyses de l'eau de mer et de la température de l'eau, pêches pour fixer les caractères de la faune marine, météorologie, magnétisme, étude de la banquise. Tous les hommes pratiquent régulièrement le ski.

Vers la mi-mai, le navire atteint 71° 36' S, et la nuit polaire débute le 17 mai. Les hommes, privés de la lumière du jour, deviennent vite irritables et dépressifs. Cet état s'aggrave après le décès de Danco le 5 juin 1898, des suites d'une maladie cardiaque.
Tous les membres de l'équipage souffrent d'anémie polaire. Le docteur Cook est très occupé, d'autant que le scorbut se manifeste. Cook prescrit un régime de viande de phoque et de manchot à tout l'équipage, et demande à de Gerlache, qui trouve cette viande immangeable, de montrer l'exemple.

Le 21 juillet, le soleil est de retour, mais la température descend quand même à - 37° et la banquise est encore épaisse de deux mètres. Les observations et travaux de recherche peuvent reprendre.

Une expédition de Cook, Amundsen et Lecointe confirme l'impossibilité de la Belgica de se dégager vers le grand large. La menace d'un second hivernage pèse sur l'équipage. En août, la température moyenne de - 11° chute en septembre, pour atteindre le minimum de toute l'expédition : - 43°. A partir du 23 septembre, il commence à dégeler et l'équipage déblaie le navire. Les chances de délivrance s'amenuisent et l'inaction atteint le moral des hommes. Le 31 décembre, à 70° 03' S, un lac d'eau libre est aperçu à 700 mètres du navire.

L'espoir renaît et les hommes, dès le 12 janvier 1899, équipés de scies, de pioches et de poudre explosive, se relaient jours et nuits pendant un mois pour découper un chenal long de 650 mètres. Le 22 janvier, le canal atteint 400 mètres de longueur. Fin janvier, les hommes ne sont plus qu'à 30 mètres du navire, mais le vent tourne et les bords du chenal se resserrent. Les vivres qui commencent à être rationnés restent suffisants pour tenir 13 ou 14 mois, mais le navire ne résistera peut-être pas, et quatre des compagnons ne supporteront pas une seconde nuit polaire.
Le 15 février, les glaces bougent et le passage s'écarte à nouveau. Le moteur en marche, la Belgica avance mètre par mètre, tirée par les hommes à terre. Il reste encore 10 km de banquise avant la mer libre et il faut un mois pour l'atteindre un canal a été construit.

Le 14 mars 1899, le navire parvient à rejoindre le large, après 13 mois d'emprisonnement et une dérive de 1.700 milles.

Le 28 mars, la Belgica jette l'ancre dans la rade de Punta-Arenas, après de sérieuses difficultés dans le canal de Cockburn. Max VAN RYSSELBERGHE y débarque définitivement. Il deviendra ingénieur dans les chemins de fer chiliens. Sa descendance sera faite d’hommes et de femmes politiques chiliens.

Les avaries sont réparées afin que le navire puisse traverser l'Atlantique. Le 14 août 1899, la Belgica quitte Buenos-Aires et arrive à Boulogne sur Mer le 30 octobre.
Le 5 novembre 1899, le retour à Anvers de l'expédition belge suscite l'enthousiasme populaire et les membres de l'expédition sont décorés par le Roi Léopold II. Adrien n'a que 31 ans.

Bien que l'équipage ne rentre pas au grand complet, puisque deux hommes sont morts (deux autres sont atteints de démence), l'expédition est une grande réussite. En plus des nombreuses observations effectuées dans de nombreux domaines, elle détient deux records : elle est la première expédition exclusivement scientifique et la première à hiverner en Antarctique.

En 1901, Adrien de Gerlache publie le récit de l'Expédition Antarctique Belge, « Quinze mois dans l'Antarctique », puis dirige une expédition zoologique dans le golfe Persique. Lorsque Jean Charcot prépare son expédition scientifique en Antarctique, de Gerlache lui apporte de nombreux conseils, notamment sur la construction du navire. Il embarque même à bord du Pourquoi Pas ? avec l'explorateur français en août 1903, mais débarque à Buenos Aires le 16 novembre, pour rejoindre sa jeune fiancée (Il s'agit de Suzanne Poulet née à Nice de 12 ans sa cadette; mariage à Nice en 1904). Il effectue d'autres voyages en Arctique : au Groenland en 1905 et 1909 où il mène des études océanographiques sur la côte Est, au Nord de la Scandinavie et en Russie dans les mers de Barents et de Kara en 1907. Il effectue la traversée du Groenland d'Ouest en Est en 1909. Il aide également l'explorateur anglais Sir Ernest Shackleton à organiser The British Imperial Trans-Antarctic.

Divorcé en 1913, Adrien se remarie à Stockholm en 1918, il a 50 ans, avec Elisabeth Höjer née à Stockholm de 15 ans sa cadette; leur fils sera Gaston né en 1919, lui aussi explorateur polaire

Expedition de 1914 à 1917. Il lui vend son bateau qui prend le nouveau nom d'Endurance.

Il décède à Bruxelles le 4 décembre 1934 à l'âge de 66 ans.

15:11 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.11.2008

HENRI MICHOTTE & UN PEU DE SOCIAL...ISME

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On me demande souvent quels événements ont pu pousser 2 générations successives de Piérart à émigrer en Amérique du sud.

La recherche de mon ascendance maternelle (*) m’a conduit à  comprendre le départ de ces 2 familles vers le Chili en 1889 et en 1920.

Ce sont, chaque fois, des raisons économiques.

Un peu d’histoire…belge :

1885 : Création du POB (Parti Ouvrier Belge) ancêtre du Parti Socialiste

1887 :Dégradation de la situation sociale (révolution industrielle, apparition des machines qui entraînent le chômage, travail pénible, etc…) ; Emeutes des ouvriers (mineurs, verriers) notamment dans la Hainaut (Mons, Charleroi) qui se terminent dans un bain de sang ; l’armée tire sur les grévistes, la cavalerie les charge, des incendies criminels s’en suivent (voir l’usine et le château d’Eugène Baudoux – Verreries Belges à Jumet où travaillaient par la suite mes 2 grands pères maternels) ;

A cette époque, de nombreux ouvriers spécialisés décident de s’expatrier en Amérique du nord et aussi du sud ; Au Chili, à cette époque, la guerre du pacifique (terminée en 1884 au profit du Chili) qui a apporté les régions du nord et leurs mines (Atacama)  ainsi que la colonisation des territoires du sud (Araucanie). Ces territoires nouveaux ont conduit le Chili à faire appel à des immigrants pour occuper et développer ces régions ; Il n’y a pas que des belges qui partent mais aussi des français, des allemands, des européens de tous pays où la misère règne.

1889 : Départ d’Ernest Narcisse Piérart et de Constance Van Keerberghen, à peine mariés, vers le Chili ; Il est symptomatique de constater que bien qu’Ernest ait travaillé dans les charbonnages depuis l’âge de 14 ans, il parte au Chili avec la profession déjà inscrite en Belgique comme étant « teinturier » ; une profession qu’il exercera au Chili jusqu’à sa mort et qui sera poursuivie par son fils (Tentoreria de Paris à Concepcion) .

1894 : Le congrès du POB souhaite se réunir à Mons ; Finalement, en raison d’échauffourées à Mons l’année précédente (10.000 borains qui marchaient sur Mons en ont été empêchés par la garde civique, on a tiré sur les grévistes, il a a eu des morts) , la réunion aura lieu à Quaregnon (« Charte de Quaregnon »). Ce sera la base idéologique du socialisme belge inspirée par Emile Vandervelde.

Jusqu’en 1920 : les Piérart de Belgique ont des contacts avec leurs parents du Chili qui, sans doute, leur « vantent » leur réussite alors qu’en Belgique, on vit l’occupation et les suites d’après la grande guerre.

1920 : Mes grands parents se marient ; mon papa André naît en 1920 ; La même année,une seconde famille part ; Marie Fontaine-Piérart se marie avec son cousin chilien Ernesto ; Elle « entraîne » avec elle sa maman (la marraine de mon grand père, la sœur d’Ernest Narcisse), sa demi-sœur Edith et son beau-père Henri Caufriez après avoir vendu la maison du 133 rue du Marais à Wasmuël.

Il y a donc, dès ce moment, 6 « Piérart belges » qui sont partis, en 2 vagues, au Chili.

1922: Ernest Narcisse et Constance viennent en Belgique ; Ils se rendent directement à Quaregnon chez le frère Florian qui tient un commerce fructueux dans la rue principale (« Au déballage ») où, jusqu’en 1919, mon grand père et Marie ont fait leurs premières armes. Florian est, à ce moment le Bourgmestre de Quaregnon.

Mon grand père continue à entretenir des contacts avec son oncle, sa tante, sa marraine, ses cousin et cousine jusqu’à la guerre 40.

Par la suite, il n’en aura plus.

Je retrouverai la trace des Piérart chiliens en 1999 aidé par internet.

 

(*) Mon ascendance maternelle et la fabrication du verre

Mes arrières grands parents maternels sont de Jumet. Ce sont 2 frères du fait que mon grand père et ma grand-mère étaient des cousins germains.

- leurs parents étaient Louis Joseph Michotte et Rosalie Motte

- Henri Joseph Michotte (°Lodelinsart 1865) et Irma Depasse (° Charleroi 1866) étaient les parents de ma grand-mère Lucia (°1895 +1975) 

Numériser0001copie

Irma, Lucia et Henri vers 1909

Et son frère...

- Alfred Michotte  et Joséphine Dumonceau étaient les parents de mon grand père Oswald (°Lodelinsart 1887 +Vaumarcus lac de Neuchatel Suisse 1930)

Les 2 frères travaillaient aux « Verreries Belges » d’Eugène Baudoux à Jumet-Hamendes. Il existe actuellement la « marche de Sainte Rita » qui commémore ce quartier et ses verreries.

Henri était le directeur, Alfred était souffleur de verre.

Le travail des anciens verriers était pénible.

Le verre, en fusion dans des bassins de briques réfractaires, était cueilli à l’extrémité d’une canne creuse en fer, par un ouvrier appelé « gamin ». Il passait la canne, lourde de 10 à 15 kilos, au souffleur qui soufflait, soufflait, soufflait……dans la masse de verre en la balançant, la réchauffant plusieurs fois.

La masse de verre se dilatait vers 1800°, telle une immense bulle de savon, s’allongeait et devenait un cylindre creux appelé canon.

Souffler le verre, à cette époque, était un privilège et les nobles verriers ne recevaient que des gentilshommes comme souffleurs. Ils formaient un clan très fermé en se transmettant le métier héréditairement. Ils pensaient que l’aptitude à exercer ce dur métier ne pouvait être transmise que par le sang.

 Le canon refroidi était fendu sur sa longueur et les deux lèvres de verre étaient séparées par des petites broches de bois brut. Cette broche de bois se nommait « climbia ».

Un climbia était une petite broche de bois fendue que le souffleur, après avoir coupé son "canon" de verre, emboîtait de part et d'autre de la feuille de verre afin que les rebords ne puissent se ressouder au moment où l'on réchauffait le canon en vue de l'étendre et obtenir ainsi un verre plat

Ensuite, le canon était réchauffé et étendu par le long travail du râteau de bois des « gamins ».

Le canon s’ouvrait jusqu’à former une feuille de verre bien plane.

 

Rappelons que le verre est composé d’un vitrifiant, 71% de sable, d’un fondant, 14% de carbonate de sodium, d’un stabilisant, 10% de calcaire et de 5% de verre recyclé et est connu depuis l’antiquité.

19:36 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

13.07.2008

OSWALD MICHOTTE, MON GRAND PÈRE MATERNEL

 

Il naît à Lodelinsart le 6 décembre 1887 de parents modestes, Alfred Michotte et Joséphine Dumonceau. Son père est souffleur de verre dans la verrerie de son frère Henri.

Elève de l’école primaire communale de Jumet, il suit le cursus classique de l’Athénée de Charleroi.Ses études secondaires terminées, il se consacre à la mission de pasteur et part pour Lausanne où il suit les cours de la faculté de théologie de l’église libre du canton de Vaud

Numériser0002  Oswald Michotte vers 1905 à Lausanne Suisse
Il y réside 4 années.Après ces études vaudoises, il fait un séjour d’études à l’université d’Oxford où il se perfectionne dans la langue anglaise tout en travaillant à la composition de sa thèse de bachelier en théologie. Il a choisi le réformateur Pierre Alexandre qui prêcha l’évangile en Belgique au 16ème siècle.Ces recherches et quelques autres articles à caractère historique le font désigner comme un des membres du comité de la société d’histoire du protestantisme belge.Au début 1913, le jeune bachelier a désigné à la « station » d’Hornu dans le Borinage. C’est le 1er juin 1913 qu’il reçoit la consécration pastorale au temple de Jumet.Le 13 juillet 1914, il se marrie avec sa cousine germaine Lucia Michotte de 8 ans sa cadette, la fille d’Henri, son oncle directeur de verrerie. Le même jour, le couple part pour un voyage de noce en Suisse.La guerre 14-18 surprend le couple alors qu’il réside encore en Suisse.Dans les 1ers mois de 1915, Oswald rejoint l’armée belge comme volontaire et aumônier militaire tout d’abord en Bretagne (c’est à cette époque que nait à Paris Charly, leur 1er enfant).Fin 1916, il est envoyé à la 2ème division d’armée en campagne. On le retrouve notamment à Alveringhem, Oostvleteren et Zuidhuis où il a dressé une petite salle de culte dans un tunnel en tôles ondulées.Il visite les malades et les blessés à La Panne, Hoogstade et Beveren-Ijzer.L’armistice le trouve en pleine action aux environs de Gand. Sa division part pour Anvers où elle tient garnison jusqu’à son départ en 1919 pour l’Allemagne occupée. Il y est rejoint par Lucia, son épouse.

Numériser0003copie

Oswald, Charly et Lucia vers 1918
 A son grand regret, il sera démobilisé tardivement.Rentré au pays, il est nommé pasteur de Quaregnon et d’Hornu.Ma mère Suzanne naît à Quaregnon en 1922.Il reste en poste dans le Borinage pendant 4 ans.Au grand regret de ses paroissiens, en juillet 1924, il accepte d’être le pasteur de l’église de Bruxelles-Observatoire.C’est pendant cette période qu’il doit se résoudre à prendre du repos en Suisse, à Vaumarcus au bord du lac de Neuchâtel. Le sanatorium d’alors est aujourd’hui un centre de soins palliatifs.Le 22 janvier 1930, poursuivit par ses souvenirs de guerre, il se donne la mort. Il a 42 ans. On rapporte qu’il s’est noyé dans le lac. Il est enterré dans le cimetière de saint Aubin tout proche.Lucia, ma grand-mère, son épouse, a 35 ans. Son fils Charly 13 ans et sa fille Suzanne, ma mère 8 ans.Ma grand-mère ne se remariera jamais et continuera à habiter (c’est là que je l’y ai toujours connue) au 294 de la rue François Gay à Woluwé Saint Pierre. Une maison qu’ils avaient achetée avec les héritages familiaux et qu’on leur disait, à l’époque (entre 2 guerres) « très éloignée de Bruxelles » (les temps ont changés !)

 

14:37 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

02.03.2008

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21:28 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29.02.2008

JACQUELINE DE HAINAUT


Tout d'abord, pourquoi retrouver Jacqueline de Hainaut ici?

Pour deux raisons:
1) c'est la dernière comtesse de Hainaut.
2) l'époux de sa soeur de lait était "un Piérart" (Piérart Willesmes)

Le 8 octobre 1436, à 35 ans, la dernière comtesse de Hainaut meurt de la tuberculose en son château de Teilingen au nord de La Haye. Cette région est actuellement le Keukenhof (…les champs de tulipes n’existeront qu’à partir du 19ème siècle). Mais qui était donc cette « turbulente » comtesse… 

Jacqueline de Bavière-Hainaut

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(1401 - 1436), comtesse de Hainaut, de Hollande, de Zélande et dame de Frise.

Fille unique du duc Guillaume IV de Bavière, comte de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Frise et de Marguerite de Bourgogne, fille de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, Jacqueline naquit au Quesnoy le 15 juillet 1401.

Promise le 29 juin 1406, fiancée en 1412, elle épouse à La Haye le 18 novembre 1415, le dauphin de France, Jean de Touraine, fils de Charles VI, roi de France et d’Isabeau de Bavière. Elle a 14 ans. Jean a 17 ans.
Jean séjourne souvent chez ses beaux-parents au château du Quesnoy tant pour l'éloigner de la turbulence de la cour que par coutume et atout familial. En 1415, à la mort de ses frères, il devient dauphin de France. Il meurt empoisonné le 4 avril 1417. Il a seulement 19 ans.
Devenue veuve, mais aussi comtesse de Hainaut, de Hollande, de Zélande et dame de Frise à la mort de son père décédé à Bouchain le 31 mai 1417, Jacqueline se remarie le 10 avril 1418 à La Haye avec son cousin germain, le duc Jean IV de Brabant, fils du duc Antoine de Brabant, frère de sa mère Marguerite de Bourgogne. Elle a 17 ans, Jean de Brabant, 15 ans.
Jacqueline de Bavière tente de faire annuler leur mariage pour proximité parentale à la suite de l’accord donné par son mari à son oncle paternel, Jean III de Bavière, prince-évêque élu de Liège qui voulait la spolier de ses possessions hollandaises.
Le 30 mai 1418, Jean IV inauguré à Mons en qualité de Comte du Hainaut.Le 10 janvier 1419, traité avec Jean de Bavière, le messager l’annonçant à Mons, Guillaume Deleberghe est assassiné par un bâtard du comte de Hainaut.
Le 5 août 1420, Jacqueline est rentrée à Mons ; Jean IV demande aux Etats du Hainaut de la lui renvoyer.

Les états ou tiers-états sont composés de magistrats, conseillers de la ville de Mons et de 2 députés de chacun des villages.

Le 9 août 1420, une délégation des états se rend à Ath où se trouvait la Comtesse de Hainaut. Le 11, la délégation rentre à Mons avec la réponse de la Comtesse.
Le 26, les états se réunissent et lecture est faite de cette réponse. Jacqueline justifie son éloignement du Duc :  celui-ci ayant aliéné les pays de Hollande et de Zélande à Jean de Bavière, elle craignait qu’il ne l’oblige à en sceller les lettres (de confirmation desdites ventes). Lecture devant les Etats d’une lettre du Duc Jean de Brabant engageant les Etats à travailler au retour de Jacqueline vers son mari ;  la décision de l’envoi d’une députation au Pape est prise pour obtenir une nouvelle lettre de dispense.Jacqueline étant à Mons, les Etats se rendent auprès d’elle et l’informent de ce qu’ils ont arrêté. 
Elle approuve et nomme les ambassadeurs qui doivent se rendre auprès du duc de Brabant.  La délégation arrivée le 4 septembre à Bruxelles ne peut être reçue par le prince que le 6 à cause des troubles qui étaient alors survenus à Louvain et à Bruxelles.
Jacqueline part d’Ath pour se rendre à Louvain Le 8 septembre 1420.
Le 17 décembre 1420, retour à Mons de Jacqueline et de sa mère, elles vont loger à l’Hôtel de Naast.
Le 25 février 1421, réunion des Etats à Valenciennes où elle évoque les raisons de la nullité de son mariage.
Le 8 mars 1421, voyage à Calais en route vers l’Angleterre. Le Hainaut reste tenu par Jean IV mais il existe des difficultés avec les troupes des Armagnac et Bourguignon qui font quelques dégâts en Hainaut.
Le 22 septembre 1422, Jacqueline est en Angleterre.Lasse des hésitations vaticanes à propos de la légitimité de son deuxième mariage et cherchant une protection hors du giron des Bourguignons, Jacqueline de Bavière épouse, en 1423, Humphrey de Lancaster, comte de Pembroke, duc de Gloucester, fils du roi Henri IV d'Angleterre et frère du duc de Bedfort, régent de France pour son neveu Henri VI d'Angleterre. Gloucester a 32 ans, Jacqueline, 22 ans.
Toutefois le précédent mariage n’étant pas définitivement annulé, celui-ci fut caduc.
Le 25 septembre 1424, une délégation est envoyée de Mons en Angleterre.
Le 27 novembre 1424, le duc de Glocester accompagné de Jacqueline et de sa mère partent de Crespin (dernier village de la France actuelle  entre Valenciennes et Mons) et se présentent pour entrer à Mons avec 5 à 6 mille hommes armés.  La ville ne les laisse entrer qu’avec 300 cavaliers, y compris les Hennuyers qui accompagnaient la douairière. est à Mons. Ils descendent à l’Hôtel de Naast.
Le 4 décembre 1424, Glocester fait sa joyeuse entrée à Mons.
Le 5 mars 1425, départ de Glocester vers Braine le Comte qui est assiégé par les Brabançons du duc Jean IV.
Les trois Etats tiennent assemblée à Mons où Jacqueline fait exposer par le sous-prieur des Ecoliers, les causes de nullité de son mariage avec le duc de Brabant, les motifs de son union avec le duc de Glocester et requiert les trois Etats de reconnaître son nouveau mari Mambourg et avoué de Hainaut.  Les Etats demandent délai et ne se trouvant pas en nombre suffisant, remettent la séance.
Nouvelle réunion des Etats où l’on décide que l’on recevra comme souverain le duc de Glocester et qu’on écrira au duc de Brabant, pour l’informer que l’on cesse de rendre foi et hommage et qu’on le dégage des promesses qu’il a faites au peuple.
Le duc de Glocester prête serment à Soignies en qualité de comte de Hainaut (« sairement comme contes de Haynau, Mambourg et Advoes ou nom de no dite dame a environ x heures dou matin »). Mambour(g) signifie tuteur.
Le conseil s’assemble et décide de faire inonder les prairies derrière l’abbaye d’Epinlieu et celles situées entre Nimy et la porte du Parc pour protéger les fortifications de Mons.
Les trois Etats du Hainaut s’assemblent en l’Hôtel de Naast en présence du duc de Glocester ;  Jacques Hennecart, comme avocat du duc, y représente comment Jacqueline, étant passée en Angleterre, avait, dans l’intérêt de son pays, contracté mariage avec le duc de Glocester, qui en conséquence était venu en Hainaut faire le serment de défendre le pays et de conserver réunis le Hainaut, la Hollande et la Zélande.Il est parlé en conseil des échéances des paiements de l’aide de l’aide de 8.000 livres, accordées par les trois Etats au duc de Glocester.
Assemblée de conseil: On y délibère sur les moyens de se procurer l’argent pour payer l’aide.
Arrivée à Mons de l’ambassadeur du duc de Bourgogne et du régent de France envoyés pour traiter sur les différents qui existent entre les ducs de Glocester et de Brabant.
Des mesures sont prises pour empêcher l’entrée des Anglais à Mons.
Vote d’un impôt sur le vin afin de racheter les pensions vendues pour les 8.000 livres d’aide.
Départ du duc de Glocester pour St Ghislain. 

Réception d’une lettre de la ville de Zierikzee demandant copie de la bulle du pape qui annule le mariage du duc de Brabant avec Jacqueline.
Retour du duc et de la duchesse à Mons.  Peu après le duc de Glocester part avec ses gens pour aller contre les Brabançons qui avaient mis le siège devant Braine-le-Comte.On délibère sur le nombre d’hommes qu’on accordera au Duc de Glocester. Nouvelle prise de Braine-le-Comte. 
Ordre de faire sortir de Mons, tous ceux qui n’ont point de provision.  Le gouvernement de la ville est confié à six notables.
Lecture d’une nouvelle de lettre reçue de la ville de Valenciennes tendant à maintenir le duc de Brabant comme souverain et réponse faite. 
A son retour, le duc de Glocester devra laisser retourner chez eux les laboureurs et leur donner la facilité de cultiver les terres.
Requête de Jacqueline et de sa mère d’adjoindre aux  6 gouverneurs de la ville, des personnes désignées par elles ;  refus du conseil ;  même refus sur la demande d’un nouveau serment faite par ses princesses qui sont averties qu’elles doivent se pourvoir de vivres, si elles veulent demeurer à Mons.  On décide que l’on prendra connaissance du traité qui doit être conclu avec le duc de Bourgogne.  Réception d’une lettre du duc de Bourgogne déclarant que si la ville ne reconnaît le duc de Brabant, il aidera ce prince à assiéger Mons.
Des précautions sont prises contre l’ennemi.
Jacqueline réclame le paiement de l’aide qu’on lui avait accordée. 
Envoi d’une députation auprès de Jacqueline pour l’entretenir du traité négocié avec le duc de Bourgogne. 
Continuation des mesures de précautions contre l’attaque dont on est menacé par le duc de Brabant.
Retour de Raulx, bâtard de Marchienne, qui avait porté au duc de Bourgogne copie du traité proposé entre le duc de Glocester et le duc de Brabant. Départ de Raulx, avec lettres missives pour différents officiers du duc de Bourgogne. Excès commis par les gens du duc de Brabant.
Lecture de plusieurs lettres reçues par Jacqueline du duc de Glocester parti le 12 avril pour Calais pour se rendre à Londres.
Noms des ambassadeurs envoyés par la douairière auprès du duc de Bourgogne.
Expulsion des étrangers qui ne sont pas pourvus de vivre.
Réception d’une lettre du duc de Glocester.
Retour des députés envoyés au duc de Bourgogne.  Le lendemain, ils communiquent une lettre du duc de Bourgogne qui déclare prendre sous sa protection Jacqueline et la douairière (sa mère) ;  ils montrent aussi copie d’une lettre par laquelle le duc de Bourgogne engage le duc de Brabant à traiter avec Jacqueline.  On approuve le traité fait par la douairière et on prie la princesse de l’exécuter.  Celle-ci écrit à sa mère. 
Arrivée des Brabançons à Nimy et dans les environs.  Ils font leurs dispositions pour le siège de la ville de Mons.
Demande d’argent faîte par le bailli du Hainaut pour Jacqueline.  Délibération de la somme qu’on lui comptera lors de son départ.
Lecture par le bailli d’une lettre de Jacqueline qui devait partir pour la Flandre.Jacqueline doit partir le lendemain.  On décide qu’on laissera entrer le duc de Brabant avec 200 cavaliers.  Défense de laisser sortir personne hors de la ville et à tout habitant de Mons d’accompagner Jacqueline à son départ sans permission ;  on désigne les seigneurs qui feront partie de son escorte pour la conduire à Gand.
Départ de Jacqueline par la porte du Parc :  rencontre d’un bâtard d’Enghien qui, accompagné de trente hommes veut faire prisonnier le bailli du Hainaut ;  le prince d’Orange blesse et fait prisonnier le bâtard dont les gens prennent la fuite. 
Peu après, le duc de Brabant qui était à Nimy, avec son armée demande qu’en exécution du traité de paix, la ville se soumette à lui.  On s’en excuse et on demande d’attendre le lendemain.  Le duc exige que les clefs de la ville lui soient remises le même jour et que sa bannière flotte sur le château ;  entrée le soir en ville des seigneurs envoyés par le duc de Brabant avec 70 ou 80 cavaliers, présents faits le lendemain à ces seigneurs.
 
Le 25 mars 1425, Valenciennes commence à se détourner de Glocester pour revenir vers Jean IV. Les plus hautes autorités imposent un arbitrage entre Jean IV et Glocester.
Le 12 avril 1425, départ de Glocester vers l’Angleterre pour « aller chercher du renfort ».
Le 19 mai 1425, les Brabançons assiègent Mons pour rétablir Jean IV avec l’appui de Philippe (le Bon) de Bourgogne.
Le 12 juin 1425, Jacqueline doit se résoudre a accepter les conditions de Bourgogne et part pour Gand en résidence surveillée. 
Retour de Jean IV en Hainaut.
Le 31 juillet 1425, évasion de Jacqueline vers la Hollande. Elle se rend à Gouda où elle lance une campagne relativement prometteuse.  Toutefois le Bourguignon relance les hostilités cabillauds/hameçons.  L’appui des troupes anglaises de Glocester n’est pas décisif mais les combats connaissent une accalmie (après Brouwerhaven durant l’hiver).
Le 14 juillet 1426, une résolution est prise sur trois demandes faites à la ville de la part de Jean de Luxembourg.  Il s’agit notamment de reprendre la canon que madame « Jake héritière » donna au temps de la guerre à la ville de Mons.   
Examen des réclamations de plusieurs conseillers du duc de Bourgogne qui veulent se faire rembourser des promesses qui leur auront été lors de leur venue au Traité de Paix.
Discussion sur la remise du canon (compte tenu « malivolensce de no très redoubtée dame héritière). D’accord pour le remettre sous quittance au bailli du Hainaut.
Aide accordée au duc de Brabant.
Réclamation du duc d’Enghien relatives à « 3 veuglaires » qui ont appartenu au duc de Glocester (des veuglaires sont des canons alimentés par la culasse).
Lettre de la duchesse douairière et de monseigneur d’Enghien, gouverneur.
Résolution relative aux mutations que le duc de Brabant entend introduire dans l’évaluation des monnaies.
Mort de Jean IV, duc de Brabant.Lettre de monseigneur d’Enghien annonçant le trépas du duc et recommandant de bien garder la ville jusqu’à la prochaine réunion des états généraux.
Relation des demandes des ambassadeurs de Philippe le Bon lors de la réunion de Condé.  Selon eux, le duc de Glocester ne peut hériter du Hainaut, son mariage avec Jacqueline n’étant pas valable et celle-ci s’étend déshéritée de ses pays à son profit. 
Disposition du duc de Bourgogne de tenir les Etats de Jacqueline en bail comme étant lui-même son plus proche héritier.  Le conseil émet le souhait, avant de prendre position, de communiquer au préalable ces considérations à Jacqueline afin d’en avoir son avis.
La douairière invite la ville à envoyer des députés à Ath, le 24 mai pour y entendre des lettres de la duchesse héritière. Décision d’y envoyer une délégation. (une douairière est une veuve d'un milieu aristocratique jouissant d'une part des biens de son défunt mari qui constituent son doaire; ici, c'est la comtesse mère).
Pressions des conseillers du duc de Bourgogne pour que la ville n’envoie pas cette délégation.  Néanmoins, cette dernière persiste.
La duchesse Jacqueline requiert la ville de la « recevoir » comme dame héritière et de s’entendre avec le conseil de la douairière pour le gouvernement du pays.
Les députés aux Etats réunis à Valenciennes, à l’exception de ceux de Mons, sont d’avis de prendre le duc de Bourgogne pour gouverneur.  Le conseil de Mons décide que l’on doit se rallier à la résolution des états.
Relation de l’assemblée de Valenciennes à laquelle ont assisté le duc de Bourgogne, les états du Hainaut, de Picardie et les quatre membres de Flandre.
Serment prêté par Philippe, duc de Bourgogne, comme Mambour et bail du pays.Lors de l’assemblée des états du 18 juin, le duc de Bourgogne a délivré un acte par lequel il promet de se déporter du gouvernement du Hainaut, lorsque la duchesse Jacqueline sera déliée de son union avec le duc de Glocester.Les connétables des corporations approuvent les échevins et le conseil sur ce qui précède.
Relation d’une entrevue de députés de Mons à Bruges, le 6 août, avec le chancelier du duc de Bourgogne à propos de divers litiges.  Egalement, résolution relative à la réquisition du duc de Bourgogne exigeant de la ville des hommes d’armes pour aller lutter contre le duc de Glocester.
Relation faite par Jean Druelin de sa mission en Hollande auprès du duc de Bourgogne.  Ce dernier lui a donné l’assurance, en présence de son conseil, que le traité qu’il pourrait faire avec Jacqueline ne porterait aucun préjudice aux pays de Hainaut, Hollande, Zélande ni à la ville de Mons.
Dîner offert par la ville au bailli de Hainaut et à des membres du conseil du duc de Bourgogne.  Les échevins font voir à ces personnages les titres sur lesquels sont fondés les droits de la ville relatifs à la publication des bans et ordonnances de police et à la perception d’une part des amendes.
Mesures prises pour la garde de la ville à l’occasion de la venue du duc de Bourgogne et des trois états du pays.Le duc de Bourgogne ayant demandé une aide de 40.000 couronnes de France aux états, on lui en offrira 30.000 si les trois ordres sont d’accord.
Ban pour interdire de travailler les dimanches et jours fériés.
Le privilège obtenu du duc de Bourgogne, comte de Flandres, d’Artois, … bail et Gouverneur de Haynnau au nom de dame Jacques de Bavière, comtesse de Haynnau, Hollande et Zeelande. Ces privilèges consistent à octoyer à la ville le droit de justice civile et pénale dans un certain nombre de matière.
Deux jurés de Valenciennes ayant procédé à la passation d’un acte à Mons sans autorisation sont emprisonnés.  On fera remonter l’affaire au duc (à Bruges). 
Fin 1426, Un an après, Jacqueline ne possède plus que Gouda, Schoonhoven et Ouderat.
L’appel auprès du pape de la seconde décision cassant la dispense de son mariage avec Jean IV est rencontré.  En clair le mariage avec Jean IV est valable et celui avec Glocester est nul.  Ce dernier reçoit l’ordre de Londres de ne plus s’occuper de Jacqueline et de la Hollande.
 
Dès 1427, Jacqueline de Bavière, dernière comtesse « autonome » est contrainte, par étape, de remettre le comté de Hainaut et ses autres possessions entre les mains de son cousin Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Réunis avec les autres possessions bourguignonnes du Nord, (Flandre, Namur, Luxembourg), ils formeront désormais les Pays-Bas.
Le 17 avril 1427, Jean IV de Brabant, son second époux, meurt à Bruxelles à l'âge de 24 ans sans héritier.
Le 12 mai 1427, Philippe Le Bon demande à être reconnu en qualité d’héritier du Hainaut, comme étant le plus proche parent de Jacqueline, compte tenu du fait que le mariage avec Glocester est nul. 
Le 27 mai 1427, Jacqueline demande au contraire de la recevoir comme héritière du Hainaut.
Le 4 juin 1427, les Etats sont d’avis de prendre Philippe de Bourgogne comme Gouverneur ; Mons s’y est opposé mais finalement  se rallie à la décision prise en présence du Duc de Bourgogne et de délégués de Picardie et de Flandre.
Le 23 juin 1427, Serment prêté par Philippe Le Bon comme Mambourg et Bail du pays.  Auparavant, le 18 juin il avait promis de se déporter du Hainaut lorsque Jacqueline se serait déliée de son union avec Glocester.
Elle en appelle au roi d’Angleterre Henri VI qui lui conseille au contraire de s’entendre avec Philippe de Bourgogne. 
Glocester épouse Eléonor de Cobham.
Nouvelle campagne de Philippe Le Bon en Hollande.
Le 3 juillet  1428, finalement Jacqueline doit accepter, par le traité de Delf du 3 juillet  1428 de désigner Philippe de Bourgogne  comme son héritier et bailli de tous ses Etats.  Elle n’est plus que comtesse en titre. 
Après avoir participé aux joyeuses entrées de Philippe Le Bon dans ses Etats, elle est installée au château de Goes en Zélande et surveillée par Frank van Borselen, gouverneur de ce comté, pour le Bourguignon.
 
Après une dernière aventure maritale avec son geôlier Zélandais (pour le compte de Philippe le Bon) Frank van Borselen, en juillet  1432, à 31 ans, elle épouse secrètement  Van Borselen, mais des espions en informe Philippe Le Bon qui vient à la Haye et se montre fort courroucé. Il fait emprisonner Van Borselen et menace, pour faire plier sa cousine, de le faire exécuter. Le 12 avril 1433, Jacqueline fini par abdiquer au profit de son cousin. 
Au début  1434, le mariage avec Van Borselen est officialisé mais elle n’est plus que comtesse d’Oostvoorne (commune de Westvoorne dont le château a pris le nom de "Jacoba Kasteel" située à l'enbouchure de la Meuse au sud de Rotterdam)  vivant dans un château perdu à Teilingen (Keukenhof) où elle trompe son ennui.
Elle meurt (de tuberculose) à Teilingen (au nord de La Haye, non loin du Keukenhof) le 8 octobre 1436. Elle serait inhumée à La Haye sans aucune descendance.
Frank Van Borselen deviendra chevalier de l'ordre de la Toison d'or en 1445. Il mourra en 1470 à Teilingen sans s'être remarié.
Pour sa part, sa mère, Marguerite de Bourgogne, meurt au Quesnoy le 8 mars 1441.

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19.08.2007

21.be. MARIE FONTAINE-PIÉRART & ERNESTO PIÉRART

 

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Marie en 1942  (elle a 49 ans)                                                             Ernesto en 1919 (il a 29 ans et se marie cette année-là) 

 

 

 

 

 

 

 

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18.08.2007

00.be. MA FAMILLE

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Philippe, le fils                                           Liesbeth, la fille                                Renilde, l'épouse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15.08.2007

20.be. CARMEN GLORIA ACEVEDO PIÉRART

 

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Departamento de Fisiología cuenta con nueva Directora

Como un puesto que hace valer su peso por las responsabilidades que irroga y por los desafíos que debe enfrentar en pos de la excelencia académica y las buenas relaciones interpersonales, describe el cargo de Director del Departamento de Fisiología que recientemente asumió, la Dra. Carmen Gloria Acevedo Pierart, elegida por sus pares para tal cargo el martes 11 de abril 2006.
Titulada de Químico-Farmacéutico en la Universidad de Concepción y con el Grado de Magíster en Ciencias, mención Fisiología, de la misma Casa de Estudios, la Dra. Acevedo puntualiza los ejes centrales que guiarán la conducción del Departamento que sus colegas le han conferido en reconocimiento a su capacidad de gestión y a sus cualidades profesionales y personales.
“Luego de asumida la Dirección, me he reunido con mis colegas, señala, y les he manifestado que mi trabajo estará centrado en tres principios que deseo que todos y cada uno de los funcionarios del Departamento tengamos presente en nuestras funciones y nuestra vida cotidiana; estos son: comunicación, participación y respeto. Así, mientras exista una comunicación fluida y eficiente, no sólo todos estaremos informados del acontecer en el Departamento, sino que también compartiremos los mismos objetivos. Respecto de la participación, que nadie se reste a un trabajo colectivo, todos somos necesarios acá, de manera que el quehacer mancomunado nos permitirá abordar las obligaciones y desafíos que demanda nuestra tarea académica. Y el respeto, como valor ético, respeto a los demás, a los compromisos contraídos en nuestra tarea y a la responsabilidad en nuestro trabajo cotidiano”.
Y para poner manos a la obra en este marco, ha fijado algunas normas de procedimiento, en cuanto a reuniones de Departamento, una cada mes como mínimo, asistencia obligatoria. Asimismo, se ha acordado la formación de dos comisiones: una Comisión de Pregrado que evaluará la docencia que entrega el Departamento a las distintas carreras de la Universidad. Y la segunda, la búsqueda y definición de perfiles para la necesaria contratación de nuevos académicos, tarea urgente debido a que tres profesores de la planta docente se acogieron a jubilación

Le département de physiologie dispose d’une nouvelle directrice

C’est un poste qui fait valoir son poids de responsabilités et des défis pour faire face à la recherche de l'excellence académique et les bonnes relations interpersonnelles, ainsi est décrite la charge de directrice du Département de physiologie par le Docteur Carmen Gloria Acevedo Piérart, choisie par ses paires pour une telle charge le mardi 11 avril 2006.
Diplômée de Pharmacie-Chimie à l’université de Concepcion et avec le grade de magister en sciences, mention physiologie dans la même école, le Docteur Acevedo souligne les axes centraux qui guideront la conduite du Département que ses collègues lui ont conféré en reconnaissance à sa capacité de gestion et ses qualités professionnelles et personnelles.
« Après assumée la direction, j’ai réuni mes collègues, et leur ai déclaré que mon travail sera centré selon trois principes que je souhaite que chacun des fonctionnaires du Département se rappellent dans nos fonctions et notre vie quotidienne ; ceux-ci sont : communication, participation et respect. Ainsi, tant qu'il existera une communication fluide et efficace, non seulement tous nous serons informés de ce qui se passe dans le Département, mais partagerons aussi les mêmes objectifs. En ce qui concerne la participation, que personne ne soit privé d’un travail collectif, tous nous sommes nécessaires, de sorte que le travail solidaire nous permette d'aborder les obligations et les défis qu'exige notre tâche académique. Et le respect, comme valeur morale, respect du aux autres, des compromis dans notre tâche et à la responsabilité dans notre travail quotidien ».
Et pour se mettre à l'oeuvre dans ce cadre, elle a fixé quelques normes de procédure, quant à des réunions de Département, une chaque mois au moins, assistance obligatoire. De même, on a décidé la formation de deux commissions : une commission de pré-grade qui évaluera l'enseignement qui livre le Département aux différentes carrières de l'université. Et la deuxième, la recherche et la définition de profils pour l'embauche nécessaire de nouveaux académiciens, tâche urgente du au fait que trois professeurs enseignants sont partis à la retraite.

 

15:21 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

14.08.2007

19.be. JORGE PIÉRART PACHECO

Jorge Piérart Pacheco est chirurgien sénologue à Concepcion,

 Directeur de l'assistance technique à la faculté de médecine de l'université de Concepcion.

Directeur médical de la clinique universitaire de Concepcion

http://www.cuconcepcion.cl/

http://www.mamografiamovil.cl/

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Los directivos del Sanatorio Alemán,
Carlos Delucchi y el Dr. Jorge Pierart, firman el convenio de atención preferente con Masvida, representada por el Dr. Claudio Santander

I sapre Masvida y la Clínica Sanatorio Alemán de Concepción firmaron el pasado 22 de marzo un convenio de cobertura preferencial en modalidad institucional, que permitirá el lanzamiento oficial de los primeros planes preferentes elaborados con un centro asistencial.

El acuerdo, que fue calificado como inédito en el campo de las atenciones de salud, fue firmado por el presidente del directorio de Masvida, Dr. Claudio Santander; el gerente general de la empresa, Erwin Sariego; el director médico del Sanatorio Alemán, Dr. Jorge Pierart, y el gerente de la clínica, Carlos Delucchi.

El Dr. Santander explicó que a través de esta herramienta se busca poner al alcance de las personas de menores recursos la calidad y tecnología de centros privados como éste. “Se ha buscado la forma de entregar los mejores servicios a menores costos y, de este modo, propiciar que aquellas personas que hoy no pueden financiar una atención hospitalaria en este tipo de centros asistenciales, porque su plan no les cubre, puedan atenderse con los médicos de clínicas de este tipo aprovechando sus altos estándares de calidad y resultados”, asegura.

Dos tipos de planes de atención preferente se ofrecerán a los afiliados de Masvida que se atiendan en el Sanatorio Alemán, que incluyen los honorarios de los médicos en la modalidad institucional y que básicamente se diferencian por el porcentaje de cobertura maternal que incluyen.

Con este convenio se ofrece una nueva alternativa de atención a los afiliados de Masvida en la Octava Región, como una buena manera de otorgar a los beneficiarios una inédita y mejor opción de salud, manteniendo la excelencia en calidad y al mejor precio.


Masvida et l’hopital  « Clinica  Sanatorio Aleman » de Concepcion ont signé le 22 mars dernier une convention de couverture préférentielle en modalité institutionnelle, qui permettra le lancement officiel des premiers plans préférentiels élaborés avec un centre d'aide.

L'accord, qui a été qualifié comme innovant dans le domaine des attentions de santé, a été signé par le président de l'annuaire de Masvida le Docteur Claudio Santander ; le directeur général de l'entreprise, Erwin Sariego; le directeur médical de l’hopital , le Docteur Jorge Piérart, et le gérant de l’hopital Carlos Delucchi.

Le Docteur Santander a expliqué qu'à travers cet outil on cherche mettre à la portée des personnes de plus petites ressources la qualité et la technologie de centres privés comme celui-ci. « On a cherché la manière de rendre les meilleurs services à de plus petits coûts et, de cette manière, rendre propice que ces personnes qui ne peuvent aujourd'hui pas financer une attention hospitalière dans ce type de centres d'aide, parce que son plan ne les couvre pas, peuvent être assurés avec les médecins de cliniques de ce type en profitant de ses haltes standard qualité et résultats », a-t-il assuré.

Deux types de plans d'attention préférentielle seront offerts aux affiliés de  Masvida qui sont assurés dans l’hopital allemand, qu'incluent les honoraires des médecins dans la modalité institutionnelle et qui sont principalement différencié par le pourcentage de couverture maternelle qu'ils incluent.

Avec cette convention on offre une nouvelle alternative d'attention aux affiliés de Masvida dans la « Huitième région », comme une bonne manière d'accorder aux bénéficiaires une inconnue et meilleure option de santé, en maintenant l'excellence en qualité et au meilleur prix.

 

 

20:23 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

18.be. MARCELO ACEVEDO PIÉRART

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                        Marcelo                            Marcelo & Hernan                        Marcelo

Nous sommes en 2003. Le journal "El Mercurio de Calama" rencontre Marcelo. Je rappelle que Marcelo et Maritza, mari et femme, sont aussi cousins germains, tous deux Piérart. Pour Marcelo, sa maman Ema Piérart. Pour Maritza, son papa, Jorge Piérart.

Le pharmacien du Cuivre
Une grande femme
Maritza Piérart Pacheco est son épouse. Elle nous parle en bien de son compagnon avec lequel elle a partagé, pratiquement, toute sa vie."Marcelo est un homme tranquille, père très bon. A la maison il se comporte bien, n'est pas un mauvais génie, mais en général il est à son travail et moi à la maison ".Il n'a pas voulu parler de son côté artiste, j'apprécie toutefois quelques oeuvres qui m'ont été données en cadeau. Il a aussi beaucoup d'amis à Chuquicamata, où il est toujours apprécié. Maintenant, il est dans l'attente de s'aller à Calama, et très convaincu du changement, "parce que tout se passe déjà à Calama. Nous allons y être bien ".
Son nom est Marcelo Acevedo Piérart, chef de Pharmacie de l'Hôpital du Cuivre de Codelco Nord. Venu de Conception il y a vingt ans, enraciné à la zone, bien qu'il reconnaisse que commence à apparaître la nostalgie de la pluie de sa région d'origine.Nous conversons avec lui, parce que ses points de vue sur différents aspects de la vie nous paraissent intéressants. Il a suivi la carrière de pharmacien chimique parce qu'il aime des sciences et a pensé que là il y avait une niche où il pourrait s'épanouir ainsi que l'enseignement, une de ses grandes vocations. Il a fait partie du corps académique à l'Université de Conception, dans le Département de Microbiologie, dans les débuts de sa carrière.Il passe une vie intense avec sa famille à Chuquicamata, composée par sa conjointe Maritza ; ses enfants Nastassja, 22 ans ; Javiera, 21 ; Barbara, 18 ; et Nicolás, 15, précisément le seul fils qui vit encore avec eux dans la maison de Villa Aukahuasi, puisqu'il suit l'enseignement moyen au le Collège Chuquicamata. Les trois mesdemoiselles sont à l'université. Racines: Sa mère était de descendance belge. Il est né à Conception et a effectué ses premières études dans cette même ville et ensuite à l'université penquista, où il a été reçu le diplome de Pharmacien Chimique.De ses années de collège, il a encore de bons souvenirs. "En ce temps, c'était un peu différent, parce que bien qu'il soit certain l'enseignement public est équivalent aux collèges privés".L'établissement où il a étudié, commente-t-il, a  toujours a été, évidemment, de grand prestige dans la région et son fondateur Enrique Molina, un des initiateurs de l'université. Il admet qu'étudiant il était un peu inquiet. Il aimait des sports en général, mais le football était son favori, bien qu'il se soit aussi consacré à l'aviron. Comme élève, "il était dans la moyenne. Il n'y avait pas beaucoup de concurrence comme maintenant ".Sa jeunesse a été agréable bien qu'il était timide, ce pourquoi il n'a pas eu beaucoup d'aventures. "Mais j'ai de bons souvenirs de cette époque". Sa situation de chef, il ne l'a pas exploitée tant, "il se préoccupait plus de les activités à l'air libre, du domaine". Politique: Il ne milite dans aucun parti, bien qu'il considère qu'en politique "on est allé par un chemin, ou il est mal interprété, produit, probablement, des responsables de rendre politique. Je crois que l'ancien politicien n'existe plus. Une personne simple, avec un esprit de service, et qui pouvait librement marcher par les rues sans aucun problème, je crois que cela a été perdu. La même chose arrive avec la tolérance des idées de l'autre, ça a aussi été perdu ".Nous avons la nostalgie de leurs débuts et permanence à Chuquicamata, où justement un de ces jours, le 14 juillet, il accomplit vingt années depuis qu'il a foulé cette Terre de Soleil et de Cuivre. Il pense rester ici "parce que ce que je fais me stimule et suis très reconnaissant à cette grande entreprise qui est Codelco". Chuquicamata signifie, pour lui, la formation d'une famille, pratiquement, "parce que nous sommes arrivés ici avec mon épouse et 2 bébés. Actuellement, nous avons quatre enfants et deux d'entre eux chuquicamatinos, sont nées dans l'hôpital glorieux Roy H Glover, qui est aujourd'hui fermé". Ils vivent depuis alors dans le minéral, et devoir partir le remplit de nostalgie, "parce qu'ici, en définitive, ceux qui y vivent à Chuquicamata y laissent beaucoup de leurs vies. Je crois que nous allons laisser tomber quelques larmes quand nous laisserons ce lieu "."Avec mon épouse, nous nous sommes mariés à Conception et ensuite avons pris la direction d'Iquique. Dans la Première Région nous sommes restés presque trois années et à cette occasion, j'ai postulé à une charge, appelée à concours qui paraissait dans le journal et je suis ici depuis vingt ans ".Quant à sa chère ville d'origine, il assure qu'elle est une des plus jolies du Chili, "parce qu'il a encore cet enchantement de peuple et de grande ville. On conjugue ces deux choses qui la rende agréable à vivre. Certains n'aiment pas beaucoup le climat parce qu'il pleut, mais il est agréable et la pluie nous manque. Nous voyageons vers le sud pour les vacances ".  "Maestrear": Indépendamment de son travail à l'Hôpital du Cuivre, il aime de reposer, mais comme hobbie sa grande passion est "de maestrear". Il explique qu'il a un atelier où il travaille le bois, en faisant des incursions dans les meubles et aussi dans la mécanique. Il s'occupe seulement de ses véhicules et "quand je vois que ça me dépasse, là je les porte au mécanicien".Avant d'adhérer au Syndicat de Surveillance du Cuivre, où il a pris part comme dirigeant, il a intégré l'Association Nationale de Surveillance, où il a découvert son intérêt pour le "gremialismo" et quand la possibilité s'est présentée de postuler au syndicat, il l'a fait, il voulait connaître ce travail et a été choisi. Il considère que l'expérience a été bonne, mais est une étape dans sa vie.Cet homme se définit comme libre penseur. "J'ai la liberté de choisir mes options tant spirituelles que politiques et philosophiques", bien qu'il ne prenne part d'aucune institution. IL se préoccupe beaucoup des événements de la vie quotidienne. Il dit que, de la même façon, peut-être ses connaissances le comparent à Don Quichotte. Par exemple, il assure compatir aujourd'hui à la jeunesse, dans la mesure où ils sont au milieu d'une concurrence interminable, et plus encore, le même environnement se charge de cela."Nous les faisons concurrencer à chaque moment. Je ne veux pas dire de cette façon que la concurrence est mauvaise, mais je crois que quand il n'y aura pas équilibre on tend aux extrémités, et ceux-ci sont toujours mauvais. Aux enfants, depuis qu'ils entrent au collège, nous leur mettons à concurrencer dans tout, avec une concurrence y compris exagérée. Il faut combattre, combattre. Étant donné que dans nos vies on a mis l'économie de libre marché. Nous lui avons donné maintenant tout par le Dieu marché ". Quand on le traite de Don Quichotte, il répond que "dans un certain aspect oui. En combattant pour des idéaux, pour un monde meilleur, pour une relation humaine plus fraternelle, où la communication est très importante alors que, curieusement, l'homme n'avait été jamais plus isolé que maintenant ".

El farmacéutico del Cobre

Una gran mujer

Maritza Pierart es su esposa. Ella nos habla muy bien de su compañero con quien ha compartido, prácticamente, toda su vida.

"Marcelo es un hombre tranquilo, muy buen padre. En casa se porta muy bien, no es mal genio, pero en general él está en su trabajo y yo en la casa".

No nos quiso contar de sus condiciones como artista, sin embargo apreciamos algunas obras por allí, que nos confesó don Marcelo son de ella.

Dijo, sin embargo, ser aficionada al palitroque (bowling), a los naipes y la computación. Tiene también muchas amigas en Chuquicamata, donde siempre asegura haber sido muy bien acogida. Ahora, está a la espera de irse a Calama, y muy convencida del cambio, "además porque ya todo pasa en Calama. Vamos a estar bien allá".

Su nombre es Marcelo Acevedo Pierart, jefe de Farmacia del Hospital del Cobre de Codelco Norte. Procedente de Concepción hace veinte años, arraigado a la zona, aunque reconoce que de repente surge la nostalgia por la lluvia de su tierra natal.

Conversamos con él, porque nos parecen interesantes sus puntos de vista sobre distintos aspectos de la vida.

Siguió la carrera de químico farmacéutico porque gusta de las ciencias y pensó que allí había un nicho donde podía desarrollarse. También le agrada mucho la docencia, una de sus grandes vocaciones.

De allí, que fue académico en la Universidad de Concepción, en el Departamento de Microbiología, en los inicios de su carrera.

Lleva una vida intensa junto a su familia en Chuquicamata, conformada por su esposa Maritza; sus hijos Nastassja, de 22 años; Javiera, de 21; Bárbara, de 18; y Nicolás, de 15, precisamente el único hijo que aún vive con ellos en la casa de la Villa Aukahuasi, ya que cursa la enseñanza media en el Colegio Chuquicamata. Las tres señoritas, están en la universidad.

 

Raíces

Su madre era de descendencia belga. El nació en Concepción y realizó sus primeros estudios en esa misma ciudad, en el Liceo Número Uno Enrique Molina Garmendia, y luego en la universidad penquista, donde se tituló como Químico Farmacéutico.

De sus años de colegio todavía tiene hermosos recuerdos. "En ese tiempo el Liceo Número Uno era un poco distinto, porque si bien es cierto era un colegio fiscal la enseñanza era pareja en relación a los colegios particulares".

El establecimiento al que asistió, comenta, siempre fue de alto prestigio en la zona y su fundador, por supuesto, Enrique Molina, uno de los iniciadores de la universidad.

Confiesa que en la época de estudiante era algo inquieto. Gustaba de los deportes en general, pero el fútbol era su favorito, aunque también se dedicó al remo. Como alumno, "era más o menos no más, más bien era del montón. Es que no había mucha competencia como ahora".

Su juventud la disfrutó, aunque era bien tímido, por lo que no tuvo muchas pololas. "Pero tengo bonitos recuerdos de esa época". En tanto, esa condición de líder no la explotó, "me preocupaba más de las actividades al aire libre, del campo".

 

Política

No milita en ningún partido, aunque considera que la política "se ha ido por un camino, o está siendo mal interpretada, producto, probablemente, de los responsables de hacer política. Creo que el político antiguo ya no se ve. Una persona sencilla, con espíritu de servicio, y que podía caminar libremente por las calles sin ningún problema, creo que eso se ha perdido. Lo mismo sucede con la tolerancia de las ideas del otro, también se ha perdido".

No podíamos dejar de pregúntale de sus inicios y permanencia en Chuquicamata, donde justamente por estos días, el 14 de julio, cumple veinte años desde que pisó esta Tierra de Sol y Cobre.

Piensa quedarse, "porque lo que hago me estimula y estoy muy agradecido de esta gran empresa que es Codelco".

Chuquicamata significa, para él, la formación de una familia, prácticamente, "porque llegamos aquí con mi señora, con dos guagüitas. Y hoy día tenemos cuatro y dos de ellos son chuquicamatinos, nacidos en el glorioso hospital Roy H. Glover, que hoy se encuentra sepultado".

Viven desde esos entonces en el mineral, y tener que dejar el campamento lo llena de nostalgia, "porque aquí, en definitiva, muchos de los que vivimos en Chuquicamata dejamos mucho de nuestras vidas. Creo que nos va a costar y que se nos van a caer algunas lágrimas cuando dejemos este lugar".

"Con mi señora nos casamos en Concepción y luego emprendimos rumbo a Iquique. En la Primera Región estuvimos casi tres años y en esa oportunidad postulé a un cargo, un llamado a concurso que aparecía en el diario, no recuerdo cuál, pero postulé y aquí estoy, hace veinte años".

En cuanto a su querida ciudad natal, asegura que es una de las más lindas de Chile, "porque todavía tiene ese encanto de pueblo y de gran ciudad. Se conjugan esas dos cosas que la hacen agradable para vivir. A algunos no les gusta mucho el clima porque llueve harto, pero es agradable y se echa de menos la lluvia. Nosotros cuando podemos viajamos al sur de vacaciones".

 

 

"Maestrear"

Aparte de sus labores en el Hospital del Cobre, gusta de descansar, pero como hobbie su gran pasión es "maestrear". Comenta que tiene un taller donde trabaja en madera, incursionando en la mueblería y también en la mecánica. Arregla solo sus vehículos y nada más cuando no tiene tiempo o simplemente "cuando ya veo que me quedó grande, ahí los llevo al mecánico".

Antes de ingresar al Sindicato de Supervisores del Cobre, donde participó como dirigente, integró la Asociación Nacional de Supervisores, donde descubrió su interés por el gremialismo y cuando se presentó la posibilidad de postular al sindicato lo hizo, quería conocer ese trabajo y salió elegido. Considera que la experiencia fue buena, pero una etapa que ya pasó en su vida.

Este hombre se define como libre pensador. "Tengo libertad para elegir mis opciones tanto espirituales como políticas y filosóficas", aunque no participa de ninguna institución.

Le preocupan mucho los acontecimientos de la vida cotidiana. Dice que, por lo mismo, tal vez sus conocidos lo comparan con El Quijote. Por ejemplo, asegura compadecer hoy a la juventud, por cuanto están en medio de una competencia interminable, y más todavía, el mismo entorno se encarga de ello.

"Los hacemos competir en cada momento. No quiero decir con ello que sea mala la competencia, pero creo que cuando no hay equilibrio se tiende a los extremos, y éstos siempre son malos. A los niños, desde que entran al colegio, los ponemos a competir en todo, con una competencia incluso exagerada. Hay que luchar, luchar. Como que en nuestras vidas se metió la economía de libre mercado. Le dimos todo ahora por el Dios mercado".

Al ser consultado si se siente un tanto Quijote, responde que "en cierto aspecto sí. En luchar por los ideales, por un mundo mejor, por una relación humana más fraterna, donde por cierto ustedes, en el trabajo que desarrollan, que son las comunicaciones, tienen una gran tarea. No sé si se habrán dado cuenta, pero estamos en la era de las comunicaciones y, curiosamente, pienso que nunca el hombre había estado más incomunicado que ahora".


La Estrella de Arica

 

12:05 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

17.be. COCO PIÉRART ROA

 

mosaico con bachelet 1 copie coco Piérart & Michelle Bachelet, Présidente de la république du chili

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                                                                                                                                    Coco à Mons (Belgique)

Son blog: http://cocopierart.blogspot.com/

Sur Youtube: http://youtube.com/watch?v=FJ0uv4D4tvc

 


 

EL SUR – 13/03/2007

Una experiencia fugaz y reconfortante

Pierart contó anécdotas de
la obra que finalizó Bachelet
El nombre de Coco Pierart ya es conocido en la escena artística local, de ahí que las autoridades del Servicio de Salud de Talcahuano no hayan dudado en llamarla ante una emergencia. En sólo dos días había que presentar una obra que adornara el frontis de las nuevas instalaciones del Hospital Higueras, las que serían inauguradas por autoridades.
     Junto a su hijo Vadim Strika preparó un boceto para un tríptico.
     “Lo hice más por amor al arte y porque era una buena vitrina que por el dinero”, comentó la artista, quien al llegar al lugar se dio cuenta que el espacio era vertical y debió replantear la obra.
     Pero a la hora de la ceremonia se encontró con una sorpresa aún mayor, la Presidenta Bachelet participaría colocando una pieza del mosaico. “Primero le tocó a Belisario Velasco a quien se le pegotearon los dedos y se limpió en mi overol, lo que nos dio mucha risa”, contó.
     “En el caso de Michelle, intentó limpiar la pieza pero yo le expliqué que era inútil porque venía de los escombros del antiguo Hospital, lo que tiene un valor simbólico y de reciclaje”.
     “Pese a lo apurado, quedó mejor de lo que había proyectado.
     Es una obra muy significativa”, finalizó la artista que hoy sigue trabajando en el resto del tríptico de grandes proporciones
 
 
Une expérience fugace et réconfortanteCoco Piérart a raconté des anecdotes sur l’œuvre finalisée par Madame BacheletLe nom de Coco Piérart est déjà bien connu dans le monde artistique local, il s'ensuit que les autorités du Service de santé de Talcahuano n'ont pas douté un instant en l’appelant devant une urgence. En seulement deux jours, il fallait présenter une oeuvre qui ornerait le fronton des nouvelles installations de l’hopital Higueras, qui seraient inaugurées par les autorités.
     Avec son fils Vadim Strika, elle a préparé un croquis pour un triptyque.
     « Je l’ai fait plus par amour de l'art et parce que c'était une bonne vitrine que pour l'argent », a-t-elle commenté, elle qui en arrivant sur les lieux s'est rendu compte que l'espace était vertical et a dû remettre en question l'oeuvre.
     Mais au moment de la cérémonie, il s'est trouvé avec une surprise encore plus grande, la Présidente Bachelet prendrait part en plaçant une pièce de la mosaïque. « Le Ministre Belisario Velasco y a touché ; il  a nettoyé ses doigts et a été nettoyé dans mon bol, ce qui nous a fait beaucoup  rire », a-t-elle raconté.
     « Dans le cas de Michelle, elle a essayé de nettoyer la pièce mais je lui ai expliqué qu'il était inutile parce qu'elle provenait des déchets de l'ancien hopital, ce qui a une valeur symbolique et de recyclage ».
     « En dépit de la rapidité, la réalisation est meilleure que le projet initial.
     L'artiste qui continue aujourd'hui à travailler sur le reste du triptyque de grandes proportions a affirmé que c’était une oeuvre très significative


EL SUR – 08/05/2004 ARTE Coco PierartPintora emprende travesía artísticaTres exposiciones en Europa proyecta artista, una de ellas en torno a musas de Neruda       Concepción muchas veces no apoya a sus artistas. Esta vez, tampoco la regla tendrá excepciones. La pintora Coco Pierart proyecta tres exposiciones en Europa y, claro, todo por cuenta propia. Pero será el turno de los penquistas, amigos y público, para romper la regla.
      Para poder financiar esta travesía artística, Coco Pierart realizará entre el viernes 14 y el domingo 16 una "venta taller" en la sala de exposiciones del Centro Calaucán (Aníbal Pinto con Argentina).
      -¿Cuáles son los planes?
      -Tengo tres exposiciones. El 10 de septiembre en Quaregnon, un pueblo de donde vienen mis ancestros en Bélgica. El 25 de septiembre en un café cerca de París. Y el 3 de octubre en la Embajada de Chile en Berlín, junto a Manfred Gripper, con quien expuse el año pasado en la Galería Montecatini.
      -¿Tienes alguna serie temática?
      -Para Berlín estoy investigando acerca de las mujeres de Neruda. Esa es más mi temática, desde Delia del Carril, su primera mujer con quien tuvo un hijo hidrocefálico. También estoy leyendo poemas, buscando información.
      -¿Tienes apoyo privado, de gobierno o instituciones?
      -No conseguí. Llevaré yo mis telas, porque nadie financiará enviarlas con bastidores.
      -¿Y de la embajada chilena?
      -Solo ponen la sala y las invitaciones. Me imagino que el pintor berlinés buscará algunos apoyos. Afortunadamente, me manejo con el francés y no tendré problemas en Francia o Bélgica. De hecho llegaré donde una amiga pintora y la idea es trabajar juntas un par de meses y hacer una exposición.
      -Quizá sea una pregunta ingenua, pero ¿y el Consejo Regional de Cultura?
      -Fui a la Dirac (dirección de cultura del ministerio de Relaciones Exteriores). Ellos hacen proyectos anuales, el plazo venció en octubre del año pasado y yo confirmé mis papeles en diciembre. Acá fui tres veces a hablar con Moira Délano (presidenta del Consejo Regional de Cultura), pero no la encontré y la verdad es que después me aburrí. Fui a la Embajada de Alemania en Santiago, también fui a la Embajada de Bélgica, quedaron de contestarme, pero no he tenido noticias.
      -Sola contra el mundo. En todo caso, siempre ha sido así ¿no?
      -Siempre he emprendido sola, con la ayuda de muchos amigos.
     
     De Bélgica con amor
     
      Con doble nacionalidad (chilena y belga), Coco Pierart espera retornar al pueblo natal de su abuela paterna, donde expondrá sus pinturas. "Mi abuela paterna vivía en Bélgica. Su primo que vivía en Chile fue a visitarla y se enamoraron. Vino la guerra, se escribieron durante años y cuando terminó el conflicto bélico se embarcó y se casaron en Chile. Mi hermana viajó hace un par de años a Bélgica, estuvo en ese pueblo, visitó la alcaldía y allí salió idea de exponer mis pinturas", reseña la pintora penquista. Con esta exposición, "en realidad espero reunir la plata. En este momento solo tengo el pasaje, pero confío en que los amigos estarán allí", comentó.

 


Expression : Coco Piérart crea un arte que distorciona la realidad por medio de una exagerada, vigorosa y visible pincelada y un fuerte color, con el fin de expresar sus ideas y emociones. El artista chileno está más interesado en la espontaneidad de la sensación que en las reglas académicas formales. Esto le permite innovar tratando el espacio de una manera arbitraria, creando personajes caricaturescos arbitrarios chistosos.Curriculum vitae :Nacido en Chile (24/06/1957). Es Licenciado en Arte (Universidad de Concepción, Chile). También ha estudiado Grabado, Xilografía, Batik y Cerámica.Expositions  individuelles:1993 Instituto Chileno Británico de Cultura, Concepción. Instituto Chileno Alemán de Cultura, Concepción.1994 Instituto Chileno Norteamericano de Cultura, Concepción. Centro de Extensión Victoria, Universidad del Maule, Talca.1995 Sala I Municipalidad de Concepción, "Pinturas y Cerámicas".1996 Instituto Chileno Alemán de Cultura, Concepción. 1997 Instituto Chileno Norteamericano de Cultura, Concepción. Sala Cecum, Tomé, Aniversario de la Ilustre Municipalidad.1999 Sala Lessing, Instituto Chileno Alemán de Cultura, "Pinturas y Dibujos intervenidos en computador", Pucón, Hotel Huincahue.
2000 Galería Montecatini, Concepción.
Expositions collectives :1990 Instituto Chileno Británico de Cultura, Concepción. Colectiva Sala Andes, Concepción. 1993 Colectiva Apech, Sala Ilustre Municipalidad de Concepción."Doce Pintoras Penquistas", Sala Tome.1995 "La Figura Humana", Galería Sainte Vierge, Instituto Diego Portales, Concepción.1996 "Plástica VIII Región", Exposición Colectiva, Congreso de Valparaíso. Muestra organizada por Montecatini , galería de arte."Plástica frente al mar", Muestra Colectiva, La Serena."Día Internacional de la Mujer" Sala Universitaria, Concepción."El animal, lo domado y lo salvaje", Sal I, Municipalidad de Concepción. 1997 Colectiva Mujeres Apec, I Municipalidad de Talcahuano. Invitada a Colectiva "25 años Depto. De Artes Plásticas", Pinacoteca Universidad de Concepción.1999 Colectiva Día Internacional de la Mujer "Eres Mujer y eres Arte", Sala Universitaria, Concepción.Colectiva Sala Andes, Concepción . 1993 Colectiva Apech, Sala Ilustre Municipalidad de Concepción .. "Doce Pintoras Penquistas", Sala Tome.1995 "La Figura Humana", Galería Sainte Vierge, Instituto Diego Portales, Concepción . 1996 "Plástica VIII Región", Exposición Colectiva, Congreso de Valparaíso. Muestra organizada por Montecatini , galería de arte. "Plástica frente al mar", Muestra Colectiva, La Serena. "Día Internacional de la Mujer" Sala Universitaria, Concepción "El animal, lo domado y lo salvaje", Sal I, Municipalidad de Concepción . 1997 Colectiva Mujeres Apec, I Municipalidad de Talcahuano. Invitada a Colectiva "25 años Depto. De Artes Plásticas", Pinacoteca Universidad de Concepción . 1999 Colectiva Día Internacional de la Mujer "Eres Mujer y eres Arte", Sala Universitaria, ConcepciónPrix :1992 Seleccionada Concurso "Nuevos Talentos", Instituto Chileno alemán de Cultura, Concepción. 1993 Primer Premio, "Pintando In Situ", Concurso Hualpén.
Seleccionada IV Expoarte, Talca.
Seleccionada Museo de Arte Moderno MAM, Chiloé. 1994 Seleccionada V Concurso Expoarte, Talca. Seleccionada Concurso Llacolén, Concepción.1995 Primer Premio Expoarte, Talca.1996 Segundo Premio Concurso "Mall en Primavera", pintando In Situ, Plaza del Trébol, Talcahuano.Seleccionada Concurso "Una Ciudad en Movimiento", I Municipalidad de Concepción.

1998 Seleccionada Concurso "Valdivia y su Río", pintando In Situ, Valdivia.

Erotismo, ironía y juego - Coco Piérart expone pinturas recientes en la Casa del Arte (journal « el sur » 08/11/2001)La palabra casual es clave en la exposición de Coco Piérart. Se encontró con los materiales, con el soporte, con algunos temas, con ciertas palabras. Y la comunión de esos encuentros e ideas azarosas las articuló en "Ciclo, ciclón, ciclamor, ciclatón, biciclo". Quizás falte otro "ciclo", pero ya da la idea del juego, de la seducción, del humor de sus pinturas recientes.La pintora penquista retomó el pincel (óleos y acrílicos) para dar vida a la exposición que inaugura hoy, a las 19.30 horas, y por primera vez en la Casa del Arte."Es un ciclo, yo soy un ciclón, el biciclo es mi medio de transporte y está presente en la muestra, ciclamor son las florcitas que aparecen en una pintura, ciclatón es la capa medieval de esa adolescente... Y así, por una composición de palabras fui armando la temática", explicó.Tampoco está ausente la insinuación erótica, en especial en una serie en pequeño formato que evoca la intimidad adolescente. Algo así como el despertar sexual, entre la inocencia y la seducción, mantiene la tensión de estas obras. "El formato también es casual. Me regalaron los cartones y me entusiasmé", acota.En la muestra aparece también la nostalgia. Sillones, jarrones y flores recuerdan la sencillez y ausencia del hogar. Una gama reducida de color destaca en sus composiciones. "Sólo uso colores primarios" precisa, y como novedad "ahora he usado el dorado en algunos cuadros porque un amigo me regaló un tubo". 

11:19 Écrit par Michel Pi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |